EN BASE
. La concentration M/3 avait été essayée, mais pour des raisons de solubilité et de concentration des solutions, elle fut abandonnée au profit de la solution M/6 qui ne présente pas ces inconvénients.
Les résultats obtenus montrent que :
— Tous les sels augmentent, par rapport à l’eau distillée, Pimbibition du bloc de gélatine. Dans tous les cas, avec ou sans addition de l’acide correspondant, avant et après stérilisation, les sels s’ordonnent dans le même ordre : phéñylpropionate > benzoate > chorhydrate > salicylate > citrate > isobutyrate.
En outre, des essais de vitesse de gonflement permettent également de montrer la supériorité du phénylpropionate par rapport au salicylate et au chlorhydrate. Il faut cepen-
ee
dant remarquer que l’isobutyrate et le salicylate quipossèdent une action anesthésique assez élevée sur la cornée du lapin ont, sur le gonflement de la gélatine, une action moins favorable que le chlorhydrate.
$ 2. AUGMENTATION DE POIDS DU NERF SCIATIQUE DE RANA ESCULENTA APRÈS 24 HEURES D'IMMERSION DANS LES SOLUTIONS M/6 EN BASE.
Les résultats les plus intéressants ont été obtenus avec les solutions amenées à un pH commun égal à 5,4.
Sali- Chlor- | Phényl- B - enzoate cylate hydr. | propion.
Eau E bide, Citrate |Isobutyr.
Gonflement 48
Ils permettent le classement suivant : Benzoate = phénylpropionate > chlorhydrate > salicylate > ere > citrate.
On constate un léger déplacement du citrate et du benzoate; cette variation ne change en rien la place qu'ils occupent par rapport au chlorhydrate.
$ 3. AUGMENTATION DE POIDS DES MUSCLES STRIÉS DE RANA ESCULENTA IMMERGÉS DANS LES SOLUTIONS DES DIFFÉRENTS SELS DE PARAAMINOBENZOYLDIÉTHYLAMINOÉTHANOL.
Les mesures effectuées ici ont pour but de déterminer limbibition maxima du tissu musculaire et non de déterminer le gonflement produit par un séjour de 24 heures dans la solution envisagée comme dans les expériences précédentes.
NEA ES
La cause de la différence de technique tient dans les conclusions de travaux de divers auteurs tels que Flechter (12) Laugier et Bénard (27), Wesseberge (107), Violle et Dufourt (106), Dastugue (9) qui ont montré que le muscle, plongé dans l’eau distillée subit, dans une première phase, une imbibition qui se traduit par une augmentation de son poids, puis, dans une deuxième phase, une désimbibition relative traduite par une tendance du muscle à revenir à son poids initial. J. Régnier et A. Quevauviller (67, 68) ont montré que le même phénomène se produit dans des solutions aqueuses d’anesthésiques locaux et que la régularité de variation des gonflements maxima. en fonction des concentrations permet de ne plus tenir compte du facteur temps.
Ces mêmes auteurs avaient constaté en même temps que
l'imbibition est d’autant plus faible que la concentration en
anesthésique est plus forte et 1ls avaient pu classer par cette méthode les chlorhydrates de divers bases anesthésiques
locales.
J. Guénin a repris la technique de ces deux auteurs qui consiste à plonger le muscle dans le liquide à étudier, àle peser après un temps déterminé après séchage rapide, puis à le replonger à nouveau et recommencer la pesée au bout d’ün autre temps défini. Lés erreurs minima sont obtenus en utilisant pour une même mesure les muscles du même animal.
J. Guénin à mesuré ainsi les gonflements maxima des muscles en comparant, d’une part, l’action de la solution à étudier, d’autre part, l’action d’une solution de Novocaïne. Les pH compris entre 4,7 et 7 n’ont pas grande influence sur le gonflement, et l’ajustement à un pH déterminé a été abandonné pour éviter les variations des tensions superficielles des liquides.
Les résultats obtenus dans ces conditions sont rassemblés ci-dessous
Concen- |Poids tration VA moléc. en
en base | base
Benzoate Isobutyr.
Chlorhyür.
Salicylate
S | = > + £ e | £ Le] er N-
[er] (es)
| Chlorhydr.
De ce tableau on peut conclure :
1) Comme nous l’avons déjà dit précédemment, le gonflement est d'autant plus fort qu’il y a moins de base.
2) En considérant la concentration en base M/5, voisine de la concentration M/6 utilisée au cours des expériences précédentes sur la gélatine et le nerf, on peut également classer les sels en deux groupes par rapport au chlorhydrate.
Sels donnant un gonflement supérieur à celui que donne le chlorhydrate : isobutyrate, phénylpropionate, benzoate. Sel donnant un gonflement inférieur à celui que donnele chlorhydrate : citrate.
3) À la concentration M/25, voisine de celle qui était utilisée dans l’étude de l’action sur la cornée du lapin, les diftérences sont très atténuées.
Le phénylpropionate, le benzoate, l’isobutyrate provoquent un gonflement supérieur à celui qui est dû au chlorhydrate. Le citrate a une action égale et le salicylate donne un gonflement moindre.
4) À une concentration M/100, les différences sont encore moins accusées, tous les sels, à part le benzoate, semblant même inférieurs au chlorhydrate.
La comparaison entre eux des résultats donnés par les divers tests pour les solutions à concentration sensiblement égale (M/5 ou M/6) est intéressante et on peut déduire que :