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ABSORPTION ET EXCRÉTION RADICULAIRES

INTRODUCTION

Tous les tissus vivants, soit des animaux, soit des végétaux, sont perméables aux substances liquides où gazeuses; au contraire, les corps étrangers à l’état solide ne sauraient être absorbés. L'on a pu quelquefois observer des cas de pénétration des tissus par un corps solide, mais l'introduction de ce dernier était toujours le résultat d’une lésion, d’une rupture de la trame du issu et jamais l'effet de l'absorption proprement dite.

Les matières solides, en effet, même les plus finement pulvérisées, ne peuvent traverser les tissus sans les déchirer ou les diviser. L'action mécanique seule est impuissante à les réduire dans l’état d'extrême ténuité indispensable pour leur permettre de circuler sans les léser à travers les diverses trames organiques. Aussi ne connaît-on que deux moyens différents d'introduire une substance étrangère dansla profondeur de l’économie: c’est en la liquefiant par voie de dissolution, ou bien en la réduisant en vapeur.

Mais entre un organisme quelconque et le monde extérieur, il est toujours une sorte de voile interposé et dont le rôle est

d'isoler plus ou moins complétement l'être vivant du milieu environnant. En un mot, la surface libre du corps d'une plante est recouverte d’un épiderme destiné à ralentir, à entraver les échanges entre l'être zivant etle monde extérieur, Dés lors se présente à notre examen les deux questions suivantes :

1° De la perméabilité du tissu radiculaire pour les fluides élas- (iques ;

2° De la perméabilité du tissu radiculaire pour l’eau.

PREMIÈRE SECTION

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