VAPEUR ET PÉTROLE
dans le Wurtemberg et en Angleterre, emploient c ment désormais des automotrices à marche rapide et elles s'en trouvent très bien. Le North Eastern anglais a même mis en service depuis environ trois ans un type automoteur à pétrole qui est particulièrement intéressant en ce sens qu'il concilie le pétrole et l'électricité. Voici comment ;
Le moteur à explosion fait fonction, en quelque sorte, de générateur ; mais la transmission de puissance aux essieux s'opère électriquement. A cet effet, un moteur à explosion de loo chevaux actionne une dynamo de 60 kilowatts, laquelle fournit à son tour le courant à des moteurs électriques calés sur les essieux. En somme, c'est un « groupe électrogène » : c'est une des solutions du problème du « groupe électrogène roulant " que préconisait Heillmann, avec une foi convaincue, et dont il ne reste actuellement qu'un modèle au Conservatoire des Arts et Métiers, Le groupe électrogène roulant, ne pesant pas exagérément, sur ses essieux, muni d'appareils producteurs et de transformateurs d'énergie à gros rendement sera, n'en doutons pas, une excellente solution du problème du transport et même de la traction dans bien des circonstances que la pratique mettra en évidence.
La voiture à pétrole a cet avantage sur la voiture à vapeur de pouvoir être, sans perles, manœuvrée des deux extrémités et de supprimer les plaques tournantes. De plus, pendant les arrêts, ou bien lorsque l'on stoppe par force majeure, la consommation de combustible et de lubrifiant est nulle : le moteur à vapeur, par contre, consomme forcément, même arrêté. Certainement donc les automotrices sur les voies ferrées iront désormais en se multipliant; elles constituent, et c'est ce qui nous intéresse particulièrement ici, une conséquence, une annexe, une application spéciale importante et utile del'Automobilisme.