ANATOMIE PATHOLOGIQUE DU SYSTÈME ABSORBANT
§ Ier. Altérations dans les formes extérieures.
Les absorbans paraissent pouvoir se dilater accidentellement. Quelques auteurs regardent comme des dilatations de ce genre des espèces d'hydatides que l'on remarque surtout au plexus choroïde, où elles sont rangées, sur une même ligne, réunies entre elles par des filamens.
§11. Altérations dans l'organisation.
L'inflammation des vaisseaux lymphatiques est suivie , comme celle des veines, de suppuration, d'épanchement albumineux , d'oblitération , etc. Il en a déjà été question , ainsi que de celle des glandes. Les plaies de ces parties se guérissent en général assez facilement ; on ignore si c'est avec oblitération du vaisseau :
* le tissu cellulaire concourt sans doute pour beaucoup au travail de la réunion. Ce travail est quelquefois fort lent dans les. glandes : aussi préfère-t-on souvent les enlever , dans les opérations , de crainte que leur gonflement n'écarte les bords de la. plaie et ne nuise aux progrès de la cicatrisation. On a vu, dans les absorbans , des ruptures analogues à celles qui s'opèrent dans les veines : Assalini et Th. Bartholiu en rapportent des exemp'es pour le canal thoracique.
Les glandes lymphatiques sont assez souvent le siège de la transformation osseuse , même dans un âge' peu avancé. Leur ossification n'a litu communément que dans une partie de leur étendue. On connaît la fréquence de la dégénération tuberculeuse de ces organes : ce n'est pas ici le lieu de décrire cette alération.
§ III. Altérations dans le Développement.
Comme dans le système sanguin , les variétés anatomiques; sont très-nombreuses dans le lymphatique , à part même celles qui sont purement accidentelles et qui dépendent du genre de. mort , de la maladie qui a précédé , etc. Ces variétés portent sur les troncs principaux comme sur les rameaux secondaires , sur les glandes comme sur les vaisseaux. Ainsi, le canal thoracique est quelquefois double , au moins dans une certaine partie de son trajet; souvent alors les deux branches se réunissent de nouveau et circonscrivent ainsi des espèces d'îles. Rien n'est plus variable que la terminaison de ce canal à son extrémité supérieure : tantôt unique, tantôt versant la lymphe par deux ou même trois orifices dans la veine sous-clavière gauche , on l'a vu, au lieu de s'ouvrir dans cette veine, se porter dans la jugulaire , dans la sous— clavière droite, envoyer une branche dans la veine azygos , etc. Les glandes ne varient pas moins dans leur nombre et leur situation.
L'inspection n'a point encore démontré de vaisseaux lymphatiques dans les tissus accidentels , tels que les cicatrices : ce pendant l'absorption les y suppose , à moins qu'on ;>'aimc mieu avoir recours à celle des veines. (Béclaiuj.)
NOTES KX ADDITIONS
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