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Retenons cependant que Hofmeister (18) en examinant le gonflement de la gélatine en présence de différents sels alcalins avait constaté une différence d’imbibition suivant l’anion considéré et établi que les ‘sels s’ordonnent d’après leur activité décroissante suivant l’ordre ci-après : sulfocyanure > iodure > chlorate > nitrate > chlorure > acétate — sulfate > citrate, tartrate. |
Von Kuthy (26) étudia le gonflement de la gélatine sous l'influence de divers sels de sodium et donna la série suivante: Phénylpropionate > benzoate > phénylacétate > cinnamylate = nitrate < benzosulfonate > capronate > nitrite > chlorure > valérianate > butyrate > propionate > formiate > acétate > sulfate = tartrate > citrate.
Abelin (1) admet un parallélisme absolu entre la tension superficielle des substances narcotiques et le degré du gonflement qu’elles provoquent sur la gélatine. Ces faits ont d’ailleurs été contestés pour la morphine par Kopaczewski (24).
Les essais de J. Régnier, À. Quevauviller et de J. Guénin surtout ont été faits sur divers gels d’origine variable : gels inertes d’origine végétale ou animale : laminaire, boyau, gélatine, fibrine ; gels vivants : nerf, muscle strié, et portent plus particulièrement sur l’action des différents sels de paraaminobenzoyldiéthylaminoéthanol.
La mesure du gonflement du gel adoptée consiste soit dans | l'appréciation de l’augmentation du poids du gel après un temps d’imprégnation déterminé, généralement 24 heures, soit dans l’appréciation de l’augmentation maximum possible de ce gel. Cette dernière méthode présente un inconvénient pour la gélatine qui s’hydrolyse légèrement et devient très difficile à séparer et à essuyer au bout d’un certain temps. Le taux du gonflement est exprimé par l’augmentation du poids de gel rapportée à 100 grammes de substance initiale.
J. Guénin étudie d’abord les causes d’erreur dans les mesures et montre que le gonflement augmente en fonction de la concentration des solutions et en fonction de la tempéra-
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M V ture. Le pH n’apporte que peu de modifications sur le gonflement de la gélatine ou de la fibrine et ces modifications
sont irrégulières. Toutefois, les minima se situent aux en-
virons de pH 5,60 et de pH 8 et les mesures à un pH 1, 2 ou 3 sont délicates en raison de l’hydrolyse acide de la gélatine. Pour éviter les erreurs, les essais ont été effectués dans des conditions aussi identiques que possible, conditions de temps, de température, de pH et de matériel.
Nous donnons ici les résultâts obtenus avec la gélatine, le nerf et le muscle. Les résultats obtenus avec la fibrine ét le boyau sont de même ordre mais ont une netteté moindre.
Les sels de paraaminobenzoyldiéthylaminoéthanol utilisés au cours des essais sont : chlorhydrate, isobutyrate, salicylate, campholate, sébaçate, benzoate, phénylpropionate, citrate.
$ 1. AUGMENTATION DE POIDS DE PLAQUES DE GÉLATINE APRÈS 24 HEURES D'IMMERSION DANS DES SOLUTIONS M/6