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LE SECRET DE FABRIQUE SBB

qu'il essaie de s'employer à une fabrication similaire et concurrente quelque peu éloignée de là.

<< Où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute », dit UQ vieux proverbe particulièrement vrai en matière industrielle. Tel qui croit divulguer mallionnèt«ment dessecrets de fabrication, propage souvent des erreurs et des inepties ; c'est là son châtiment et celui de ceux qui l'embauchent dans un esprit de concurrence malicieux.

Nous parlons ici du secret de fabrication proprement dit. Ne traitons pas avec la même désinvolture, l'odieuse divulgation du « secret commercial » : celle-là est mortelle et stérilisante; on peut généralement la flétrir sous les noms de vengeance et de chantage, l'accabler de mépris et la poursuivre impitoyablement. La loi allemande punit cette révélation. Il est certain qu'un comptable indélicat qui publie l'état des affaires de son patron lorsque celuici est à la veille de faire faillite, l'empêche de trouver du crédit et précipite sa ruine. Néanmoins la législation française est très prudente en cette matière et elle a raison. 11 ne faut pas que l'employé, Je comptable, sous prétexte de Il secret professionnel » soient obligés de célébrer la prospérité d'une entreprise qu'ils savent être en train de sombrer. Ils peuvent se taire, dira-t-on I Ce silence même ne serait-il pas, dans bien des cas, 1^ pire des divulgations !

En somme, ce que l'on peut surtout retenir des discussions intéressantes auxquelles a donné lieu « le secret de fabrique » lors du dernier Congrès, c'est que cet héritage des temps passés, des temps d'ignorance et de jalouse dissimulation, n'a presque plus aucune valeur. Les grandes Expositions universelles dans lesquelles l'émulation a poussé les inventeurs, les constructeurs, el les fabricants à mettre loyalement en évidence et en comparaison leurs procédés et leuroutillage spécial, ne laissent plus guère de place ni à l'honnête dissimulation, ni à la malhonnête di-

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vulgation. Jadis, « au temps où la reine Beribe filaii, » comme disent les légendes, on déplaçait une industrie, une fabrication, d"un pays dans un autre, en débauchant un contre-maitre et quelques ouvriers. Actuellement, il suffit de lire ce qui a été publié dans les Traités, dans les Rapports des jurys d'Expositions universelles; onalesnoms desconstructeurs deroutitlagenécessairepourréaliser cette fabrication. Restent à bien connaître les procédés mêmes de fabrication. Or, ces procédés ont été évidemment brevetés et l'inventeur, en vous cédant la licence de les exploiter, aura bien soin de vous indiquer les meilleures formules. Dans tout cela la divulgation du secret de fabrique ne joue plus aucun rôle : il ne peut élre question, dans certains cas, ainsi que nous le disions dès le début, que de concurrence déloyale, et cette malhonnête entreprise est fatalement prise sur le fait dès lorsqu'elleessaye d'écouler les produits de sa fabrication.

Souhaitons finalement que quelque « Congrès prochain de la propriété industrielle » fasse définitivement justice de cette hantise inquisitoriale et inefficace de la divulgation du secret de fabrique. Dans la grande poussée de progrès industriel moderne, moins il y a de secrets plus U y a de prospérité générale : le vieux secret de fabriqueest devenu le secret de Polichinelle.

a sans doute fort modilîéleur compositioD chimique. Mais cepeudant cela ne paraît pas absolument impossible dans certain cas,

Vicat, le « père des ciments », avait entrevu les propriétés pouzzolaniques des laitiers il y aura bientôt un siècle. Mais, c'est vers 1860 queLangen etLurmann rendirent les applications possibles en imaginant le « grenaillage » des laitiers, c'est-à-dire leur division dans l'eau el leur transformation en sable.

Ce sable étant produit, on le mélange, à froid, avec de la chaux et l'on obtient le « ciment de laitier « qui se fabrique en France, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, dans le Luxembourg, en Autriche-Hongrie, et surtout avec une activité croissante, aux ËtatE-Unis, par l'emploi defours tournants et continus. Lorsque l'on considère la puissance de la métallurgie américaine et, par conséquent, le cube de laitiers qu'elle produit, on peut penser que les excellents ciments de Portland européens auront fort à compter, dans un avenir prochain, avec cette production intensive. Encore est-il bon de le prévoir et de souhaitera l'Europe, à tant faire que de se servir du ciment de laitier, de le fabriquer elle-même avec see propres résidus.

Tous les hauts-fourneaux ne fournissent pas du laitier propre à la fabrication secondaire du ciment. Il convient de les faire travailler dans ce but lorsque l'on a cette fabrication en vue. C'est principalement dans les hautS'-fourneaux « marchant en moulage », comme disent lec techniciens, que l'on peut trouver le laitier désirable, c'est-à-dir» basique, contenant une forte proportion de chaux et d'alumine, et provenant d'allure chaude. Les chimistes sont là pour éviter tout mécompte dans la composition anale.

Par contre, et cela est intéressant à noter, presque toutes les chaux, graases ou hydrauliques, bien éteibtes et bi«n

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