L'ALUMINIUM ET SES ALLIAGES
les propriétés des alliages, el ensuite en nommant une Commission spéciale chargée de suivre leur préparation et de contrôler leur réalisation. Le prix fut décerné à MM. Osmond et RoberLs Austen.
Depuis lors les progrès ont été rapides : l'évolution scientifique et industrielle des fours électriques a apporté des possibilités de réalisation et de précision pratiques sur lesquelles on ne pouvait compler au début. Les belles recherches de MM. Charpy, Le Chatelier, H. Gautier, Guillaume, Garnot, Goûtai, et Léon Guillel ont apporté constamment des élucidations nouvelles. On a pu s'assurer, au point de vue pratique, que l'adjoncUon à un métal « d'un petit peu de ce n'importe quoi » qui constitue « l'alliage » était très important.
Désormais, les alliages métalliques occupent une place considérable dans l'industrie ; les qualités spéciales qui les distinguent, en ce qui concerne la dureté, la malléabilité, la fusibilité et l'inaltérabilité, les font et les feront, dans un très grand nombre de cas {tel celui de l'aluminium), employer de préférence aux métaux purs. L'influence de la " constitution physique », ou, en d'autres termes, de la structure des alliages sur les propriétés des corps constituants est très marquée ; l'examen des cassures permet d'en prendre utilement l'idée en ce qui concerne surtout les propriétés mécaniques et la malléabilité. Nos Laboratoires de recherches spéciaux ne manquent pas d'en tenir un grand compte expérimental, car l'expérience parait démontrer d'une façon évidente que, pour les métaux purs, il y a, entre le « grain « de la cassure et « l'allongement de rupture >> une relation lout à fait caractéristique; le u frottement » d'un alliage paraît être également sous la dépendance de la structure.
La pratique mécanique à laquelle l'Automobilisme a donné une vive impulsion a montré la nécessité d'étudier,
non pas un alliage, mais des « séries complètes d'alliages n, et de pratiquer systématiquement les essais à la traction, à la rupture par compression, et à la rupture par flexion. Pendant un certain temps aussi, dans les recherches, on considérait tout l'ensemble des proportions de zéro à loo parties p. loo dans lesquelles les métaux alliés peuvent être mêlés, sans accorder n a priori » aucune attention particulière à l'une quelconque de ces proportions. On a dû reconnaître qu'il est fort intéressant et utile, au contraire, de considérer séparément le cas des alliages où l'un des éléments — que l'on nommait parfois impureté — entrait en très faible proportion, bien au-dessous de i p. loo. Ces 11 impuretés » peuvent exercer une influence énorme sur certaines propriétés de métaux ou d'alliages, particulièrement sur la structure physique et sur la malléabilité. En somme, pour un grand nombre d'usages en auiomobilisme, l'avenir est aux alliages bien étudiés, et pratiquement expérimentés dans des essais méthodiques ; ce n'est pas là une découverte que nous faisons, c'est une simple constatation, mais elle est fort importante.