‹ Actualites scientifiquesChapitre 18 sur 97 · NOTRE ATMOSPHÈRE · texte numérisé non relu

NOTRE ATMOSPHÈRE

C'est de Talmosphère terrestre, de " l'air », que nous voulons parler et l'on ne s'étonnera guère que nous connaissions encore si peu de chose sur la nature de l'espace où évolue la terre, lorsque l'on considère que, jusqu'à •Lavoisier, en 1749, on considérait i'air comme « un corps simple I

Enfin, Lavoisier vint ! Et grâce aux ressources immédiates de l'analyse chimique, il montra que l'air est principalement composé de deux gaz, l'oxygène et l'azote.

Ensuite Gay-Lussac et Humboldt firent une première analyse exacte de l'air, au moyen de l'eudiomètre à mercure et lui assignèrent la composition, légèrement rectifiée ensuite par Dumas et Boussingault, puis par M. A, Leduc, en 1896, de 21 volumes d'oxygène et de ygvoluraesd'azote.

Cette composition en volume est approximative en ce sens qu'il y a bien d'autres éléments gazeux dans l'air que nous respirons que l'oxygène et l'azote.

Mais, elle paraît physiologique m eut exacte en ce sens que l'être humain et les animaux vivant à la surface de la planète nommée Terre pourraient y subsister dans une atmosphère gazeuse composée uniquement, dans les proportions indiquées, d'oxygène et d'azote pur.

Il est probable, empressons-nous de le dire, qu'ils s'y trouveraient fort mal à l'aise.

L'argon, la vapeur d'eau, l'acide carbonique, l'ammoniaque, l'ozone, quelques carbures à l'étal gazeux, un peu d'iode aussi, paraissent tout à fait essentiels à la composition de notre atmosphère pour qu'elle soit complètement salubre. Il y a là un dosage « radio-actif », — que l'on nous permette ce terme — tout à fait curieux; ce que nous nommons l'air pur n'existe pas pour les cruels chimistes.

Nous vivons, en somme dans un équilibre chimique gazeux assez complexe et dont la variation des éléments, par foisinfmilésimaux, a certainement une grande importance sur la santé humaine.

On connaissait bien, jusqu'à une époque récente, l'intervention dans noire atmosphère, de la vapeur d'eau, de l'acide carbonique, et de l'ammoniaque, provenant, en quelque sorte, du fonctionnement même de noire planète- On connaissait aussi la présence et l'influence de l'ozone ou oxygène électrisé par l'émanation radio-active de la décharge électrique.

Mais la grande découverte, au point de vue volumétrique et pondéral, a été celle de l'argon, communiquée en janvier 1895 par lord Rayleigh et le professeur Hamsay.

La dénomination d'argon, soit dit enpassant, empruntée à la langue grecque, n'est pas très heureuse. Argon, par éthymologie, signifie « inactif 1 » C'est là une « mise en non* activité » physiologique bien téméraire.

11 est vrai que la dénomination « d'azote », donnée par nos anciens au gaz que nous respirons si largement, signifie (1 qui prive de vie ». Nous en serions en effet bien privés si, par un désastreux phénomène, l'azote venait à nous manquer, ou bien s'il venait à prendre une autre forme ou combinaison chimique.

Mais, il ne faut point, par ailleurs, épiloguer sur les mots; du inoment que l'on se comprend et que l'on s'entend bien en principe, l'étiquette ne fait pas le sac.

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