‹ Actualites scientifiquesChapitre 96 sur 97 · LE CAISSON · texte numérisé non relu

LE CAISSON

car la combustion devient trop active. Il convient de r primer les malades dans l'air ordinaire : le bon vieu lange naturel d'oxygène et d'azote a sa raison d'être doutons pas.

Quoi qu'il en soit, en observant ces précautions, 1( vailleurs pourront s'enfoncer sans danger dans le s milieu de véritables fleuves souterrains et, sur leurs racinables caissons, asseoir victorieusement les assi leurs ponts géants.

l,ES BACTÉRIES mpnSTRIELLES

Les bactéries, dont les savants s'occupaient seuls dans leurs laboratoires il y a peu d'années encore, ont pris une très grande importance actuelle dans toutes les industries qui traitent les substances du règne animal ou végétal.

Ces infiniment petits sont, en effet, la cause de phénomènes tantôt pro6tables, tantôt désastreux, et c'estpar eux que se règlent les fabrications. On en avait bien jadis la notion empirique, et lorsque l'on obtenait d'une usine à l'autre un rendement meilleur, c'était parce que, inconsciemment, on encourageait à propos le labeur des bactéries. Maintenant, le chimiste et le physicien remontent tout de suite à la cause par l'analyse et le microscope ; la méthode succède d'une façon très profitable aux secrets de fabrication que l'on se transmettait avec des précautions ridicules.

Rien n'est plus curieux, d'ailleurs, que la variété des conditions d'existence des bactéries qui caractérisent telle ou telle industrie. Les spores de certaines espèces peuvent résister pendant plusieurs heures h la température de l'eau bouillante et se développer ensuite si on leur présente des conditions d'évolution favorables; d'autres peuvent être congelées et renaître admirablement. En thèse générale, ce sont les températures modérées qui conviennent le mieux pour ces petits travailleurs indispensables et infatigables.

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