‹ Action du cyanure de potassium sur le sulfate de cuivre ammoniacal et son application au dosage de l'acide cyanhydrique et du cuivreChapitre 30 sur 57 · SU) ME · texte numérisé non relu

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ce que l’on aurait pu supposer, il ne s’est pas dégagé d’acide cyanhydrique, facilement reconnaissable à son odeur caractéristique. La solution s’est foncée peu à peu pour devenir finalement brun verdâtre. Je l'ai évaporée au bain-marie, repris le résidu par Peau disüllée, puis traité par la potasse à la température de l’ébullition. /{ ne s’est pas précipité d'hydrate de cuivre, mais un sel blanc qui n’était autre chose que le sel dont J'étais part : il n (a avait pas eu à proprement parler de combinaison, mais une simple dissolution détruite par la potasse et même par Peau.

C’est l’acide nitrique qui m'a donné les meilleurs résultats et que j'ai toujours employé avec succès dans les dosages de cuivre qui vont suivre.

Si l’on traite le cyanure de cuivre à analyser par de l'acide nitrique pur ou légèrement étendu, et à chaud, il se dégage immédiatement de l’oxyde azotique qui, au contact de l’oxygène de l’air, donne des vapeurs rutilantes de peroxyde d’azote. Tout le cuivre du cyanure est ainsi transformé en azotate de cuivre qui colore la liqueur en bleu, en même temps qu'il se dégage des quantités appréciables d'acide cyanhydrique, reconnaissable à son odeur caractéristique. Il ne reste plus alors qu’à précipiter le cuivre de sa solution par la potasse. ou la soude, à la température de l’ébullition, suivant le procédé classique.

0,50 de sel, exactement pesés, ont été traités à une douce chaleur par la quantité d’acide nitrique dilué nécessaire pour les décomposer. La solution a été ensuite évaporée au bain-marie, le résidu repris par l’eau distillée, de nouveau évaporé et repris par l’eau à plusieurs reprises différentes. Finalement, le volume a été amené à 100 cm’.

50 cm de cette solution (correspondant à 05,25 de sel) ont été portés à une température voisine de l’ébullition dans une grande capsule en porcelaine, puis

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additionnés d’une solution étendue de soude jusqu’à précipitation complète, en évitant toutefois un excès de réactif. Après avoir maintenu l’ébullition pendant dix minutes environ, la solution a été abandonnée au refroidissement; le précipité noir d'oxyde de cuivre s’est alors déposé lentement. Après décantation et lavages prolongés à l’eau distiilée pour le débarrasser de l’excès de soude qu’il pourrait contenir, il a été jeté sur un filtre sans plis et lavé plusieurs fois à l’eau chaude. Il a été ensuite porté à l’étuve à 100° pour le dessécher entièrement, puis calciné dans une capsule en quartz suivant les méthodes habituelles, en ayant soin d’oxyder avec quelques gouttes d'acide nitrique le cuivre qui aurait été réduit.

Finalement, il a été pesé après avoir été refroidi sous le dessiccateur à acide sulfurique.

Le poids d'oxyde de cuivre trouvé a été de 05,222.

50 cm’ solution — 0%,25 cyanure de cuivre = 0,222 CuO.

1 gr cyanure de cuivre — 0,222 X/4—0,888 CuO.

Soit 0,888 <0,798.7 —05%,70g.2 Ou.

100 gr cyanure — 705,92 Cu.

Le cyanure de cuivre soumis à l'analyse renfermait donc 70:,92 °}, de cuivre.

(Les 5o autres centimètres cubes de solution cuprique ont servi à contrôler les résultats de cette analyse qui ont été trouvés parfaitement concordants.)

(Tous les détails donnés précédemment ont leur importance, car, si tout l’acide nitrique n’est pas entièrement éliminé par plusieurs lavages et évaporations successives, sous l'influence de la potasse ou de la soude, il peut se reformer une petite quantité de cyanure de cuivre qui fausserait le dosage : son poids

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