AUX HABITANS DE MARSEILLE
exposé. Ses jours ont esté autant de combats ; ses combats, autant de victoires; ses victoires, autant de pardons ; bref le seul fruict de tous ses labeurs, c'est d'avoir rendu heureux ceux qu'il a vaincu, tellement que Ion peut dire
365 avec vérité qu'il a plus combatu pour ses ennemis que contre eux, tant sa debonnaireté et clémence a esté victorieuse par dessus ses victoires mesmes. Encores aujourd'huy, tout son soing et toutes ses veilles sont comment il asseurera l'heur et le repos de ses peuples, non seule-
370 ment durant sa vie, (car son courage et sa vaillance semblent aisément pouvoir pourveoir à cela) mais aussi pour les siècles advenir. C'est pour cela que vous avez veu comme il a retire près de soy Monsieur le Prince de Condé son nepveu, a prins le soing de le faire instruire en la Reli-
375 gion Catholique, Apostolique et Romaine, à fin que, en attendant que, selon les vœux de tous ses subjects. Dieu nous donne des enfans de luy qui puissent succéder à son Estât et à sa vertu, il ne demeure aucun doute en la légitime succession de la Couronne qui puisse nourrir et
580 fomenter les desseins de ceux qui voudroyent troubler le repos public. C'est pour cela qu'il a assemblé près de luy maintenant les plus celebrespersonnages de tous les Ordres de son Royaume, à fin d'establir par leur advis une milice bien réglée qui, avec le soulagement du pauvre peuple,
385 puisse sufiisamment s'opposer aux desseins ambitieux de ses ennemis estrangers et, par bonnes loix et constitutions, affermir le repos au dedans du Royaume.
363. poinct de tous A A- — 564. vaincus A' B C D — 366. contr'eux BC D — 367. victoires : mesmes encor A-, mesmes. Et encor A' B G D
— }68. tous ses soins D ; et o;«. A' B G D — 368-9. comme il A* — 371. pouvoir om. A', pouvoir aisément B G, pouvoir aisément y pourvoir D — 372. sectes A; à venir G D — 374. nepveu : apresle soin A', uepveu et a pris B G D; en sa A' — 375. Apostolique et Romaine ovi. A' B G D ; afin qu'en A'-D — 380. Iroublet A — 381 . public de la France A* ; assemblez A' — 383. pour establir B G D ; leurs advis A»
— 386. nos ennemis B C D ; et pour, par A' B G D.
Bien que ce soing luy soit gênerai pour tout son Estât, je vous puis asseurer qu'il l'a particulièrement avec plus
390 d'ardeur et d'afFection pour ceste ville que pour aucune autre de son Royaume, avec un extresme regret de ce que les fâcheuses et nécessaires occupations qui le détiennent et luy lient comme les pieds et les mains ne luy donnent moyen de vous en faire ressentir de plus favorables tesraoi-
395 gn^ges. Si son corps pouvoitestre par tout où va son affection, vous l'auriez continuellement près de vous. La condition de son humanité et de ses affaires ne se pouvant ployer à ce sien désir, il est contraint de faire comme le Soleil, lequel envoyé ses rayons où il ne peut envoyer
400 son corps : il vous envoyé sa Justice souveraine, c'est à dire la plus chère et pretieuse partie de son authorité. Vous l'avez désirée, il vous l'a déposée : c'est à vous à faire paroistre que vous la sçavez honnorer et révérer, et par là vous monstrer dignes de recevoir le fruict qu'elle
405 vous doit apporter, qui est de nourrir la paix parmy vous, y establir la seureté, faire en fin que vos biens soyent à vous, vos femmes, vos enfans ; que la violence, qui avoit accoustumé d'opprimer les infirmes, soit elle mesme opprimée ; bref, que vostre ville reflorisse à l'abryde la Justice,
410 redevienne riche et opulente plus qu'elle n'a jamais esté.
Nous y apporterons de nostre part tout ce que vous
devez attendre de nous, lasincerité, l'amour de vostre bien,
le courage, la diligence. Nous nous promettons que nous
serons assistez et fortifiez par ce brave et généreux Prince
415 que le Roy vous a donné pour gouverneur. Il est nay avec
388. le soin A* — 389. plus particulièrement et avec A^ — 391. autre ow. B C D — 397. ne se peuvent A' — 398. de om. A» — 403. la om. A' ; scavei A — 404-5 elle doit A^ — 406-7. vos biens, vos femmes, vos enfans soient à vous B C D — 407. et vos enfans A* — 411. vous om. A' — 412. le désir de vostre B C D — 414. le brave A* ; par ce généreux D — 415. à donné A ; né B.
AUX HABITAKS DE MARSEILLE ÎOJ
tant de bonté et valeur, et a si heureusement avancé le repos et restauration deceste Province et tellement tesmoigné n'avoir autre souhait, désir, ny dessein que le bien du service du Roy, que vous devez attendre de luy tout
420 ce qui pourra servir à vostre bien et prospérité. Nous espérons aussi que vous nous presterez tous vos volontez et affections, et monstrerez autant de bien-vueillance à nous maintenir icy, tant que le Roy jugera que nous y serons nécessaires, que vous enavezfaict paroistre à nous y desi-
425 rer. Nous nous asseurons particulièrement que Monsieur le Viguier, qui a si valeureusement et si glorieusement exposé sa vie pour la conservation des vostres et vous délivrer de captivité, fera tousjours davantage reluire ceste mesme vertu, ettesmoigneradeplus en plus par ses actions
450 son affection au service de son Prince et bien de son pays. Je vous dy franchement, Messieurs, et vous le dy pour ce que le Roy me l'a commandé, qu'il faut que vous l'honoriez tous et le rêveriez comme vostre propre père : car rien ne peut apporter plus de malheur à ceste ville que
435 si vous oubliez l'insigne miracle par lequel Dieu vous a délivrez et que vous manquiez d'honnorer et révérer celuy des mains duquel il s'est servi pour vous sauver. Aux autres villes on a dressé des statues à ceux qui se sont signalez de tels actes : il faut que vous luy en dressiez une^
440 non en vostre place publique, ains en vos cœurs, non de bronze ou de marbre, subjecte à la rouille et à l'air, ains
416. bonté, de valeur et de bon-heur, a si B C D — 418. autre désir, souhait ny desseing B C D — 421. y presterez BC D ; toutes vos A» — 421-2. et affections om. B C D — 424. en ont. A- — 426. Viguier de Libertat B C D ; et glorieusement A*-D — 427. et pour vous B C D — 428. reluire davantage B C D — 451. vous le dy B C D — 452-3. que l'honnoriez tous et rêveriez A' — 436. et si vous B C D — 457-8. Aux anciennes A' — 439. vous om. A' — 440. mais en B C D — 440-1. en bronze A- — 441. subject A', subjects B C D ; et à l'air om. B C D — ' 441-2. mais d'amour B C D.
206 REMONSTRAXCE
d'affection et bien-vueillance éternelle. Mais aussi dis-je franchement en vostre présence que la gloire qu'il s'est acquise par ce bel acte luy est une rigoureuse loy d'hon-
445 neur qui l'oblige de continuer à bien faire, obéir plus soigneusement qu'aucun de ses concitoyens aux commandemens de son Roy et de sa Justice et procurer le bien et repos de sa ville. Car de ses actions à l'advcnir on jugera quelles ont esté ses intentions par le passé. Apres que ce
450 grand Thimoleon eut délivré la ville de Corinthe de la tyrannie de son propre frère, les Corinthiens luy mirent en main leur armée, pour aller à l'entreprise de Sicile; et, luy délivrant la commission, ils luy dirent: Nous verrons par ce que tu feras si tu as exterminé le Tyran ou ton
45 -, ennemy. Aussi laut-il. Monsieur le Viguier, que vous pensiez que, quand le Roy vous continue aujourd'huy en la charge de Viguier, et que ce peuple vous y reçoit, qu'ils vous disent sans parler: Nous verrons quel dessein vous avezeu en ceste signalée action, qui vous a acquis tant de
460 gloire, et si vous vous estes proposé le service de vostre Prince et salut de vostre ville, ou seulement vostre bien et advancement particulier. Mais je ne doute nullement que vous ne vous soyez seulement proposé ceste gloire immortelle qui vous devoit revenir de ceste belle et généreuse
465 action, que vous ne receviez les biens et les honneurs qui vous sont faits parle Roy vostre souverain seigneur comme une dépendance et suite non pourpensée de vostre vertu et générosité, et que vous ne dressiez toutes vos inten-
442. luy di-je A', Aussi luy BC D — 444. en ce bel B C D — 44J. i faire obetr A ; l'oblige plus de continuer à bien, faire A', à continuer A*, l'oblige à obéir B C D — 445-6. songneusement B — 446-7. commandens A — 447-8. de procurer le bien et le repos A* — 448. la ville B C D — 449. que le A' — 450. eust A' A^ — 452.es mains À^ ; entreprinse A* — 453. delivrans A' A^ ; ils oui. A^-D; voirrons A* — 455. Monsieur de Libertat B C D — 457. le peuple A^ — 465. non seulement B C D — 464. doit B C D — 465. action et que A' B C D.
AUX HABITAKS DE MARSEILLE ZOJ
lions qu'à ce qui sera du service de sa Majesté et manu- 470 tention de sa justice ; et de cela je m'en veux rendre moymesme garent à vos concitoyens et à tous ceux ausquels est parvenu le bruit de la gloire que vous avez cy-devant méritée.
Doncques, Messieurs, voyant toutes choses conspirer -7 3 au bien et repos de ceste ville et y apportant ce que restoit à y désirer pour le comble et consommation de vostre bon heur, qui est la Justice souveraine que le Roy vous envoyé, je prens certain augure que nous la verrons florir plus que jamais et que les bénédictions qu'apporte avec 480 soy la Justice, quand elle est honnorée et révérée comme il appartient, rempliront vos maisons particulières de toutes sortes de biens et de prosperitez.
469. qu'on. A' B C D — 470-1. moy-mesmes rendre B C D — 472. le bruit et la A' ; cy devant om. B C D — 474. Messieurs om. A' B C D — 475. apportans A' ; ce qtii A'-D — 476. y om. A' ; et conservation A- — 477. souverainne A* — 481. vostre ville et vos maisons A' BCD — 482. biens et prosperitez A' A*; prosperitez. Voylà, Messieurs, ce que le Roy m'a chargé de vous faire entendre. A'.
ESTANT EN SON CONSEIL, LE SAIZIESME DE JUIN A LA PUBLICATION DE VINGT-SIX EDICTS Ij86'.
Le Roy.
Messieurs, l'acte que je fays aujourd'hiiy en ce lieu m'apporte autant de desplaisir que le dernier que j'ay faict m'apporta de contentement. Je y venois lors avec le visage ouvert et riant, et pour satisfaire à l'honneur de Dieu et au debvoir de ma conscience, rappellant tous mes subjects desvoyez au seing de l'Eglise et à
4. Le Roy Henri III D — 6. j'y fis B C D — 7. J'y venois B CD — 7-8. riant, pour B C D.
I. Le discours du roi et les trois autres harangues sont annoncés dans les éditions de 1606, 1625 et 1641 par le titre et la notice reproduits cidessous, avec cette particularité que dans D le titre suit la notice au lieu de la précéder :
Sommaire des harangues qui furent faictes en Parlement le quinziesmejuin mil cinq cens quatre vingt-six, à la publication de vingt-six Edicts.
Ce qui a plus persuadé à Vautheur de lascher aller au jour ces menus ou- 5 vrages qui sont cy-devant, c'a esté qu'il a creu que beaucoup de choses qui y sont remarquées selon la vérité des sauvages evenemens qui ont paru sur ce théâtre de confusion qu'a produit nostre guerre civile pourroieut ayder ceux qui par une fidèle histoire en voudront laisser la mémoire à la postérité; et, trouvant parmy ses papiers ce recueil qu'il avoit fait d'une action fort mémorable, il a permis 10 qu'il ait esté adjousté icy, attendant que ceux qui ont les harangues entières en veuillent gratifier le public.
I. Recueil des harangues D — 2. quatre vingts six C D — 4. persuadé l'autheur de laisser D ; menus om. D.
leur salut. J'estimois certainement qu'il ne me pourroit luire une plus heureuse journée que celle en laquelle j'esperois, reconciliant mes subjetz, ensemble les reconcilier avec Dieu, Je y viens maintenant fort triste et affligé de voir que la nécessité m'y conduyse pour, avec l'incommodité de mon peuple, chercher les moyens d'effectuer une si saincte, si louable et si nécessaire intention. Mais en ceste mienne tristesse aident à me résoudre et aucunement consoler ma conscience premièrement, laquelle, comme le plus secret tesmoing de ma volonté, juge en moy mesrae si en ceste mienne action je me suis proposé autre joye que de glorifier mon Dieu en mon Royaume et y conserver son ministère aussi entier comme mes prédécesseurs me l'ont laissé. Puis, mes deportemens ne pouvans estre cachez à mon peuple, je me suis persuadé que chacun, en jugeant avec vérité, y recognoistra à l'oeil une si grande et si urgente et trop vraye nécessité qu'il apportera autant de faveur et d'allégresse a me secourir au soustenement d'une si saincte guerre qu'il a fait à l'entreprise d'icelle. Si ung si grand et dangereux ouvrage se pouvoit achever par vœux et par prières, vous en eussiez desja la fin. Mais puisque, comme je avois bien préjugé, il y fault apporter du travail incroyable et de la despence innumerable, et que Dieu nous veut faire couster le bien que nous attendons de luy, nous serions, ce me semble, fort despourveuz de jugement si nous espargnions rien à acquérir une chose que nous ne sçaurions trop chèrement achapter. Ores que le fruict de ceste guerre me soit commun avec mon peuple, voyre qu'il y ait plus grande part que moy, j'en ay voulu, tant qu'il m'a esté possible, prendre la despense sur moy.
10. pouvoit B C D — 12. ensemble, les reconcilier aussi BCD; J'y B C D — 14. cercher BCD — 16-7, tristesse à m'y respmtdre est aucutieinent consolée A — 17-8. ma conscience presque le plus secret A — 19. autres joye A, autre but BCD — 20. faire glorifier B CD — 21. entier que BCD; le m'y ont laissé BCD — 25. me persuadent BCD; qui en jugera avec BCD — 23-4. recognoistre A, reconnoistra D — 24. et trop vraye cm. BCD; necissité A — 26. à fait A — 29. je l'avois BCD — 29-30. incroyable, de la despence BCD — 31. couster si cher BCD — 33. rien pour BCD — 34. acbepter B C D; ne soit B — 35. voire mesmes BCD; grand BCD — 36. voulu loutesfois BCD.
Actions et Traicte\ Oratoires . 14
Tant que j'ay peu tirer secours de mon propre Domaine et de tous les autres restes du revenu que j'avois, je l'ay librement employé. Maintenant que toutes mes finances sont espuisées et que
40 je me voy encor, au milieu de la besongne, chargé de cinq ou six armées que j'ay esté contraint envoyer en diverses provinces de mon Royaume, seroit ce raison d'abandonner le service de Dieu, mon honneur et le repos de mon Royaume, veu que Dieu, favorisant ce desseing, nous fait (par le succès desja que nous ne
45 avons) reluire l'espérance d'une si heureuse fin?
Je suis contraint à la vérité de faire à telle occasion choses qui me semblent dures à moy mesmes. Je les fais avec un regret ; mais il est bien difficile ou plustost impossible de desraciner une longue et dangereuse maladie d'un corps sans aucunement
50 esbranler et travailler les membres. Où la nécessité est, il ne sert de rien de consulter ; où l'on ne peut prendre conseil, on ne p.'îut recevoir blasme. Tant que j'ay peu avoir la paix, je vous ay faict assez paroistre combien je desirois réduire toutes choses en leur ancienne splendeur et intégrité : estant entré en ceste guerre,
55 dont la despence ordinaire passe plus de cinq cens mil escus par mois, je suis forcé, de peur de vous perdre (et moy avec vous) recourir à des moyens extraordinaires. Apres avoir cherché avec une tresgrande et curieuse solicitude si je ne pouvois rien trouver de plus doux et y avoir employé la Royne ma mère, qui m'a
60 tousjours si fidellement et heureusement aydé à porter le faix de ceste mienne Couronne, et eu l'advis des Princes de mon sang, j'ay esté contrainct de faire les Edicts que je veux estre presente-
38. de tout le reste de mon revenu, je l'y ay libéralement BC D — 41. puissantes armées B C D ; que j'ay esté contraint envoyer oui. B CD — 42-5. seroit-ce raison... heureuse fin ? om. B C D — 46. contraint en telle occasion de faire B C D — 46-7. chose qui me semble dure B C D — 47. Je le fais avec regret B C D — 48. difficile voire impossible B C D — 50. Ou A — 50-1. est dene servir de rien A — 51. OM A — 51-2. consulter; les conseils des choses impossibles ne sont que souhaits perdus. Tant que B C D — 52-?. assez fait B C D — 55. les choses à leur B C D — 57. à un secours extraordinaire B C D ; extraordinaires, après A, extraordinaire, après B C D, extraordinaire. Apres B'; cerché B — 58. et Imireuse A; pourrois BC D — 61-2. sang. J'ay B C, sang, j'ay B^ — 62. forcé B G D.
ment publiez. J'ay pensé en choses si raisonnables vous trouver si disposez à recevoir ceste mienne saincte et louable intention, 6) que vous discourir davantage des occasions qui m'y convient, ce seroit propos et temps perdu ; aussi que j'ay reser\-é à mon Chincelier à vous en faire entendre une partie.
Harengtie de Monsieur le Chancelier.
Messieurs, vous avez entendu par la propre bouche du Roy
70 les occasionsqui le contraignent se trouver aujourd'huy en ce lieu. Il a désiré, comme il vous faict participatis de son authorué, vous faire aussi participans de ses pensées ; et, luy qui est nostre souverain Seigneur, justifier ses actions devant vous. La chose parle de soy mesme et la nécessité se faict assez sentir de tous .
7 ; Mais, quand il y seroit besoing de parolle et de discours, après ce
que vous avez ouy de luy, il ne me resteroit queuu vain effort de
vous pouvoir icy redire ce qu'il vous a élégamment représenté.
Les estats, mesnies ceux q^ui sont affligez de la guerre, ne
peuvent subsister sans forces, ny les forces estre entretenues sans
80 un grand fondement de finances, ny les finances estre amassées sans un commun ayde et contributions de ceux qui en ont le moyen. Dieu ayant poussé le Roy à ceste guerre, il a, comme im bon Prince, employé tout ce qu'il pouvoit dire sien au paravant que employer un secours extraordinaire de ses subjects.
85 Maintenant qu'il est despouillé de tous ses propres moyens, qu'il veoit que l'Eglise outre les conventions accoustumées l'a secouru par l'allienation d'une partie de son fondement, que la Noblesse
6}. je pense B C D; chose si raisonnable B C D — 64. si saincte B C D — 66. seroient et propos B C D — 66-7.3 Monsieur le Chancelier B CD — 67. de vous B C D — 68. Harengue de om. B G D ; Chancelier de Cheverny D — 69. assez entendu B C D — 70. de se trouver B C D — 71 . a lesir A — 71-2 . authorité, que vous le soj-ez aussi de ses B C. D — 72-3. est maistre et souverain B CD — 75. paroles B C D; Après nue A — 76. qu'un B C D — 77. pouvoir rudement redire B C D ; il vous a si B C D — 77-8. représenté les X — 79. entretenus A — 80. grand fonds B C D ; amasseï^ A — 81. une commune B C D ; contribution B CD — 82 . il à A — 84. qu'implorer l'ayde de ses BC D — 86. outre qite les A ; subventions accoustumées BC D; la h; l'a ja BC D — 87. de son fonds B C D.
expose tous les jours ses biens et son sang pour le salut du Royaume, et que le menu peuple porte tous les jours le fais de
90 la guerre, avec tant de maux qu'elle traine après soy ; que luy reste que d'employer pour le bien public le secours des plus aysez et qui se sont moins sentis des incommoditez du temps passé ? Encores l'a-il voulu faire de ceste façon que chacun congneust qu'il veut entrer en société de perte avec ses subjects en ceste
95 nécessité commune. Car, qui examinera sans passion les Edicts que vous orrez présentement lire, vous trouverez que la charge en retombe quasi toute sur luy, et que ce n'est autre chose sinon qu'il se desnuë tout à coup pour subvenir à vostre conservation d'un bien et d'un revenu qui luy devoit estre comme annuel et
100 ordinaire. Il le faict toutesfoys avec beaucoup de desplaisir, ayant appris de la sage éducation qu'il a receue de la Royi.e sa mère, de vos prudentes remonstrances et de l'expérience qu'il a des affaires que tout ce qui se faict de nouveau en un estât et contre l'ordre qui y est estably est pernicieux et dommageable. Mais
loj quoy ? Nous ne sommes en ces heureuses délibérations où toutes choses estans faisables, nous n'avons qu'à choisir les meilleures. Nous sommes en une option de maux : vostre prudence n'est plus empeschée qu'à suyvre les moindres pour destourner les plus grands. Voyans les forces intestines dressées contre vostre repos,
iio une armée d'Alleraans preste à monter en ceste province, quel advis seroit-ce de vous espargner un escu pour leur en mettre mil en proye ? Seroit il raisonnable que l'on dist que vous fussiez si
88. et son bien et son B C D — 89. porte de si long temps tout le faix B C D — 90. guerre et sent continuellement les maux B C D — 91. reste-il que d'implorer B C D — 93. l'a A ; ceste oui. B C D ; cognent B, cogneust C, conneust D — 95 . commune nécessité BC D — 96. oïrez B, oyrezC D; il trouvera en effect que B C D— 97-9. sinon que pour subveniravostreconservation.il se desnuë tout à coup d'un bien B CD — 99. et d'un revenu om. BC D; qu'il luy A — loi. eduction A, nourriture B C D ; à receue A ; receu B C D — 101-2. mère et vos B CD — 103-4. et contre l'ancien ordre d'iceluy est pernicieux B C D —
105. sommes plus B C T> ; en ses A. ; deliberations-la B C D; ou A —
106. l'on n'a B C D ; qtia A — 107. nécessaire option B C D; maux où la prudence B C D — 109. grands voyans A ; des forces B C D ; nostre repos B C D — iio. une grande nuée B C D ; preste à inonder ce Royaume B C D ^province. Quel A — m. mille B C D — 112. qu'on B G D.