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s'étaient échappées par les félures produites sur le ballon, nous n'avons pas fait le titrage alcalimétrique de la solution obtenue, et nous avons préféré obtenir du potassium isolé de façon à prouver que nous avions bien affaire à cet élément.
Nous avons mis de côté le résidu de la réaction contenu dans la cornue, et nous avons procédé à une nouvelle expérience.
Troisième expérience. — Étant donnée l'énorme quantité de vapeurs produites dans la réaction, nous avons pensé que l'opération pourrait se faire dans une grande cloche et que le potassium produit se condenserait sur les parois de la cloche. Mais le volume de cette dernière augmentant, il y avait lieu de tenir compte de la quantité d'oxygène contenu dans l'appareil ; aussi nous avons opéré dans de l'azote.
L'appareil employé comprend (fig. 1):
1° Un appareil producteur d’azote ; 2° Une cloche ouverte à la partie supérieure ;
3° Un cristallisoir.
L’azote provient d’un gazomètre et a été préparé avec un appareil à production continue (Cu et AzH® à froid, au contact de l'air).
Le gaz estlavé soigneusement à sa sortie du gazomètre, d'abord dans un flacon contenant de l'acide sulfurique dilué pour le priver d’ammoniaque, et ensuite dans un flacon contenant de l'acide sulfurique pur pour le dessécher.
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La cloche est pourvue à la partie supérieure d’un bouchon à deux ouvertures, correspondant d'un côté avec le gazomètre, et de l’autre côté un tube deux fois recourbé plonge dans une cuve à mercure.
La cloche peut pénétrer dans un cristallisoir sur le fond duquel on a coulé de la paraffine.
On soulève légèrement la cloche, on place au milieu du cristallisoir un têt à gaz sur lequel on a déposé 20 grammes du mélange 3 CrO'K? + 8 AÏ, et on fait arriver l'azote lentement ; l'azote, étant plus léger que l'air, déplace ce dernier dans la cloche, et on constate que la cloche est pleine d'azote lorsqu'une allumette présentée à la partie inférieure de la cloche s'éteint immédiatement.
Un fil de magnésium un peu long plonge dans le mélange à amorcer. On allume à une extrémité, on fixe la cloche dans le cristallisoir paraffiné et on s'éloigne. On a cessé l'introduction de l’azote après avoir constaté que la cloche en était pleine.
Après quelques secondes, la masse s’enflamme avec violence et immédiatement on perçoit sur les parois de la cloche un miroir métallique d’aspect violacé; ce miroir gagne rapidement toute la paroi interne, mais la température intérieure s’élevant rapidement, quelques parties de la cloche sont portées au rouge, en même temps que cette dernière se fendille de tous côtés.
À ce moment la réaction est terminée, et l’air pourrait pénétrer dans la cloche; un cristallisoir contenant de l’eau étant placé à proximité, nous y plongeons les différentes parties de la cloche; il se
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produit immédiatement quelques étincelles; des parcelles métalliques se détachant du verre brülent en produisant sur l’eau un mouvement giratoire.
Le liquide du cristallisoir présente à ce moment une réaction fortement alcaline et toutes les réactions des sels de potassium essayées sur la solution donnent des résultats positifs. D'autre part, la solution est incolore, et la recherche des sels de chrome n'a pas donné de résultat.
Le résidu de la réaction a été mis de côté et de nouvelles expériences ont été commencées en vue d'isoler le métal formé.
Quatrième expérience. —On prend un tube en verre de 18 à 22 millimètres de diamètre, ouvert aux deux bouts, long de 50 à 60 centimètres et muni à ses deux extrémités d’un bouchon pourvu d’un tube de verre de petit diamètre. Le tube est placé sur une grille à analyse.
Dans le tube on dispose une nacelle contenant les éléments à faire réagir, 3 CrO‘K?+8 Al et l’amorce.
Nous avons mis comme amorce d’abord Mg, puis Al + Cr203, ensuite 4 Mg + CrO'K?.
Nous avons commencé à faire passer dans le tube un courant d'hydrogène provenant d’un appareil à production continue (Zn +2 HCI— ZnCË+ H?) purifié par du permanganate de potasse en solution alcaline et desséché dans de l’acide sulfurique pur.
L'hydrogène sort du tube après avoir plongé dans une cuve à mercure,
On fait passer le courant d'hydrogène pendant