‹ Actualites scientifiques (volume 2)Chapitre 80 sur 105 · TOUT, RIEN · texte numérisé non relu

TOUT, RIEN

Entendons-nous bien. En réunissant ces 4eiix tf^rmes extrêmes « tout et rien », nous nç voulons faire autre chose que de fermer un cercle scientifique désormais indlscuta* blement aperçu. Car, ce que Ton nomme )' « infini » ne peut évidemment cQjisister qu*en nnç chose, une conception, une « vibration en monven^çnt » qui se promène et se promènera sans cesse sur une courbe fermée, d'effrayantes dimensions : c'est le « vélodrome » de réternilé, si Ton nous permet d'employer ce terme banal.

Ce que nous apercevons et ce qne nous ressentons le prouve.

La couleur n'existe pas. Il n'y a que du gris apparent, et, dans la réalité, même pas du noir, même pas du neutre. Ce que Ton appelle bleu, rouge, vert, jaune, violet, ce sont « des épaisseurs minces sans épaisseur » qui nous renvoient aux yeux des vibrations séparées des autres et auxquelles on est convenu de donner les noms de bleu, rouge, aune, etc. La photographie colorée du professeur Lippmann, au moyen de lames minces, le démontre.

Un autre savant a mis une couche d'huile sur de Teau dans un baquet : Thuile est restée à la surface et s est irrisée comme le font les eaux stagnantes des marais. Il a alors tiré l'eau qui se trouvait sous Thuile et a laissé la couche d'huile se déposer sur une feuille de papier placée au fond

du baquet. Puis il a séché et laminé la feuille de papier : toutes les irrisations de l'huile, toutes ses colorations restent indélébiles sur le papier. Cela se nomme « l'irichromatine » et se vend dans le commerce quand on veut en acheter. Conclusion, la couleur n'existe pas.

L'odeur n'existe pas. Entre le parfum le plus suave et la plus atroce puanteur, il n'y a qu'une différence de vibrations. L'essence de violette artificielle, le parfum de foin coupé, sentent tellement mauvais lors de leur état de condensation au sortir des usines spéciales que Ton s'enfuit dès que l'on en débouche un flacon. On a donc simplement mis de la vibration accumulée dans ce flacon ; on l'ouvre: il bombarde ce que l'on appelle le nerf « olfactif », le point faible de l'individu préparé pour sentir. Et voilà tout !

Il n'y a pas de contact. Ce que l'on appelle du bois, du fer, du liquide, c'est quelque chose qui, lorsque vous portez dessus ce que l'on appelle la main, vous envoie un coup de vibration supérieur au vôtre et que l'on est convenu d'appeler bois, fer, ou liquide. La preuve en est que les aveugles reconnaissent parfaitement les divers matériaux, mieux même que les voyants ; ils bénéficient, en effet, d'un supplément ou plutôt d'un déplacement de réceptibilité vibratoire.

Il en est de même en ce qui concerne le goût et l'ouïe.

Mais alors, nous dira-t-on, que devient l'individu dans ces conditions ? La déduction ne se fait pas attendre.

L'individu est un « milieu » établi de fa(,*on à éprouver et à renvoyer des vibrations. L'homme, de même que tous les animaux en général, est une sorte de matière immatérielle à « réaction ». Il distingue tout ce qui l'approche, à charge de réciprocité, selon ce qu'il reçoit de l'immense bain d'énergie dans lequel il flotte, semblable en cela à une bulle d'huile qui flotte dans un bocal d'eau et qui n'y

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