‹ Actions et traictez oratoiresChapitre 20 sur 103 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

variantes du genre de celles-ci : Royne et reyne; congnoistre et cogiiotstre ou connoislre ; eslongner et esloigner ; Espaigne et Espagne.

Pour tous les autres cas, il serait désirable de caractériser sommairement l'orthographe des éditions B, C et D tout au moins ; mais elle est d'une telle incohérence et comporte tant de contradictions qu'il est bien difficile de dégager une loi ou même une tendance. Voici quelques-uns des faits les plus notables. Les redoublements de consonnes sont assez fréquents en B. On y trouve : parolle, generalle, Espagnolle, mais aussi appeler, acoster, aporter, mile, tandis que C et D portent : appeller, accoster, appctrter, mille. — En général les lettres parasites, justifiées ou non par l'étymologie, sont plus abondantes dans l'édition la plus ancienne, B; par exemple : assault, double, faict, doibt, Hct,sçache, tiltre, soing, besoing. Par contre, dans C et D on rencontre continuellement cesle pour cette, et aussi droict, eslection, faict, desmevibrer. — En général B préfère l'y à 1'/ dans les cas suivants : roys, pays, aydet, aysé, soyent, sauf pour viistere, celui, oiseau, voire écrits avec y dans C et D '. Souvent aussi B porte un :ç là où C et D portent un s : pe:^ant, succe:(, progre:(, no^, vo^. Enfin il lui arrive très fréquemment de donner boiirce, deffeiice, despence, faiicé, alors que C et D substituent s ou ss à. c ^ .

J'ai partout rétabli la distinction de Vi et du /, de Vu et du v. — J'ai conservé, à de très rares exceptions près, les majuscules des noms communs. Mais les notes ne signaleront pas les différences que présentent sur ce point les différents textes. Il suffira de savoir que l'abus des majuscules est beaucoup plus sensible dans l'édition de 1606 et les suivantes que dans les plus anciennes.

J'ai respecté les particularités d'accentuation du texte que j'ai suivi ; cependant j'ai cru bon d'accentuer la terminaison féminine des participes passés de la première conjugaison et des substantifs

1. C et D ae concordent d'ailleurs pas toujours. Exemples : B et D : hai)ic ; C : hayiic. — B et C : hayr, pays ; D : haïr, pats.

2. Il est naturel que l'orthographe de C et D se rapproche, plus que celle de B, de l'usage moderne. On y surprend cependant des retours d'archa'isme, comme viieille, dueil au lieu de veuille, deuil.

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