LA CROISSANCE
Les oxydases sont des ferments metteurs en train des forces vives de Ténergie de croissance. Grâce à eux ces matériaux de la nutrition franchissent Tétape décisive qui leur permet de se constituer en substance vivifiante et vivante.
Ce qui démontre bien Tinfluence du phosphore organique, des lécithines, c'est que les terrains pauvres en phosphates produisent, par l'intermédiaire de la végétation, des races animales petites et peu développées. Cet effet se répercute jusque sur les hommes de certaines contrées, où plus de cinquante pour cent sont reconnus impropres au service militaire par défaut de développement. En phosphatant ces sols ingrats, ainsi que le dit M. Reul, on y fait « pousser des soldats » et Ton peut dire avec le poète antique :
Salve magna par ens frugum, magna Viruml
A ces moyens chimiques d'activer Tintensité de la croissance, il convient d'en ajouter un autre, d'étude plus récente, et qui permettra vraisemblablement de remédier aux funestes « arrêts de croissance » : c'est Télectricité sous forme d'électrisation locale des cartilages de conjugaison des membres.
La radiographie, c'est-à-dire Temploi des rayons Rœntgen, montre les lésions des os, des cartilages, des tissus, susceptibles de développement d'une façon précise et salutaire.
Déjà, pour les végétaux, « l'électrogénèse » donne des résultats effectifs. M. Berthelot a montré quel est le rôle très considérable de l'électricité atmosphérique, et il poursuit ses recherches dans cette voie qu'il a ouverte à de nombreux chercheurs. Le tissu végétal, comme le tissu animal sont le siège de persistants phénomènes d'électrogénèse. Becquerel, le premier, a défini les causes qui dégagent Télectricité dans les végétaux. H ke a montré que le cou-
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raut électrique des plantes est un phénomène vital. Le professeur d*Arsonval a établi, pour la cellule animale, le rôle prépondérant et ignoré tout récemment encore, de celte électrogénèse sur le fonctionnement réglé de laquelle on peut fonder les plus intéressantes espérances.
Désormais, quand un enfant se développera mal, pour appliquer une thérapeutique non pas empirique, mais réellement efficace, on cherchera tout d'abord à établir pourquoi la croissance est ralentie, ou arrêtée : on fera la part des funestes conséquences de l'hérédité ; puis des moyens puissants seront mis en œuvre pour lutter contre les tares, dès lors que le sujet ne présentera pas de lésions profondes et irrémédiables.
C'est là un beau programme non seulement scientifique , mais encore humanitaire. Il faut savoir gré à M. Maurice Springer d'en avoir réuni tous leâ éléments en ce moment où l'on peut apercevoir la mise en pratique possible des théories sur l'énergie de croissance, naguère encore considérées comme de brillants aperçus surtout imaginatifs.