THERMOMÈTRES
bouchon de l'étui ; puis, avec la ficelle, on lui fait faire deux tours dans l'espace, en fronde. Instautanément le mercure a repris sa place sans secousse, sans risque de fracture de la tige de verre, sans aucune division de la tige mercurielle, en un mot, avec une parfaite régularité. On est certain ainsi de ne pas brispr un appareil aussi fragile comme cela arrivait auparavant très fréquemment lorsqu'on le secouait à bout de bras sur un demi-cercle.
Tels sont les derniers perfectionnements apportés au thermomètre médical lequel, ainsi que nous le disions au début, est considéré désormais comme un instrument indispensable eti médecine. Le savant modeste qui les a réalisés a accompli un véritable progrès remarquable par la simplicité de sa conception. En la présentant à l'Académie de médecine d'une façon tout à fait élogieuse, le professeur Raymond, dans ses conclusions, en a donné l'appréciation suivante: « Avec cet instrument, il n'y a plus aucun danger de contaminer les malados. >> Venant d'un maître comme le professeur Raymond, dont la compétence est universellement reconnue, c'est là un magnifique éloge pour M. Bardy et une grande certitude de si^curité pour les malades. Souhaitons donc à son thermomètre de remplir, dans la plus large mesure, son rôle tutélaire d'avertisseur diligent et précis.
UTIUSATION DES DÉCHETS
Une des questions acluelles iiuporlantes au point de vue de l'intérêt général, c'est l'utilisation des déchets industriels, lis sont d'autant plus considérables que l'industrie est plus développée et, d'autre part, cette industrie ne peut soutenir le perpétuel assaut de la concurrence qu'à la condition de ne rien perdre. Le paisible domaine de repos, jadis fort étendu, des déchets industriels^ va donc en se rétrécissant sans cesse, et il n'est pas une industrie bien organisée dans laquelle les chimistes, en même temps qu'ils étudient les progrès de la fabrication et la façon d'en accroître le rendement, n'étudient en même temps les moyens d'en utiliser fructueusement les déchets.
La fabrication du gaz d'éclairage a été un remarquable spécimen d'utilii^ation d'un déchet. Au début de cette fabrication, on enterrait dans de vastes fosses, aux abords des usines, le goudron et le brai de houille dont la distillation de chaque tonne de houille fournil environ entre 4 et 7 kilogrammes. Mais bientôt les chimistes trouvèrent, dans le déchet, l'anthracène, le phénol, l'aniline, la benzine, le benzol, toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, avec lesquelles se joue l'art moderne et prestigieux de la teinture. C'est la mise en pratique et l'utilisation de ce goudron dédaigné qui a fait, en grande partie, la fortune de l'Industrie du gaz, au point que si l'éclairage au gaz dimi-
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