LES CATACLYSMES
dans l'Histoire générale du Monde. Admettons donc, sans discuter tant avec ce qui est indiscutable, le perpétuel recomraencemeni lié à la perpétuelle continuité : cela est la seule envolée imaginalive que l'on puisse admettre et admirer, car elle est dans ses souvenirs, ses joies, ses douleurs, et ses espérances, sans aucun début et sans s fin.
LE GULF-STREAH
On a conslati^, en 1904, pendant la période estivale, un phénomène assez curieux et qui ne parait pas avoir été signalé antérieurement. Le « gnll-stream ", ce grand courant, ce grand fleuve d'eau chaude qui coule au travers de l'Atlantique, s'est rapproché de la terre ferme vers le cap Halteras à la pointe orientale de la Caroline du Nord. Il en est résulté quelques difficultés pour la navigation.
Certes il ne parait pas probable que le changement de régime du grand fleuve océanique ait une cause primordiale telle, par exemple, que la déviation du pôle dont on a tout aussitôt parlé. On peut penser logiquement qu'il y a eu simplement là une sorte de résultante de la persistance des vents d'Est qui furent particulièrement obstinés en 1904. Mais, nos océanographes y ont trouvé l'occasion d'étudier de près le curieux calorifère à eau chaude auquel il semble que nos régions doivent l'agrément d'être tempérées ; cela ne peut manquer d'être instructif.
C'est effectivement un puissant déversement d'eau tiède que ce « gulf-stream », ce a courant de golfe », ce h courant de Floride » comme disaient nos anciens, qui partant du golfe de Mexique se dirige vers New-York, traverse l'Atlantique, et vient enfin réchauffer les côtes occidentales de l'Europe. La portion de l'Océan qu'il atliédit couvre les deux tiers de l'Atlantique entre le trente-cinquième et le