NUAGES ET BROUILLARDS
de vibration, ont donc joué exactement le rôle que jouent d'ordinaire les petits centres matériels de poussière voltigeant dans l'air.
En variant l'expérience, on obtient des brouillards de diverses natures et des sortes de petits nuages.
Mais, objectera-t-on, le professeur Bemoud opère en vase clos : l'air qu'il « ionise » est prisonnier. Comment un phénomène analogue peut-il se produire dans l'atmosphère libre? Jusqu'à présent, on n'a pas décelé dans cette atmosphère libre la présence des rayons de Roentgen.
En effet jusqu'à présent, on n'a point trouvé ces radialions en liberté. Mais, il semblerait bien téméraire d'affirmer qu'un jour ou l'autre, on no les mettra pas en évidence.
D'ailleurs, d'autres phénomènes, en dehors des radiations de l'ampoule de Crookes, ont pour effet « d'ioniser » l'air. Les étincelles électriques, les coups de foudre, les simples flammes, ionisent l'air. On a pu constater .aussi une ionisation provenant des rayons ultra-violets que nous envoient le Soleil et les étoiles. Donc, tout conduit à supposer que l'atmosphère est bombardée par des ions électriques dans de certaines conditions et que, par suite, la formation des nuages et des brouillards a une origine toute électrique. De là à tenter, comme nous l'avons dit, d'ioniser l'atmosphère dans de certaines conditions, de façon à produire la pluie artificielle, il n'y aurait probablement qu'un pas à franchir: ce serait la régularisation de l'arrosage agricole et la suppression des déserts tout simplement. Empressons-nous de répéter que nos savants n'eu sont point encore là : mais reconnaissons que les observations qu'ils ont déjà faites sur l'ionisation sont, pour employer le néologisme à la mode, tout à fait « suggestives » et remplies de promesses.
c«.i,:sa:,G00glc