INTRODUCTION XVII
ne correspondent nullement au texte que nous publions après
lui'.
III. Supplication au Roi. — Après un semblant de réconciliation avec les chefs de la Ligue, Henri III avait réuni à Blois les États généraux. Il y fit assassiner (23 décembre 1588) le duc de Guise et son frère le cardinal, en même temps qu'il emprisonnait plusieurs princes et députés ligueurs. Aussitôt, la ville de Paris, rompant avec le pouvoir royal, organisa la révolution et se donna un gouverneur de son choix. Celui-ci somma le Parlement de reconnaître le nouvel état de choses. Sur son refus, on traîna à la Bastille (16 janvier 1589) le Premier Président, Achille de Harlay et un certain nombre de conseillers.
Ce ne peut être que postérieurement au 26 janvier que Du Vair fut chargé de négocier un échange entre les prisonniers du roi et ceux de la Ligue.
IV. Sur les assemblées illicites. — Après la révolution de janvier 1589, Du Vair était resté à Paris, bien qu'à plusieurs reprises Henri III eût sommé les cours souveraines d'en sortir. L'assassinat du roi (ler août) lève ses scrupules et lui rend sa Uberté. Il va tendre désormais, avec ce qui reste du Parlement, à organiser dans Paris un régime qui, à défaut de légalité, soit assez honnête pour respecter, assez fort pour faire respecter la liberté, les biens, la vie des habitants. Le bref discours de Du Vair, qui donne une idée aussi exacte que possible de la façon dont on opinait en Parlement, signifie que la Cour va collaborer désormais avec Mayenne contre les éléments révolutionnaires menés par les Seize.
V. Sur les garnisons de la Ligue. — En prévision d'une attaque imminente de la part de Henri IV, le chancelier de la Ligue, Pierre d'Espinac, archevêque de Lyon, demanda aux bourgeois de Paris, dans une assemblée tenue à l'Hôtel de Ville, de con-
I. Pour le détail de cette argumentation et pour tout ce qui touche au discours des Barricades, voir l'ouvrage déjà mentionné, G. Du Vair, pp. 151-175.
Actions et Traicte^ Oratoires. b