‹ Action du cyanure de potassium sur le sulfate de cuivre ammoniacal et son application au dosage de l'acide cyanhydrique et du cuivreChapitre 29 sur 57 · LE HT SR · texte numérisé non relu

LE HT SR

Tout se passe comme dans la Réaction de LASSAIGNE : on obtient finalement un précipité blanc caséeux ou un louche, suivant la quantité de cyanure mise en expérience. La sensibilité du procédé n’a pas varié; mais cette méthode offre l'avantage d’opérer sur quelques gouttes seulement d’une solution de cyanure.

Bien entendu, ces deux réactions ne s'appliquent qu'aux recherches qualitatives des cyanures et pas à celles du cuivre.

Analyse du précipité blanc formé dans la Réaction de Lassaigne

J’ai préparé une assez grande quantité de cyanure blanc qui se précipite dans la Réaction de Lassaigne, en me conformant exactement à la technique indiquée par l’auteur.

J'ai opéré sur des solutions de sulfate de cuivre chimiquement pur renfermant 10 °/, de So“Cu, 5H°0, et sur des solutions de cyanure de potassium chimiquement pur également, renfermant 5 °/, KCy. La solution de potasse ou de soude utilisée était à 10 °/, et l'acide pur dilué à 1/5.

Le précipité blanc caseux obtenu a été recueilli sur un filtre sans plis et lavé abondamment à l’eau disüllée jusqu’à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus par le chlorure de baryum. Il a été ensuite essoré sur des plaques poreuses puis desséché à l’étuve à 45°-50°.

Une partie de ce précipité a servi au dosage du cuivre, une autre partie au dosage de lacide cyanhydrique ; une dernière portion enfin m'a servi à étudier les propriétés physiques et chimiques particulières à ce sel de cuivre.

A) Dosage du cuivre

J'ai d’abord essayé de doser le cuivre à l’état de bioxyde par calcination du sel au rouge-vif dans une capsule de quartz. Ce procédé, simple en apparence, m'a donné de médiocres résultats, des chiffres très variables et très différents : j'avais toujours, en effet, une quantité plus ou moins grande d'oxyde cuivrique mélangée à du cuivre métallique. Il m’a fallu l’abandonner.

J'ai alors essayé de précipiter le cuivre de sa solution par la potasse ou la soude; mais il s'agissait avant tout de trouver à ce cyanure de cuivre un dissolvant approprié. J'ai éprouvé à ce sujet quelques difficultés : en effet, il est absolument insoluble dans l’eau, très difficilement soluble dans l'acide sulfurique pur ou dilué même à chaud (la solution était très faiblement colorée en bleu, caractéristique des sels cuivriques, — So*Cu —, car le cyanure avait été à peine attaqué).

J'aurais pu avoir recours à l’ammoniaque comme dissolvant (puisque l’oxyde de cuivre peut aussi être précipité d’une solution ammoniacale par la potasse ou la soude), mais le cyanure en question s’y dissout très lentement et en très faible quantité, de sorte qu'il m'aurait fallu en employer des quantités considérables. La solution obtenue est inco'ore, mais elle ne tarde pas à bleuir au contact de Pair.

Le sel à analyser est assez soluble dans le cyanure de potassium et dans les cyanures alcalins en général pour donner des sels doubles cristallisables, mais la dissolution obtenue ne précipite plus par la potasse ni par la soude. Comme nous l’avons vu au chapitre précédent, les propriétés du cuivre sont masquées.

J'ai ensuite essayé l’action de l'acide chlorhydrique à chaud. Le sel s’y est dissous, mais, contrairement à

CYANURES A

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