‹ Action Pharmacodynamique Variable des Sels d'Alcaloïdes Suivant la Nature de l'Acide SalifiantChapitre 28 sur 35 · ORALE · texte numérisé non relu

ORALE

fut pusillanime, l'opération put être conduite sans aucune souffrance et sans aucun malaise. En effet, avec la solution de M. Régnier, je n’ai jamais observé n1 tendances syncopales, ni sueurs profuses.

« Je veux insister sur quelques points :

«19 La moindre quantité de la substance anesthésiante nécessaire pour obtenir une analgésie complète.

« 20 L’absence de réaction locale au niveau des tissus infiltrés, en particulier, l’intégrité des bords de la suture cutanée. On sait combien fréquemment on observe après l'injection intra-dermique d’une substance analgésiante, une petite tendance à la nécrose superficielle des deux lèvres de la plaie au niveau de la ligne de suture. C’est une des raisons qui m'avait fait autrefois abandonner, en particulier dans les appendicites à froid, l’anesthésie locale, parce que j’obtenais trop souvent une cicatrice plus apparente et plus disgracieuse.

«€ En un mot, la solution apportée aujourd’hui par M. Régnier est celle à qui je donne désormais la préférence ».

Observation de M. Boucugr : Emploi des solutions de phénylpropionate de paraaminobenzoyldiéthylaminoéthanol.

« J'utilise depuis plus d’un an à l’hôpital Ambroise Paré, la solution anesthésique du pharmacien-chef, M. Régnier. J’ai essayé des solutions de titre très divers pour m’arrêter à deux solutions, celle à 15 %, celle à 25 %,. La solution à 15 % remplace la cocaïne à 5 %, la solution à 25 %, remplace la cocaïne à 10 %. Au point de vue anesthésique, il n’y a pas de grande différence d’action entre ces deux produits, toutefois, l’anesthésique de Régnier agit plus rapidement et faiblit plus rapidement. Si l’on désire une action constrictive, on doit ajouter à la solution quelques gouttes d’adrénaline.

€ Deux points particuliers me paraissent à signaler : l’utilisation de ces solutions anesthésiantes dans la broncho-

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œsophagoscopie, d’une part, d’autre part, son utilisation sous la forme d’un liquide comparable au liquide de Bonain.

« Pour la broncho-œæsophagoscopie, je me sers de la solution à 15 %, je l'utilise suivant la technique décrite par Hicguet, c’est-à-dire malade assis, tête renversée en arrière tenant lui-même sa langue fortement attirée en dehors. On verse la solution dans l’une des fosses nasales, 5 ou 6 gouttes à la fois pour débuter, 1/2 cc. à la fin quand le réflexe tussigène du larynx semble s’apaiser. La quantité de solution à instiller de cette façon atteint 6 à 8 cc. L’anesthésie est bonne et je n’ai pas observé d'incidents. La solution de Régnier constitue ici un progrès, car les solutions de cocaïne dont je me servais auparavant devaient être contrôlées de très près et constituaient malgré tout une menace ennuyeuse, On peut, au contraire, utiliser la solution de Régnier à 15 % sans être obligé de vérifier constamment là quantité dont on s’est déjà servi.

« Le mélange de Bonain nous est souvent extrêmement précieux (paracentèse du tympan, ponction du sinus maxillaire), mais constitue un produit extrêmement toxique puisqu'il contient à parties égales : cocaïne, menthol et phénol. Avec lui on a souvent de petits malaises, tendance syncopale, nausées. Régnier a réalisé un produit analogue au Bonain, sirupeux, adhérant bien, d’un très gros pouvoir anesthésiant, qui permet les diverses manœuvres exécutées auparavant avec le Bonain. Cette utilisation spéciale me paraît devoir être retenue, car elle apporte la suppression des inconvénients du mélange de Bonain en conservant sa puissance d’anesthésie ».

Observation de M. de SÈze :

M. de Sèze a essayé les solutions de Régnier en injections anesthésiques dans le traitement de périarthrites. Il a traité 26 cas d’algies rhumatismales diverses par l'emploi de solu-

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