HUITRES ET MOULES
Les ostréiculteurs et les mjiiliculteurs, c'est-à-dire ceux qui s'occupent de l'élevage et de la vente des huîtres et des moules, se sont plaints, cette année, d'une certaine mévente, d'un certain fléchissement dans leur industrie à bien des points de vue.
Cette mévente s'est produite, en effet, et il n'est pas inutile d'en rechercher les causes principalement pour ce qui concerne l'ostréiculture : car l'iiuître est un mollusque dont la culture et la récolte font vivre une nombreuse population de braves gens ; de plus, quand elle est de bonne qualité, c'est un excellent aliment.
Quelles sont donc ces causes 7
En premier lieu, dans l'un et l'autre cas, un peu trop d'augmentation de la u surface cultivée m et un peu trop de surproduction des éleveurs et des parqueurs dans les limites de leurs concessions.
En second lieu, l'inquiétude inspirée aux consommateurs par les discussions remplies de science et de bonne foi — mais inquiétantes en effet — des hygiénistes, au sujet de la nocivité des mollusques.
Pour la moule, tout d'abord, on est presque d'accord, et le danger est reconnu très faible.
Nos zoologistes ont fait justice de la légende du petit crabe empoisonneur que contiendraient les moules. Sou-
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