‹ Action du cyanure de potassium sur le sulfate de cuivre ammoniacal et son application au dosage de l'acide cyanhydrique et du cuivreChapitre 28 sur 57 · NUE · texte numérisé non relu

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Dans la première phase de la réaction, il se dégage un gaz d’odeur vive et pénétrante, rappelant les amandes amères : c’est du cyanogène. Dans la seconde phase de la réaction, l’acide sulfurique décompose le cyanure cuivroso-cuivrique pour donner du cyanure cuivreux qui se précipite, et de l’acide cyanhydrique dont une partie reste en solution et dont l’autre se

dégage, en même temps qu'il se reforme du sulfate de cuivre (:).

3) Si la solution de cyanure de potassium est très concentrée par rapport à celle de sulfate de cuivre, le précipité jaune verdâtre de cyanure cuivroso-cuivrique, très soluble dans le cyanure de potassium, s’y dissout au fur et à mesure de sa formation. Il faut avoir soin de verser une nouvelle quantité de sulfate de cuivre et on retombe dans la deuxième catégorie envisagée précédemment : le précipité apparaît alors d’une façon stable et permanente.

Pour se mettre dans les conditions les plus favorables à la réaction, il faut donc faire en sorte qu'il y ail un excès de cuivre pour pouvoir précipiter tout le cyanure mis en expérience.

J'ai souvent opéré d’une manière un peu différente — que je trouve plus rationnelle — en intervertissant l'ordre de la réaction :

« Traiter 1 cm’ de solution de sulfate cuivrique par la quantité de potasse ou de soude suffisante pour que l’'oxyde de cuivre commence à se précipiter; ajouter alors seulement quelques gouttes de cyanure de potassium, puis l’acide sulfurique dilué. »

(1) Durau, C. R., t. XXXVI, p. 1099, ann. 1853.

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