PIERRE ARTIFICIELLE
Lorsqu'on examine la série des brevets d'invention que prennent de nombreux inventeurs, on y constate une importante préoccupation de faire breveter des formules de « pierre artificielle ».
Le terme est indiqué tout nettement, et il ne s'agit point du tout de falsifier : il s'agit de créer, de produire.
Les carrières de pierre renommées, desquelles sont sortis tant de beaux monuments pour entrer dans l'Art et dans l'Histoire ont-elles donc été vidées à fond 7 Ne reste-t-il rien dans ies niveaux géologiques renommés, aux beaux ' « fronts de taille » 7
II n'y paraît pas.
Mais, comme on bâtit beaucoup, un peu partout, sans prendre pour base essentielle de la construction la nature même du sol et du sous-sol, il se produit ce fait que l'on n'a pas toujours, sous la main, pour les édifices que l'on projette les matériaux nécessaires, ni comme échantillon, ni comme résistance.
Ces matériaux se trouvent bien quelque pari : mais les tarifs de transport ne les rendent pas utilisables.
Alors donc, si l'on pouvait, à pied d'œuvre, les constituer de toutes pièces, par d'ingénieuses compositions, le problème serait résolu.
Et voilà, en effet, pourquoi « la pierre artificielle », la
erre factice » a pris, de nos jours, une importance con-
Table et qui va en croissant, sans aucun préjudice.
Heurs, à l'exploitation réglée des carrières de pierre
arelle : c'est une simple extension scientifique.
a pierre factice a, d'ailleurs, son historique, et sans
loir la rehausser à nos propres yeux, il convient de
stater qu'elle remonte à la plus haute antiquité.
es Babyloniens et les Égyptiens en avaient transmis
;rses formules aux Romains.
e moyen âge, plus rude et plus ignare, ne les employa
[aifl, en 1753, d'après ce que nous apprend Bélidor, les §nieurs de Toulon firent en pierre artificielle les jetées a darse en construction. C'était, après tant de siècles, renouveau de la pierre artificielle. Il s'agissait, en pèce, et l'on n'a guère varié depuis, d'un béton de zzolane, de sable, de recoupes de pierres, de mâchefer cassé, et de chaux vive.
>n 1774, M. de la Paye, en étudiant la fabrication de la ux chez les Romains montra qu'ils connaissaient les .ériaux artificiels, et il arriva même, à cette conclusion finale, si l'on s'en rapporte à la dénomination, que le ent romain était connu et pratiqué bien longtemps nt la fondation de Rome.
In 1807, M. Fleuret, qui aurait dû être maître d'armes, s qui était en réalité professeur d'architecture à l'Ecole itaire de Paris, fit beaucoup de propagande en faveur la pierre factice. On se moqua beaucoup aussi de ce curseur, comme tous les précurseurs en général. La nule de M. Fleuret, donnant, d'après sa propre expres- 1 « des pierres fatices aussi dures que le caillou », conait en un béton de tuileaux, de poteries pilées, de le, et de chaux nouvellement cuite.
l'est à la suite des remarquables travaux de Vicat sur
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