‹ Action Hypoglycémiante de l’insuline chez le chienChapitre 36 sur 54 · DES · texte numérisé non relu

DES

intense à marche rapide, enserrant les lobules dune épaisse capsule fibreuse et les morcelant en territoire plus ou moins étendu (coupe n° 1) mais aussi d’une sclérose intra-lobulaire extrêmement active, se manifestant par une

Coupe No 2

Coupe N° 2. — Chien No 27.

Sclérose intra-lobulaire et péri-lobulaire du greffon pancréatique. Méthode de Bielchowsky.Gr.=—2#0 D,

On voit une épaisse bande fibreuse péri-lobulaire et une intense prolifération fibrillaire intra-lobulaire encerclant et morcelant les acini-pancréatiques.

vigoureuse prolifération diffuse du tissu conjonctif interacineux, comme le montrent, en particulier, des méthodes appropriées d’imprégnation argentique (Coupe 2). En outre, tous les acini accusent des lésions graves : diminution de volume, dislocation, pycnose nucléaire, homogénisation du cytoplasme qui devient uniformément acidophile, dispari-

tion ou condensation en masses sidérophiles empâtées des chondriosomes.

Des lésions du même ordre s’observent au niveau des îlots de Langerhans qui présentent des altérations dégénératives des cellules endocrines et des phénomènes de sclérose péri-insulaire et intra-insulaire (coupe n°3).

Coupe No 3

Coupe No 3. — Chien No 27.

Même pièce. Même méthode. Gr.—240 D.

Phénomènes très actifs de sclérose périinsulaire et intra-insulaire au niveau d’un volumineux îlot de Langerhans situé au voisinage d’une bande fibreuse péri-lobulaire et reconnaissable à sa forme régulièrement sphérique.

Une notable partie de la greffe a donc disparu entrainant dans sa ruine le parenchyme endocrine correspondant. Dans les régions incomplètement dégénérées, la gravité de la sclérose intra-lobulaire, à laquelle participent les îlots, compromet la vie et le fonctionnement de ceux de ces organes encore incomplètement liquidés; et tout cela suffit à

expliquer l'insuffisance fonctionnelle précocement réalisée de ce transplant. Les autres organes sont normaux, à l’exception du foie qui présente une curieuse infiltration graisseuse des cellules de Kupfer, sur laquelle nous ne pouvons insister sans sortir de notre sujet.

Il résulte en somme de cette expérience, qu'il a suffi d’un greffon actif de quelques centimètres de longueur, pour empêcher la production du diabète durant quelque temps et conserver à l’action hypoglycémiante de l'insuline ses caractères normaux. Mais le greffon ayant progressivement dégénéré, l’animal présenta, vers le quarantième jour, un diabète analogue à ceux constatés après pancréatectomie totale, et l'épreuve d'hypoglycémie insulinique donna alors des résultats tout à fait analogues à ceux que l’on observe dans ce dernier cas.

Page 1