STE
marche générale de l’accouchement, les douleurs, le rythme, la durée et la force des contractions utérines, se basant sur le fait que le phénylpropionate, moins toxique que le chlorhydrate de morphine avait une action plus rapide.
L'auteur s’est placé dans les conditions les plus normales, femme à terme, ayant un fœtus normal, la présentation étant également normale. La dilatation petite paume étant atteinte, les contractions utérines sont mesurées avec l’utérotensiomètre V. L. L. et après rupture artificielle des membranes, il procède à l’examen des variations produites par l'injection de phénylpropionate de morphine.
Une première injection de 1 cc. est faite immédiatement.
Une deuxième injection de 1 ec. est faite 30 à 45 minutes après.
Les contractions utérines sont enregistrées pendant cette période.
Les constatations faites par Pezzini sont les suivantes :
L'action est perçue 10 à 15 minutes après l’injection, temps comparable à celui qui est nécessaire à l’action du chlorhydrate. |
Le phénylpropionate produit une hausse du maxima et une baisse du minima de la contraction. Ces deux phénomènes semblent être conséquence l’un de l’autre, la hausse du maximum étant expliquée par un repos plus complet du muscle pendant la période de détente séparant deux contractions. Au point de vue douleur, 1l semble qu’il y ait élévation de la ligne de Polaillon. Sur la marche de l’accouchement, les remarques suivantes sont à relever : l’accouchement s'effectue calmement ; contrairement à ce qui se passe après administration de chlorhydrate de morphine, il n’y a qu’une obnubilation légère, crépusculaire, n’empêchant pas la parturiente d’effectuer des poussées efficaces et tempestives. [Il n’y a pas de signes toxiques alors que le chlorhydrate provoque parfois des vomissements. La période de dilata-