‹ Action du Cobalt sur l’Organisme des VertébrésChapitre 12 sur 28 · RE; RACE · texte numérisé non relu

RE; RACE

STUART pense alors à une action sur le système nerveux, Car s’il coupe une sciatique, par exemple, il n’y a pas de mouvements spontanés dans les muscles correspondants. Il conclut pour finir que le cobalt provoque simplement une excitation du système nerveux. Cette assertion est gratuite et c’est CoPppoLA (9) qui a fait les expériences décisives. Il recherche l’action sur les muscles striés et sur les terminaisons nerveuses périphériques en étudiant un muscle gastrocnémien avec son nerf isolé. D’un côté, c’est le nerf, de l’autre le muscle qui baignent dans une solution de CoCE à 2,5 %. Au bout d’un quart d'heure, le nerf transmet encore son excitation au muscle qui répond. En trois quarts d'heure, le nerf ne peut plus exciter le muscle, quoique ce dernier soit encore directement excitable avec un fort courant électrique. Le nerf transmet encore lui-même son excitation; le pont est donc coupé entre le muscle et son nerf.

CoPrpoLA conclut en disant que le cobalt agit sur la plaque de Rouget et rend intransmissible l’excitation nerveuse au muscle. C’est la chronaxie expliquée avant la lettre. Nous nous réservons de publier prochainement une note sur les modifications chronaxiques déclenchées par le cobalt, mais l’auteur italien a droit à notre admiration pour avoir si bien démontré l’action curarisante du métal. Bock (11) a aussi parlé des effets curarisanis du cobalt administré sous forme d’un composé aminé-chloré. -

Les actions du cobalt sur le système nerveux semblent donc bien pouvoir se résumer en ceci: action hypnotique primordiale qui masque l’apparition plus tardive des phénomènes de curarisation.

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