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pionate. 3,99 d’isoeugénol, 3,33 de menthol, pour les besoins de l’oto-rhino-laryngologie. LS
b) Pour l'isobutyrate de paraaminobenzoyldiéthylaminoéthanol : des solutions aqueuses à 5 % pour les anesthésies oculaires.
Signalons que ces solutions ont une teneur en base anesthésique équivalente à seulement 29 4 de celle qu’ont les solutions de novocaïne ordinaire de même titre en sel.
Signalons, en outre, que dans bien des cas, les résultats sont difficiles à mettre très nettement en évidence en raison du fait que, souvent, l’anesthésique local est utilisé très largement, à des doses très supérieures à celles qui seraient strictement nécessaires pour obtenir l'effet recherché.
Les essais cliniques ont été exposés dans une publication de la Société d’Anesthésie (83) et nous relatons ici les principaux résultats rapportés par les divers Professeurs et Médecins, Chefs de service.
Observation de M. Perir-Duraïzzis : Emploi des solutions de phénylpropionate 8 de paraaminobenzoyldiéthylamimoéthanol.
« J’ai essayé, en particulier en chirurgie nerveuse, les deux solutions de mon collègue et ami M. Régnier : la solution faible et la solution forte.
« Pour ce qui est de la solution faible, je dois reconnaître qu’elle ne semble pas présenter un gros avantage pour nous sur les solutions de novocaïne. Je dirais même que nous demandons, nous, en neuro-chirurgie, une anesthésie régionale qui puisse durer longtemps, et c’est un des inconvénients de cette solution faible que propose M. Régmer, de donner une anesthésie moins prolongée que la novocaïne ordinaire.
« Par contre, je crois qu’il est d’un gros intérêt pour nous de connaître les solutions fortes. Il y a, en effet, deux cir-
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constances où 1l est très important, en ce qui nous concerne, d’avoir sous la main des solutions fortes agissant par contact, dont l’action soit prolongée, surtout quand on opère sur la moelle épinière, ou dans les interventions pour névralgie fas ciale par voie temporale, spécialement chez les individus âgés. L'opération sous anesthésie régionale donne dans ce cas des suites incontestablement plus simples qu'avec l’anesthésie générale.
€ Pour ce qui est des tumeurs de la moelle, j’ai pu opérer, grâce à l’anesthésique que nous a indiqué M. Régnier, des tumeurs situées en pleine région cervicale. Dans quatre cas où la véritable rachianesthésie présentait un réel danger pour les malades, j’ai pu ainsi opérer avec cet anesthésique en toute sécurité. C’est là pour nous un très gros avantage, car jamais avec une solution de novocaïne ordinaire, je n'aurais pu le faire. Dans ces cas, J’ai pu intervenir en toute sécurité pour des tumeurs de la moelle, sans aucune espèce d’inconvénients du côté du bulbe, sans aucune réaction : c’est donc là un réel progrès.
« J’ajouterai encore que j'ai pu également faire une cordotomie cervicale haute, c’est-à-dire portant sur le premier segment cervical, au contact même du bulbe, en anesthésiant localement avec un tampon imbibé de solution à 5 % du produit de M. Régnier. Le malade n’a présenté aucune réaction et je n’ai pas observé le moindre inconvénient,
« De même, pour la névralgie du trijumeau, quand on opère par voie temporale et qu’il est nécessaire d'intervenir sous anesthésie régionale, il faut avoir un anesthésique concentré qu’on applique localement, grâce à un tampon placé au contact de la dure-mère et du nerf au moment où l’on arrive sur le nerf maxillaire inférieur et sur le ganglion, et aussi au moment où l’on sectionne la racine. Il est absolument indispensable dans ce cas de pouvoir anesthésier directement cette racine ; or, on est là dans l’espace sous-arachnoïdien, au contact du plancher du 3€ ventricule et on a