‹ Additions a l'anatomie générale de Bichat [electronic resource]Chapitre 17 sur 38 · SYSTÈME OSSEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME OSSEUX

Anciennes éditions, T. m, p. 16, lig. i4; — édition Béclard,T. m, p. 17, lig. 8: — «Les éminences dites d'impression sont-elles en effet un résultat de la pression des organes sur l'os, ou dépendent-elles des lois du développement osseux, lois qui donnent aux os des formes accommodées aux organes environnans... »

Il n'y a rien* en effet, de comparable aux effets de l'anéviysme sur les os , dans les saillies que les organes déterminent sur certains points du squelette , en refoulant le tissu dont ses pièces se composent ; mais , de ce que là comparaison a été mal choisie par les auteurs , il ne peut s'en suivre nécessairement que les organes , par leur pression , ne déterminent pas les saillies en question ; des preuves contraires pourraient en être trouvées dans une foule de points : je me contenterai de citer les suivantes. Les os du crâne n'ont en dedans aucune éminence d'impression chez les anencéphales tout- à— fait prives de cerveau ; ces saillies manquent encore dans les premiers temps de la vie intra-utérine, lorsque le cerveau est représenté par une masse uniformément liquide; et on les voit se former en même temps que l'encéphale prend de la consistance , et que sa surface devient ondulée ; enfin , chez l'adulte , où le cerveau a pris toute la dureté qu'il doit avoir, les éminences osseuses correspondantes sont à leur summum de développement.

Au reste , soulcnir avec Bichat que les éminences d'impression

se forment en vertu des lois naturelles de l'ossification , c'est avancer une vérité qui n'est point contraire à la théorie précédente. En effet, par le fait de la pression d'un organe sur un point d'un os, les vaisseaux correspondans sont affaissés sur euxmêmes , et les matériaux nutritifs qu'ils devaient y apporter sont refoulés dans les vaisseaux du voisinage , d'où une hypertrophie de ces derniers points, et par suite une éminence que l'on peut appeler, avec Bichat , d'impression. (F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. 19, lig. 9; — édition Béclard , T. 111, p. 10 , lig. 6 : — « Chaque os a un conduit intérieur obliquement dirigé entre les fibres du tissu compacte, et pénétrant tantôt de bas en haut, tantôt de haut en bas dans la cavité d© l'os...»

Les conduits nutriciers des grands os longs ont une direction constante et fort remarquable, direction telle que , dans l'état de flexion des membres sur le tronc , comme cela arrive pendant le séjour du foetus dans l'utérus, l'axe du canal tend vers le centre circulatoire. Le conduit nutricier de l'humérus marche de haut en bas , celui du fémur en sens inverse ; le conduit correspondant du radius et du cubitus procède de bas en haut , et ceux du tibia et du péroné de haut en bas. ( F. Blandin,. )

Anciennes éditions, T. m, p. 20, lig. 25; — édition Béclard, T. m, p. 21 , lig. il\. — Cavités creusées à l'intérieur des os...

Jusqu'ici il n'a été question que [de la surface extérieure des os. A l'intérieur, ces organes sont creusés de cavités, les unes destinées à contenir la moelle ( ce sont les plus remarquables), les autres servant de réceptacle à des vaisseaux vei-

neux. Les premières, Bichat les décrit seulement à l'occasion du système médullaire ; les secondes , ignorées de Bichat , et découvertes depuis par MM. Fleury et Chaussier , trouveront leur place à l'occasion des vaisseaux osseux auxquels elles sont destinées. Les oiseaux seuls ont dans les os des cavités aériennes communiquant médiatement avec les poumons ; circonstance qui concourt à la fois à leur donner une légèreté spécifique trèsgrande , et à augmenter chez eux le champ de la respiration et de l'hématose. (F. Blandin, )

Anciennes éditions, T. m, p. 23, lig. i3; — édition Béclard, T. m, p. 24, lig. 16: — « On peut concevoir l'intérieur de tout os comme formant une cavité générale que remplit une foule de fibres entrecroisées... »

La substance aréolaire des os présente trois variétés principales : i° celle qui remplit les os courts et les extrémités des os longs ; 2° celle que l'on trouve dans le canal médullaire des os longs, et que l'on appelle réticulaire ; 3° enfin celle qui constitue le diploë de certains os plats , de ceux du crâne en particulier. (F. Blandin.)

Anciennes éditions, T. in, p. 26, lig. 10; — édition Béclard, T. m, p. 27 , lig. 20 : — « Considérons le tissu compacte comme un assemblage de fibres rapprochées, mais nullement séparées par couches... »

On a beaucoup écrit sur la structure intime des os, sur celle du tissu compacte en particulier. Malpighi admettait des lames et des fibres clans ce tissu. Gagliardi a décrit minutieusement les chevilles osseuses dont il a été parlé plus haut : il semble y avoir

quelque chose de vrai dans son opinion , en ce qu*on distingue en effet dans les os des fibres qui se dirigent obliquement à travers leur épaisseur. Albinus , suivi en cela par la plupart des anatomistes modernes, à dit qu'il n'y avait que des fibres dans le tissu osseux , parallèles pour les os longs , rayonnées pour les arges. Enfin , si l'on en croit Scarpà, tout ne serait qu'aréoles dans la substance compacte des os comme dans la spongieuse. Michel Medici a déjà combattu cette idée, et pense avec les anciens que c'est sous la forme de lames qu'est disposé le tissu osseux.

En se bornant à l'examen des faits allégués pour ou contre ces différentes opinions, on voit, i° que l'existence des fibres n'est nullement démontrée par l'apparence linéaire qu'affectent les molécules osseuses lors de leur développement : en effet , cette disposition ne dure pas long-temps ; dans les os larges , par exemple , ces prétendues fibres , qui répondent alors au milieu de l'épaisseur de l'os , se changent plus tard en un tissu aréolaire. Cependant il y a des fibres dans les os , comme on le voit après les, avoir dépouillés de léur matière calcaire. 2°. On s'assure de même qu'il y a des lames, en prenant un os long ramolli par un acide et en le faisant macérer dans l'eau : son tissu compacte se sépare au bout d'un certain temps en feuillets superposés , réunis par des fibres qui passent obliquement des uns aux autres. 3°. Souvent, dans cette expérience, les lames finissent par se résoudre en filamens, et en même temps tout l'os devient comme spongieux. De ce dernier fait , et de ce que , dans plusieurs maladies des os , la substance compacte devient spongieuse ; de ce qu'elle prend manifestement cette apparence lorsque , comme le fit Troja , on détermine le gonflement d'un os long en introduisant un corps étranger dans sa cavité médullaire , Scarpa conclut à la structure aréolaire dont nous avons parlé. Cette conclusion n'est pas rigoureuse, puisque, outre les aréoles, la macération montre dans les os des lames et des fibres distinctes. 11 est vrai que, si celte macération est trop long-temps prolongée , elle convertit les fibres ellesmêmes en une substance , pour ainsi dire , spongieuse , en une espèce de mucus.

Il semblerait donc que c'est pour n'avoir eu égard qu'à un.

petit nombre de faits à la fois que chaque auteur a exposé à sa manière l'arrangement des molécules osseuses , et qu'on doit admettre dans les os des lames , des fibres et des aréoles , celles-ci plus marquées dans le tissu spongieux, celles-là plus développées dans la substance compacte. ( Béclard. )

Anciennes éditions, T. m, p. 26, lig. 19; — édition -^Béclard, T. m. p. 27 , lîg. 29 : — « Telle est l'intime juxta-position des fibres du tissu compacte, qu*elles ne laissent entre elles que des pores souvent à peine sensibles à la vue simple, et que remplissent le suc médullaire et les vaisseaux... g

La substance compacte des os, comme le prouve les faits signalés par Bicbat, est essentiellement semblable à la substance çelluleuse ; elle ne constitue qu'une variété de forme , ou mieux de disposition des fibres osseuses, fibres toujours identiques. Cette substance, au reste, présente deux variétés, suivant sa densité plus au moins grande : i° celle qui constitue l'extérieur de tous les os, et le centre des os longs ; 2° celle qui forme les parois du labyrinthe. Plusieurs auatomistes considèrent encore l'ivoire des dents comme constituant une variété de substance compacte; mais, ainsi que je le ferai remarquer plus tard, les dents diffèrent des os sous une foule de rapports : ce sont bien des ostéides , mais non des os proprement dits. (F. Blandin. )

Ces pores que laissent entre elles les fibres du tissu compacte sont en beaucoup d'endroits de véritables conduits qui renferment en effet delà moelle et des vaisseaux sanguins. Havers, Monro, et, dans ces derniers temps, Houship, les ont décrits, Ils ont ~ de pouce de diamètre. La plupart sont parallèles et réunis entre eux par d'autres dont la direction est transversale ou oblique par rapport aux premiers. (Béclard.)

Anciennes éditions, T. iïi, p. 32 , lig. 8 ; — édition Béclard, T. m, p. 33 , lig. 18 : — Analyse chimique et structure anatomique du tissu osseux..*

Les os humains contiennent , suivant M. Berzélius , sur cent parties , 32,17 de gélatine et i,i3 de vaisseaux sanguins; 5i,o4 de posphate de chaux; 11, 3o de carbonate de chaux, 2,00 de fluate de chaux; 1,16 de phosphate de magnésie; 1 ,20 de soude, d'hydrochlorate de soude et d'eau.

Cette analyse , la plus complète jusqu'à ce jour, ne s'accorde pas entièrement avec celle des autres chimistes. Ainsi, Fourcroy et M. Vauquelin ont reconnu l'existence des oxydes de fer et de manganèse, de la silice , de l'alumine , dans les os ; au contaire, ils n'y ont point trouvé d'acide fluorique, etc. Au reste, la composition chimique des os offre une foule de différences , non-seulement suivant l'âge , le sexe , les individus , mais même dans les différentes parties du corps. L'analyse de M. Berzélius a été faite sur le fémur d'un adulte. Mais les dents contiennent manifestement beaucoup plus de substance terreuse; il paraît qu'il en est de même du rocher. Divers autres exemples de ce genre sont consignés dans l'Anatomie de Monro , d'après de nouvelles recherches de J. Davy.

Sous le rapport anatomique, les os se composent essentiellement d'un tissu libreux particulier, dans les aréoles duquel se trouve déposée la matière calcaire. C'est ce tissu que l'on obtient en traitant un os parles acides. Le résidu de cette opération n'est point un cartilage, il n'en a ni la blancheur, ni la consistance, ni la composition ; flexible comme les ligamens , il ressemble en tout aux organes fibreux , dont il ne diffère qu'en ce que l'ébullition le li'ansforme plus aisément en gélatine , et que la macération le ramollit plus promptement. Ce tissu renferme tous les élémens organiques de l'os. On ne peut donc pas simplement le considérer comme de la gélatine , et dire que les os ne sont qu'un mélange de cette substance et de matière calcaire , ainsi que l'ont f;iit quelques auteurs. Cette expression convient d'autant moins ,

que la gélatine n'existe pas, à ce qu'il paraît, toute formée dans les os, pas plus que clans les autres matières animales, puisqu'il faut toujours le secours de l'ébullition pour l'obtenir. D'ailleurs , si l'on fait bouillir de la colle et de la matière calcaire, il n'en résulte qu'un composé inorganique , cassan t , bien différent du tissu osseux. (Béclard.)

Anciennes éditions, T. ni, p. 36, lig. 3; — édition Béclard, T. m, p. 36, lig. 5 : — « Les veines des os ne peuvent guère se voir... »

Les veines des os sont aujourd'hui bien mieux connues : on les trouve logées dans des canaux particuliers, découverts par M. Fleury, et tapissés par une lame de substance compacte; elles ont des parois très-fines, qui paraissent constituées seulement par la membrane interne de tout le système veineux ; elles sont plus volumineuses que les artères auxquelles elles correspondent; et , après avoir parcouru dans l'os un trajet plus ou moins long , d'autant plus long que l'os est formé d'une proportion plus grande de substance compacte , elles paraissent se terminer dans des cellules communiquant entre elles , et auxquelles aboutissent les artères capillaires , disposition à peu près semblable à celle des tissus appelés érecti les. Ces notions sur les veines des os sont fort importantes , et peuvent servir à l'interprétation de divers phénomènes morbides, par exemple, de la fréquence de la phlébite, et des accidens formidables qui en sont trop sotivent la conséquence dans les fractures compliquées, suivant M. Dance. C'est l'inflammation des veines des os du crâne, dans les fractures des parois de cette cavité, qui est le principe des abcès du foie observés par plusieurs auteurs dans ces circonstances; abcès , au reste , moins communs qu'on le pense généralement. De mon côté , je ne suis pas éloigné de croire, et ailleurs (Dict. de Méd. et de Chir. prat., art. Amputation ) j'ai émis cette opinion, que la phlegmasie des veines aréolaires des os à la suite des amputations dans la continuité de ceux-ci , apporte souvent des obstacles particuliers au succès de ces opérations. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. 38, lig. iG; — édition Béclard. T. ni, p. 4o, lig. 32 : — « On ne peut suivre les nerfs dans les os, tant sont tenus les filets qui y pénètrent... »

Klint, dans une thèse soutenue sous la présidence de Wrisberg , dit avoir vu pénétrer des filets nerveux par le trou qui donne passage à l'artère principale de ce canal. Walter en a figuré qui semblaient se porter vers le périoste , mais aucun anatomiste n'en a suivi jusque dans le tissu osseux. (Béclard. )

Anciennes éditions, T. m, p. {{S, lig. 20 ; — édition Béclard, T. m, p. 46, lig. 5: — « En général, on peut dire que par là même qu'elle existe dans un os, l'inflammation y est chronique... »

Cette chronicité des inflammations osseuses n'est réelle que relativement à l'inflammation des autres systèmes d'organes dont la vitalité est plus grande ; mais il ne faudrait point induire de ce passage de Bicbat , comme je l'ai entendu faire par quelques personnes , et contre l'opinion de ce célèbre physiologiste , que , considérée exclusivement dans les os , cette maladie ne présente aussi un état aigu dans certaines circonstances. En effet , la distinction générale des phlegmasies en aiguës et chroniques , suivant la rapidité plus ou moins grande de leur marche , est toujours relative au degré de vitalité des organes dans lesquels on les observe ; cette vérité, au reste, ressort d'une foule de passages de Y Anatomie générale. (F. Blandin.)

Anciennes éditions, T. m, p. 45 , Ug. 19 ; — édition Béclard, T. 111 , p. 4$ , Ug. 7 : — «Les os ne répondent point aux affections aiguës des autres système : ils ne sont point sympathiquement affectés pendant ces affections... »

De ce que nous ne pouvons point reconnaître d'altérations dans le système osseux des individus qui succombent dans le cours d'une maladie aiguë, faut-il en conclure que ce système alors ne sympathise pas avec les autres? Je ne le pense pas. La preuve de mon opinion peut être déduite rigoureusement de ce que Bichat rapporte plus loin des altérations des os dans les maladies chroniques. Quoi ! dans les maladies lentes , pendant lesquelles les sympathies générales sont à peine mises en jeu, celles des os apparaîtraient dans tout leur développement, tandis que le contraire arriverait dans les maladies aiguës , qui ont sur les sympathies générales une action inverse. La chose serait par trop surprenante. Convenons donc plutôt , qu'en raison de la lenteur de leur mouvement nutritif, les os n'ont pas le temps de subir , dans les maladies aiguës , des modifications organiques assez profondes pour devenir bien sensibles ; mais que ces modifications, bien que légères , n'en sont pas moins réelles, que celles, plus frappantes à la vérité, que présentent les os du malheureux depuis long-temps en proie à une maladie chronique. (F. Blandin.)

Anciennes éditions, T. m, p. 47, Ug. 4; — édition Béclard, T. ui,p. 5o, Ug. 22 : — « Souvent, chez les vieillards, la consolidation des fractures ne peut se faire, parce que les os ne vivent déjà plus assez pour s'enflammer et se réunir... »

L'exemple rapporté par Bichat, d'un vieillard dont le col du fémur fracturé était resté longtemps sans réunion, ne prouve pas qu'à un âge avancé de la vie , les os ne sont plus susceptibles tle s'enflammer et de se réunir, alors que les parties molles, las

( ao8 )

peau et les muscles, jouissent encore de cette précieuse propriété. En effet, dans ce cas comme dans beaucoup d'autres, ce défaut de réunion de la fracture du col du fémur, a été plutôt un effet de la privation de vaisseaux du fragment supérieur , qui est presque réduit à l'état d'un corps étranger , qu'à l'âge de l'individu ; car un semblable résultat a été souvent observé chez des sujets encore jeunes. Au reste , on sait très-bien , d'autre part, que les fractures , cbez les vieillards valides , se cicatrisent bien en général , quoique plus lentement que dans les premiers âges de la vie.

( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m,/?. /19, lig. 8; — édition Béclard, T. m, p. 5i, lig. 9: — « Toutes les articulations se rapportent à deux classes générales : les unes sont mobiles, les autres immobiles... »

En prenant ce terme dans son acception la plus rigoureuse, il n'y a pas d'articulations complètement immobiles • les unes seulement ont des mouvemens très-évidens , les autres , au contraire, n'en présentent que de très— obscurs : les sutures du crâne ou de la face sont de ce dernier genre. Au reste , ces dernières varient singulièrement suivant les âges , sous le rapport de la mobilité, jusqu'au moment où on les voit disparaître chez le vieillard par la soudure des os qui entrent dans leur composition.

(F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. 58, lig. 17; — édition Béclard, T. m, p. 60, lig. 28: — «Les surfaces des os métacarpiens et des premières phalanges sont un exemple du second genre d'articulations mobiles à surfaces contiguës... »

C'est par mégardè que Bichat cite ici les articulations

métacarpo-phalangiennes comme exemple d'une tête appartenant à l'os mobile , et d'une cavité située sur l'os qui sert principalement de point d'appui ; ces jointures sont au contraire le modèle d'une disposition inverse. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. ni, p. 60, lig. 16; — édition Béclard, T. m, p. 65, agi 1: — »Lesmouvemens de flexion sont toujours plus étendus que ceux d'extension, parce que tous nos principaux mouvemens sont de flexion , et que les mouvemens d'extension n'ont pour but que de ramener le membre dans une position d'où il puisse partir pour se fléchir de nouveau... »

Tout ceci démontre sans réplique la nécessité de grands mouvemens de flexion dans les articulations ginglymoïdales,mais ne peut être considéré comme la preuve que le champ de l'extension y est plus borné que celui de la flexion. Cette preuve , cette raison, est toute anatomique, et Bichat ne la fournit que très— incomplètement plus bas pour les articulations du coude et du genou. M. Dupuytren , dans sa thèse inaugurale , a résolu cette question. Il a établi , en effet, que les ligamens latéraux , placés plus près du sens de la flexion que de celui de V extension , et plus courts que les sphéroïdes osseux auxquels ils sont annexés, sont la cause de ce phénomène remarquable. { F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. 61 , lig. 5; — édition Béclard, T. m, p. 65, lig. 1% : — « Dans l'extension, la jambe ou l avant-bras ne peuvent pas se mouvoir latéralement, parce que les ligamens latéraux, trèstendus, ne prêtent point assez pour laisser l'os s'incliner d'un côté ou de l'autre... »

Les ligamens latéraux des articulations ginglymoïdales

sont, en., effet, tendus dans les mouvemens d'extension ? et relâchés dans ceux de flexion : ces faits, qui ressortent de l'explital ion donnée par M. Dupuytren de la disposition de ces ligamens , explication rapportée dans la note précédente , avaient , comme on le voit, été reconnus par Bichat; ils interprètent merveilleusement l'attitude particulière qu'affectent exclusivement les membres dont quelques articulations sont le siège d'une vive phlegmasie : ces membres se fléchissent d'une manière proportionnée à l'étendue de la lésion. Voyez, en effet, ce qui arrive au genou, au coude , etc. , lorsqu'ils sont le siège de tumeurs blanches . Dans cette flexion , les ligamens latéraux, relâchés, laissent plus d'écartement entre les surfaces osseuses correspondantes ; les parties malades sont soumises à une moindre pression , et les douleurs sont d'autant diminuées. Cherchez, dans cet état de choses, à replacer le membre dans des conditions inverses; il devient le siège des plus vives douleurs , auxquelles concourt certainement pour une grande part la pi ession des surfaces osseuses es unes sur les autres. • :, , (F. Blandin.)

-r:->j;'.'fl -i) (jiii ;il-> '>! wh a An;»t(j ni mimos :Vi jJ>i««0') srly lireq i\

%i?à , a/n ■ ; [, m& ...<»;*♦.& nUL Wso •)«{» kvwi *uU\ê*»%v»*i Anciennes éditions , T. m, p. 65 , lig. 1 1 ; — édition Béclard, T. n,p. 70', lig. 9: — « L'âge n'efface point l'articulation des, dents avec les mâchoires... »

Par la raison que les dents ne sont point , à proprement parler, des os, ainsi que j'ai eu occasion de le dire plus haut, leur jonction avec les os maxillaires diffère tout-à-fait de celle des os entre eux : ce ne sont pas là enfin des articulations , dans le sens ordinairement attaché à ce terme. Néanmoins , on doit convenir , contre le sentiment de Bichat , que les cas dans lesquels on observe la soudure des dents et de leurs alvéoles ne sont point rares , quoiqu'il ne faille pas considérer comme els tous ceux rapportés par les auteurs. (F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. ni, p. 68, lig. it\\ — édition Béclard, T. m, p. 74* lig- a : — « On distingue trois états dans le développement des os : l'état muqueux, l'état cartilagineux, et l'état osseux..»

Cette évolution des os peut être regardée comme un des faits les plus beaux que l'on puisse citer en faveur de la loi de métamorphose des organes. Les pièces du squelette, en effet, parcourent visiblement, avant d'arriver à l'état de complet développement , une suite de phases qui , transitoires chez l'homme , sont des états permanens , au contraire , dans certains degrés inférieurs de l'échelle des êtres. A l'état muqueux , le squelette de l'embryon humain rappelle celui de certaines lamproies ; à l'état cartilagineux , il est l'analogue de celui d'une " classe nombreuse de poissons ; enfin , à l'état calcaire , il a atteint le degré qui caractérise cette partie de l'organisme dans les animaux qui occupent le faîte de la grande échelle des êtres. Ces étals se succèdent avec plus ou moins de rapidité : Dans quelques os, l'élat cartilagineux dure peu , de façon que l'on croirait au premier abord qu'il a manqué , et qu'il y a eu passage sans intermédiaire de l'état muqueux à l'état calcaire ; mais avec un peu de soin , on peut constater encore ici que les trois états se sont montrés successivement. C'est à tort , à mon avis, que Béclard a signalé les os du crâne et le centre des os longs , comme ne présentant pas de période cartilagineuse dans leur développement.

L'état cartilagineux lui-même offre des degrés : d'abord, le cartilage est mou , il devient ensuite ferme , et présente une couleur d'un blanc nacré resplendissant ; plus tard, enfin, il prend successivement les teintes blanc mat et jaunâtre j dès cette dernière époque, on commence à voir s'y développer des vaisseaux et des cavilés , et bientôt aussi commence l'état osseux.

( F. Blandin. )

Anciennes éditions; T. m, p. r.\, lig. i ; — édition Béclard , T. ni, p. 76, lig. i5 : - — « L'état cartilagineux des ps présente une particularité qui ^distingue de l'état osseux : c'est que tous ]es os unis par la suite au moyen des cartilages ne font

qu'une seule et même pièce... »

9b 10I fil au Tunv/il 1 fKial ; ••,.:!:-; nolaup zjjfiad ; 991

Sans doute , à l'aide des cartilages des sutures, les cartilages trWiginè des pièces du crâne sont continus les uns aux autres ; sans douté, à l'aide des substances inter— vertébrales, là même disposition eïiste' pour les cartilages d'origine des corps vertébraux ; mais est— il bien démontré que ces cartilages, qui servent de moules aux os, ne soient pas eux-mêmes formés, dans les premiers temps , de plusieurs pièces aussi distinctes que le sont les divers noyaux primitifs d'ossification? Je ne le pense pas. Il me paraît probable, au contraire (et c'était l'opinion particulière de Béclard), que l'état cartilagineux commence par des parties d'abord isolées, mais promptement réunies , et dont la disposition est le plus ordinairement , mais non d'une manière nécessaire , analogue à celle des premiers linéamens d'ossiScation. Ce fait cadre parfaitement, au reste, avec tout ce que l'on sait de l'évolution des <>r»anes, etmêmede celle de l'organisme tout entier, travail dans L ouel la nature procède par des formations circonscrites dans des points très-limités , qui constituent autant de centres, desquels s'irradie en quelque sorte la matière organique , jusqu'à ce que , la fusion s'étant opérée , l'organe ou tout le système ne forme plus qu'une seule pièce. S'il est établi que l'état cartilagineux commence par des points isolés , on peut rapporter aisément à un simple arrêt de développement , ce que l'on voit arriver chez certains fœtus monstrueux, dont le sternum est bifide dans toute son étendue. Cet état doit avoir une origine plus éloignée que l'état calcaire de l'os indiqué , car les pièces !es p'us élevées qui forment celui-ci s'ossifient par des points médians et impairs. Toutefois , pour que la question fût toutà-fait résolue, il faudrait montrer que l'état cartilagineux commence dans le sternum pr.r i' s nohris latéraux. ( F. Blandin )

( ?të )

Anciennes éditions, T. m, p. 72; — édition Béc!;ird,T. m, p. 77. — Développement des os; Phénomènes de l'ossification des cartilages et Progrès

de l'état osseux.

\ ttttiniàiJtzd ta:: fr> Hlfuu.ï an «ot «nr.b ctirjfyno.? hod .irjitî-a'i'Jt iiov

Duhamel, J. Hunter, Nesbith , Reichel , Senff, et betmcoup d'autres, ont fait connaître une foule de faits intércssans qui doivent trouver ici leur place. Il ne sera question que du développement naturel des os : l'accidentel rentre dans l'anatomie pathologique.

L'état osseux commence à peu près vers Tépoque qu'indique Bichat. Senff en a trouvé les premiers rudimens 'à quarante- jours. Des embryons de trente jours ou environ m'ont 1 déjà offert quelques points osseux^ I La clavicule , lés mâchoires, se montrent en premier lieu; puis successivenieii t et à quelques jours d'intervalle, l'humérus et le fémur ;, les os de la jambe et ceux de l'avant— bras , les côtes , les vertèbres, les os du crâne, etc. Le sternum, les os wormifens , la rotule, les os du Carpe , sont les derniers à s'ossifier. Cet ordre n'est , comme on le voit , 1 assujetti à aucune règle i aussi toutes celles qu'on a voulu établir sont-elles fausses, pour la plupart , dans leur application. La seule qui ait quelque fondement réel , c'est que les os longs précèdent en général les larges dans letir développement, encore y a— t-il des exceptions. Mais quant à l'influence que certains auteurs ont accordée sous ce rapport au voisinage du cœur et à celui du système nerveux , quant à ce que d'autres disent du développement plus dii moins précoce des os suivant le dëgré d'inlportahcede leurs fonctions chez l'homme,' où , comme le pensent quelques-uns , suivant leur liaison plus ou moins intime avec les phénomènes de là vie dans, les différentes classes d'animaux, rien de tout cela n'est fondé sûr l'observation.

Il se passe de grands changemens dans un cartilage qui se convertit eh os. Des conduits Vasculairès , qu'on ne pouvait y apercevoir avàiit ; s'y développent. Incolores dans le principe * et irrégulièrement disposés , ils sont plus tard ramifiés à la manière des artères , et traversés' par* lé sang. La couleur

de ce fluide s'y manifeste par degrés : ces conduits ne paraissent point pourtant le contenir directement ; les vaisseaux du cartilage injectés semblent plutôt tapisser simplement leurs parois , cette sorte de membrane vasculaire qui les revêt a même été regardée comme propre à sécréter la substance osseuse. On voit très-bien ces conduits dans les os courts et aux extrémités des os longs. Le point osseux , dont le développement suit de près celui des vaisseaux , n'est d'abord qu'une réunion de filamens d'une extrême ténuité , qu'il est facile d'isoler en faisant brûler le cartilage : on obtient alors une espèce de flocon formé par la matière calcaire. A mesure que l'ossification fait d,es progrès , les canaux vasculaires s'effacent : on n'en trouve plus de traces aussitôt que les épiphyses sont soudées.

L'action des vaisseaux sanguins est donc augmentée dans l'ossification des cartilages. Mais ces derniers n'éprouvent— ils d'autre changement dans leur tissu que eelui qui résulte de la déposition d'une substance terreuse? ou bien la matière organique est-elle aussi renouvelée , comme quelques auteurs l'ont pensé ? Il faut en effet que le cartilage subisse une transmutation bien grande , s'il ne disparaît pas entièrement , pour devenir os ; car il ne contient presque , comme nous le verrons plus tard , que de l'eau, du tissu cellulaire et de l'albumine , tandis que les os sont formés d'un tissu fibreux joint à une matière saline. Il y a donc une très-grande différence entre la composition du premier et celle des seconds , et on ne peut pas dire que les os soient simplement des cartilages, plus de la matière calcaire. Quels que soient les matériaux de l'ossification , ce sont les artères qui les apportent et qui les versent , soit par des extrémités exhalantes, comme le veut Bichat , soit par des porosités latérales , suivant l'opinion de Walter. Ces vaisseaux ne jouent point le rôle que leur attribuaient Nesbith, Reichel, W. Hunter, de donner, lieu par leur ossification à celle du cartilage. Les lignes régulières que présentent les os dans leur développement , et qui en ont imposé à ces anatomistes, ne suivent nullement le trajet des vaisseaux sanguins. On sera encore moins tenté d'admettre l'hypothèse de Mascagni , qui , regardant les cartilages comme entièrement formés de vaisseaux lymphatiques , suppose

truc dans leur ossification ces vaisseaux ne font quë s'emplir de matière calcaire.

Dans les os longs , le premier point osseux se manifeste du quarantième au soixantième jour , un peu plus tôt pour la clavicule. Le petit cylindre qu'il représente est alors la sèule partie solide de l'os ; tout le reste est encore muqueux. Ce n'est que du soixantième au soixante-dixième jour que naissent les cartilages des extrémités. Quand cés derniers s'ossifient, ce qui n'arrive que beaucoup plus tard , il se forme entre elles et le corps de l'os des conduits vasculaires semblables à ceux qui occupent leur intérieur. Il y a donc cette remarquable différence entre le corps des os longs et les extrémités de, ces mêmes os, qu'on ne distingue point de cartilage pour le premier comme pour les secondes. Au milieu , le tissu osseux, semble formé de toutes pièces à la face interne du périoste ; ce tissu est manifestement cartilagineux dans le principe, à ebaque extrémité.

L'accroissement en longueur des os ongs se fait près de leurs extrémités; leur partie moyenne n'y est pour rien. Une expérience le prouve; elle est due à J. Hunter : si l'on perfore un de ces os dans son corps en deux endroits différens , et qu'on tue l'animal quelque temps après , les deux ouvertures sont encore à la même distance l'une de l'autre , quoique l'os ait augmenté de longueur. Elles devraient , an contraire, s'éloigner si l'accroissement se faisait dans toute l'étendue de ce dernier. Un autre fait confirme celui-ci : dans les expériences avec la garance, la coloration n'a lieu , sur les jeunes animaux, que dans l'intervalle qui sépare ebaque extrémité du corps de l'os ; le reste n'est rouge qu'à la surface, à moins que l'animal n'ait été nourri pendant très— long — temps avec cette substance. .Tant qu'une lame cartilagineuse subsiste entre le corps et l'extrémité , oii conçoit que l'accroissement doit se faire aux dépens de ce cartilage. Mais lorsqu'une fois il est envahi, il faut admettre une déposition de substance osseuse dans cet endroit , précédée tout au plus de l'état muqueux. L'accroissement en longueur ne cesse que quand les épiphyses sont soudées au; corps de l'os, ce qu1

arrive vers l'époque de vingt-un ans. Une lame mince de sub~

uup r.iiii sd'JOqftia m t,\-. J .lioinr.oq-cl/n^ ■>;> sJxoaGnii lotulq

stance compacte est d'abord interposée entre le corps et l'extrémité; elle s'efface à la longue, et la continuité devient parfaite.

( Béclard. )

Anciennes éditions, T. m, p. 'jSJig. i ;— -édition Béclard, T. m, p. 80, lig. 10 : ~ Progrès de l'état osseux dans les os larges.

L'ossification des os larges du crâne commence vers deux mois et demi. Les points osseux sont d'abord disséminés dans la substance muqueuse épaissie qui représente l'os à cette épocpie. Ils se réunissent ensuite et prennent la forme de réseaux irré— guliers : ce n'est que plus tard qu'ils ont celle de rayons osseux encore recouverts de substance muqueuse par leurs deux surfaces. Ces rayons disparaissent quand les deux lames compactes se produisent ; ils se transforment en tissu celluleux. (Béclard.)

Anciennes éditions, T. m, pag. *ff\ lig. i5: — édition Béclard, T. ui,pag. 83, lig. 9: — Accroissement des os en épaisseur.

dij' .iiÙLûhïh 4» alî'àaîjaaJ-i'J oJqo* uxtk i:<siï4 'ét JU9<$S*& --mi:* I Les trois espèces d'os croissent en épaisseur bien au-delà

du terme de l'accroissement en longueur , comme il a déjà été

dit. De nouvelles couches s'ajoutent sans cesse à leur surface,

comme le montre la coloration de cette surface par l'usage,

même peu prolongé, de la garance. Si l'ingestion de celle

substance a été cessée et reprise alternativement , les couches

extérieures de l'os sont alternativement rouges et blanches ;

d'où il faut conclure qu'elles s'étaient formées pendant le temps

même qu'a duré l'expérience. La substance osseuse se produit là

comme dans le cas précédent , sans cartilage préexistant , et

peut-être en passant par l'état muqueux : mais il n'y a pas de

déposition interstitielle , comme dans la nutrition ordinaire ;

c'est plutôt une sorte de juxta-position. Cela n'empêche pas que

la nutrition ne s'exerce dans les os de même que dans les autres parties. L'usage assez long— temps continué de la garance, de manière à obtenir l'effet indiqué par Bichat , en est la preuve. Il est aussi des cas d'accroissement accidentel , soit en longueur, soit en épaisseur , qui paraissent tenir à Un véritable excès de nutrition.

En même temps que les os croissent à l'extérieur, létlrs cavités intérieures s'agrandissent ; ce qui fait que , dans les os longs , les parois du canal médullaire restent, à peu de chose près, dans la même proportion d'épaisseur , tant que leur accroissement en dehors et leur amincissement en dedans se font mutuellement équilibre: l'os gagne d'un 'côté ce qu'il perd de l'autre. Il n'en est pas de même chez le vieil lard : l'accroissement en épaisseur ne se faisant plus, la dilatation intérieure continue il en résulte un amincissement extrême dans les parois de la cavité médullaire. Cette cause est une de celles qui rendent les os des vieillards si fragiles. : ' (BÉCLARD.) lotfobj^op <>.<* Jt> ;ar»viP<!';a ralft/KJ Xfwjb nob iioiuu'b cinjnti . : ;!) eo .«al i(> •••jfji.vruq ov.> TTSciîîpSÏ «sîuoJ a«q ir,ouv.)U--:.n ok- r>q

. . ÏPBUcn Jil:>'JLeiuq?i) .otâide-a^a noito , ,.

Anciennes éditions. T.. m, p. 80, lig. a5; — édition Béclard , T. m, p. 86, Ug. 6 : — « A mesure qu'on avance en âge la gélatine va en diminuant dans les os, et la substance calcaire en y augmentant... »

^ n ion imdt'iako\ an âOMWifcf ai:ov>*'t0ud &)l oup t tisq tnttitfh r

Il se fait encore , chez le vieillard , quelques changemens importaus dans le système osseux. Les os larges diminuent en général d'épaisseur. Leur tissu celluleuX disparaît et les deux lames de substance compacte qu'il tenait écartées s'adoîsent : c'est ce qu'on voit souvent aux bosses pariétales , où- cela est d'autant plus frappant que la saillie de ces bosses est alors remplacée par une dépression. Quelquefois les os larges semblent avoir augmenté de volume , parce que leur tissu est , pour ainsi dire, raréfié; des lames minces qui le traversent lui donnent cette apparence. Dans les os courts la substance compacte extérieure diminue ; les aréoles du tissu spongieux sont au contraire

^lus marquées. Les os longs , outre qu'ils perdént de leur épais** seur, semblent aussi éprouver un raccourcissement réel. Enfin ^ le changement de composition qui arrive dans le tissu osseux lui ôte beaucoup de son élasticité. Les os des jeunes sujets sont flexibles jusqu'à un certain point : oh voit à cet âge les os longs se plier , les os larges s'enfoncer dans diverses circonstances. Les mêmes causes produiraient fracture chez un adulte , et , à plus forte raison , chez le vieillard. ( Béclard. )

■fennb , <r>n{ '. -.ouf) -jb ttut A , Jii'>J»m *)iicilnhù.n l::uur> ub KÏ.riBq ntm n ' rn I ... , ; :;;.jV': i:t • :;: i;i ci

Anciennes éditions, T. m, p. 81 , lig. o>8 ; — édition Béclard, T. m, p. 88, lig. 1 !: — Phénomènes de la formation du cal.

Dans la formation du cal , véritable cicatrice osseuse, il y a production d'une portion de tissu osseux qui forme le moyen d'union des deux parties séparées; cet os accidentel passe réellement par toutes les phases que parcourent les os dans leur formation régulière , depuis l'état muqueux jusqu'à ,1'état osseux complet. Sans entrer ici dans les détails propres à montrer l'inexactitude de la théorie du cal proposée par Bichat , et sans m 'arrêter à établir , d'une part, que les bourgeons charnus ne naissent sur l'extrémité des fragmens d'un os fracturé que lorsque la solution de continuité est partagée par les chairs extérieures , et, d'autre part, que les bourgeons charnus ne s'ossifient point eux-mêmes , tandis que cela arrive seulement à la matière qu'ils sécrètent, qu'il me suffise de faire remarquer que tout ce travail s'accompagne d'une série de phénomènes fort intéressans, pour les détails desquels je renvoie à la note de Béclard placée plus bas , à l'article Anatomie pathologique. i ( F. Blandin.)

•te àôfo I*. A -Wih-.A -..f iM.iqqB-a èndq tartinlB

Anciennes éditions, T. m, p. 84 > Ug- ^4; — édition Béclard , T. m, p. 91, lig. 6. — «Les dentés, différentes en partie des autres os par leur

tissu, ont aussi un mode particulier de nutrition... »

iî! XHOim t:o , oqli/q r,l su c1, eicicq vxt ^iinol uip anBinui'jiii

•iUiïittui-ok wnidiiism tsJ .J<i»J)c{ rôftwol f,v, çlfefirfri -nia- 1 «Wmjm J'ai déjà dit précédemment que les dents ne sont point des

os, mais des productions muqueuses analogues aux ongles , aux poils, etc. , et différentes des os par leur position à l'extérieur du corps, leurs connexions, leurs formes, leur structure , leur développement et leurs usages : cependant , comme Bichat les a examinées à l'occasion du système osseux , je placerai ici ,, et successivement , quelques notes qui me paraissent nécessaires.

(F. Blandin.)

rrwnJ 'A ékrp ir.'i-\ t oJaiaolorS'f do r> itàtmû »q k ïtip 9 > .ni r#?.oq

Anciennes éditions, T. m, p. 90, 3ï ; — édition Béclard, T. m, p. 97, lig. 11:— « La membrane qui sert d'enveloppe au follicule dentaire forme un sac sans ouverture... »

1. vi'-j'im z-Azhbq* naoiiudhfiu :.'\h îinjia 110 , rôqnuHvùIi -cuht Après l'éruption des dents, il est évident que le follicule de ces ostéides offre beaucoup d'analogie avec celui des poils; en effet, il se continue , près de son goulot, avec la membrane tégumentaire buccale , dont il peut être considéré comme une simple dépression. Avant l'éruption des dents, au contraire, l'analogie existe déjà réellement , mais elle n'est pas aussi claire , et , comme on le voit , elle a été méconnue par Bichat , qui représente la membrane propre du follicule comme formant Un sac sans ouverture. Aujourd'hui, et spécialement depuis les travaux sur ce sujet de M. Delabarre, il est reconnu que le follicule dentaire , du côté du rebord gengival , est uni à la muqueuse par un prolongement canaliculé qui établit réellement une continuité d'une part entre la cavité buccale et celle du follicule , et de l'autre entre la muqueuse gengivale, et la membrane den-

laire. Ce canal, fermé par la contiguïté de ses parois dans les premiers temps, et dilaté plus tard par la dent qui le parcourt pour se porter au-dehors , représente réellement le goulot , mais le goulot très-allongé de ce follicule particulier.

Le follicule dentaire se compose de deux choses : i° de la membrane qui forme ses parois , 2* dé la pulpe, ou mieux de la papille , sur laquelle est formée la dent. La membrane du follicule est elle-même formée par la superposition de 'deux feuillets, l'un, extérieur , fibreux , doit adhérer plus tard à l'alvéole, c'est le périoste alvéolo-dentaire et le demie de là membrane muqueuse buccale déprimée en follicule au niveau des dents; l'autre, intérieur, villeux et vasculaire, forme immédiatement la cavité du follicule. Ces deux feuillets associés s'étendent jusqu'à la base de la papille , vers le point par lequel celle-ci reçoit les vaisseaiix et les nerfs qui forment son pédicule ; mais ni l'un ni l'autre ne se réfléchissent réellement sur la papille, comme Bichat le suppose ici. Ce qui a pu abuser ce physiologiste , c'est que le tissu de la papille est continu avec cehai du feuillet interne du follicule. La papille ou pulpe dentaire , partie essentiellement nerveuse et vasculaire , est une expansion qui naît du fond du follicule; c'est une papille analogue à celles que l'on trouve dans tous les points des membranes tégùmentaires , mais seulement plus développée , en raison des attributions spéciales qu'elle a reçues ; elle est analogue à la papillej des poils et des plumes. Le sommet de la papille dentaire présente autant de bourgeons que ladétlt doitavoit de cuspides oud'éminences de la couronne.

(F. BtANDtN. )

-GfJS'i ,!Vli<nJ|V .in. .', -:>:: !•• !ittniù*j IlUiVÀ ■<;:':->V;l|M> ''.'([fllia :

,J» t 9-iidb : :?.;;>; »sn J«j'o »!/'» KtKtn < 1u9rn;>ltaàl ('■[•)!; '>lei/'j «iigof-

- ■•■",'>■. ttip ■.::[■;'.'.) apq fiwnnooàfn ' r. • LJiov yi no rtmmo» Anciennes éditions, 1, ui,p. 91, Ug. i.o; —

édition Béclard , 111 , p. 98 ; lig. 9 : — « La rosée

de la cavité du follicule est essentiellement albumi-

neuse comme celle des membranes séreuses... »

Le liquide dé la cavité du follicule diffère , à beaucoup d'égards, de celui des membranes séreuses: il a plus de con-

sistance et de viscosité ; sa couleur est d'un jaune plus foncé , mais surtout il jouit de propriétés acides tout-à-fait spéciales, propriétés qu'il parait devoir à la présence de l'acide lactique de Berzélius. ( F. Blandin. )

WtostiMf) xrrc Jaoniolfiioèd» sue însf) ni bb HofifiO

Anciennes éditions, T. m, p. 91, lig. 3o; — édition Béclard, T. m, p. 98, lig. 23: — «Du moment où se développe le premier point osseux, il prend la forme du sommet de la couronne qu'il doit former... »

Dès le moment où (la partie osseuse de la dent se forme sur le spmmet de la papille, elle présente la même figure partout : c'est toujours un petit chapiteau conique , et creux du côté de la papille qu'il embrasse. Les dents varient seulement à cette époque sous le rapport du nombre de ces noyaux élémentaires : les unes, les canines, n'en ont qu'un; d'autres, les petites molaires , en ont deux , tandis que les incisives en présentent trois , et les grosses molaires quatre ou cinq; en un mot, il y a autant de points premiers de formatiop que la pulpe présente de bourgeons , et que la dent doit avoir par la suite de cuspides ou d'éminences terminales de la couronne. La dent , qui se forme par plusieurs noyaux, voit bientôt ceux— ci se réunir par leur base, et, pour le reste , la formation ne présente plus rien de spécial ; mais c'est alors seulement que l'on peut dire , avec Bichat , que le sommet delà dent est devenue quadrilatère sur les molaires , pointu sur les canines, et taillé en biseau sur les incisives.

L'adhérence des rudimens de la partie osseuse de la dent sur le sommet de la papille est très-faible , mais surtout elle n'est pas vasçulaire, comme Bichat le dit ici : c'est une simple juxta-position. (F. Blandin. )

jl*KJJjO .ai THJpTijfïîO'l jj*î« UïlHj^&VlJl» l 'Hlp I£fnfi ç**î*IO£ fil.oî) O'ilî')** )

Anciennes éditions, T. m, p. 92, lig. 28; -— édition Béclard, T. m. p. 99 , lig. 18 : — « L'ossification de la dent se fait spécialement aux dépens de la cavité interne, qui va toujours en se rétrécissant ainsi que la pulpe, disposition inverse de celle des os... »

Bichat argumente ici dans l'hypothèse que les dents S ont de véritables os ; il les représente seulement comme le résultat de l'ossification de la papille , ossification qui se ferait de la périphérie vers le centre , tandis que les os ordinaires se forment de l'intérieur à l'extérieur dans les cartilages qu'ils remplacent . Mais il règne , dans cette manière de concevoir la formation de la partie osseuse de la dent , une erreur qui a besoin d'être signalée. Il n'y a pas , entre la papille dentaire et la dent , le rapport qui existe entre le cartilage primitif du corps d'une vertèbre et le corps osseux de cette pièce du rachis ; ce n'est pas la papille qui s'ossifie pour former la dent, pas plus que ce n'est la papille du poil ou de la plume qui se densifie pour former le poil où la plume : la dent est sécrétée par la surface externe de la papille , sur laquelle elle reste appliquée , et dont elle prend exactement la forme ; elle s'accroît en longueur et en épaisseur , comme les poils , les plumes et les ongles , c'est— à-dire par l'addition successive de couches à l'intérieur des premières sécrétées. En raison de la forme particulière de la papille , qui est celle d'un cône dont la pointe regarde le fond de l'alvéole, la dent se prolonge également en pointe de ce côté , et la papille se trouve bientôt emprisonnée par les couches calcaires qu'elle a sécrétées à sa surface ; toutefois d'abord la papille, peu comprimée, continue sa sécrétion , d'où il suit que la cavité dentaire se trouve de plus en plus réirécie , et la papille de plus en plus serrée , au point que, plus tard, celle-ci subit ainsi une véritable atrophie. On conçoit encore delà sorte, ainsi que l'a très-bien fait remarquer M. Oudet, comment les dents de l'homme ne peuvent s'accroître d'une manière indéfinie, tandis que les défenses de l'éléphant et du san-

glier , qui sont bien aussi des dents , peuvent s'allonger pendant toute la durée de la vie , à mesure qu'elles sont détruites à l'extrémité par les frottemens : ces dernières sont munies d'une papille qui représente un cône dont la base répond au fond de l'alvéole. ( F. Blandin. )

On trouvera de nouvelles particularités sur le développement des dents , la disposition et la structure de leurs follicules membraneux , l'époque à laquelle ils se forment et s'ossifient pour les différentes classes de dents , les rapports des dents secondaires et des dents de lait, les phénomènes de l'éruption, etc., dans les ouvrages publiés sur ce sujet par MM. Serres et Delabarre , ainsi que dans les considérations qu'a présentées M. J.-F. Meckel sur le même objet. Presque tous ces détails appartiennent à l'anatomie descriptive ; c'est pourquoi ils ne seront pas exposés ici. ( Béclard. )

Anciennes éditions, T. ni) p. o,3, lig. n ; — édition Béclard, T. ni,/?. 100, lig. 5 : — « On ne connaît pas encore le mode d'origine de l'émail... »

Suivant M. Cuvier, l'émail est le produit de la sécrétion immédiate de la lame interne du follicule; suivant Hunter, il reste quelque temps en dissolution dans le fluide du follicule et se cristallise ensuite sur l'ivoire de la dent , à mesure que son menstrue est repris par les vaisseaux absorbans du follicule ; enfin quelques personnes ont soutenu qne l'émail est , comme l'ivoire, sécrété par la papille, et qu'il traverse les pores de l'ivoire pour arriver à la surface de la dent. On doit avouer qu'il règne encore une assez grande obscurité relativement à la formation de l'émail ; car il est difficile de concevoir , dans ces différentes hypothèses , pourquoi la racine de la dent, qui se forme comme la couronne, sur la papille, dans la cavité et au milieu du liquide du follicule , ne se couvre pas d'émail comme elle. M. Delabarre seul a été embarrassé par cette difficulté, et s'est occupé d'y répondre : il croit que l'émail est sécrété par le feuil-

let interne du follicule mais que ce feuillet ne descend pas jusque vers le pédicule de la papille, qu'il s'insère sur le milieu du contour de celle-* ci, et que la couronne de la dent seule se trouve formée dans sa cavité. Mais cette opinion , sur l'anatomie du follicule , ne me paraît pas suffisamment établie pour que l'on puisse en faire la base d'une explication physiologique; l'analogie ne lui

< est point favorable , et tout me porte à la considérer comme une hypothèse anatomico-physiologique , mais une hypothèse si jolie, qu'on regrette de ne point la trouver confirmée par la sévère

% observation. ( F. Blandin. ) ,

Anciennes éditions, T. ni, p. 0,5, lig. i3; — édition Béc'ard, T. ni, p. 101, lig. i4: — «A la fin de la première année , paraissent les quatre canines ; à la fin de la seconde, sortent à chaque mâchoire deux molaires que deux autres suivent bientôt... »

Les premières molaires sortent presque toujours avant les canines. MM. Serres et Meckel pensent même que cela a lieu constamment. ( Béclard. )

*<» ifmiiîo'l nl> •jir îuD af aoush aouuîoacih aè/«ï«ïw biip! >jjp 'tf™ Anciennes éditions, ibid., lig. ; — édition

Béclard, T. m, p. 101, lig. i[\ : — «Les vingtquatre dents formant la première dentition tombent toutes, et sont remplacées par de nouvelles...»

Ici existe une erreur qu'il importe de signaler : parmi les vingt-quatre dents que Bichat considère comme appartenant à la première dentition , il en est quatre , celles qui sortent à l'âge de quatre ou cinq ans , qui ne tombent point ; elles doivent constituer plus tard les premières grosses molaires. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. 95, lig. 9; — édition Béclard, T. in, p. 102, lig. 16 : — Le mécanisme de l'ouverture des gencives est, inconnu...»

Sans résoudre la question du mécanisme de l'éruption des dents , Bichat avait cependant reconnu , comme on le voit , qu'il devait y avoir là quelque chose de plus qu'un simple soulèvement de la gencive : mais ce quelque chose lui avait échappé; c'était pour lui une inconnue , qu'il invitait chacun à chercher. Ce problème est aujourd'hui entièrement résolu , grâce aux notions récemment acquises sur l'anatomie du follicule dentaire. Dans leur sortie des alvéoles, les dents soulèvent d'abord la membrane gengivale ; puis celle-ci est détruite par pression dans quelques points , surtout lorsque la couronne de la dent qui lui est opposée présente une large surface à son sommet , comme cela a lieu pour les molaires ; mais , en outre , l'ouverture naturelle du follicule , son goulot , le ductus dentis enfin , est dilaté , et la dent le parcourt plus ou moins complètement. Ainsi les poils e les plumes , parties analogues aux dents , sortent-ils de leur bulb lors de leur complète formation ; ainsi la matière sécrétée par les follicules simples s'échappe-t-elle par le goulot de ces dépressions des membranes tégumentaires , lorsqu'en raison de sa quantité elle cesse de pouvoir y rester contenue. Quant à la raison de l'apparition des dents au-dehors , je viens de la donner : c'est le développement lui-même de la dent , et un accroissement tel , que celle-ci cesse de pouvoir être contenue dans îa capacité de son follicule. La chose est évidente pour les poils e les plumes, auxquels il faut toujours revenir en semblable cas , et que l'on doit prendre pour point de départ , à cause de leur condition d'analogie avec les dents , et de leur remarquable simplicité. L'explication différente, proposée par M. Delabarre , est jolie sans doute ; mais, à mon avis, c'est son unique mérite : elie est fondée sur une erreur anatomique , l'insertion de la membrane interne du follicule sur les parties latérales de la papille , ï'a où devra se former le collet de la dent. Les aecidens si communs pendant la dentition me paraissent enfin tenir à la même

cause , le développement de la dent ; cet os , en effet , pour s'éthapper , fait effort contre la gencive ; celle-ci résiste, et de là résulte : i° une irritation de la muqueuse de la bouche ; i° un refoulement de la dent vers le pédicule nervoso-vasculaire du follicule. Que si ces accidens ne sont pas constans , bien que la cause ne manque jamais , cela tient seulement à la différence d'irritabilité nerveuse des différens en fans , et à la résistance variable du tissu gengival. (F. Blandin.)

Anciennes éditions, T. m, p. o,5, lig 29; — édition Béclard, T. m, p. io3 , lig. 6 : — « Différences entre les dents de la première et de la seconde dentition... »

Les dents de la première dentition ne diffèrent pas seulement de celles de la seconde par leur durée moindre ; elles s'en distinguent en outre par leur remarquable blancheur , et par la forme arrondie et souvent globuleuse de la couronne ; cette partie , dans les molaires surtout , est ventrue en dehors. Enfin , les deux molaires caduques sont multicuspidées ; ce sont de grosses molaires , tandis que celles qui leur succèdent sont bicuspidées, ce sont les petites molaires proprement dites.

( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. 97 , lig. a5; — édition Béclard , T. m, p. io5, lig. 6 : — « La seconde molaire de la première dentition reste , et devient la première grosse molaire... »

Il y a ici une contradiction manifeste , qui ne peut être qu'une faute d'attention échappée à l'auteur , ou une erreu rtypographique. Il est dit plus haut que la première dentition se compose de vingt-quatre dents , dont quatre molaires ,

à chaque mâchoire , sorties vers la fin de la seconde année , et deux autres molaires vers l'âge de quatre ans. Ce sont donc ces dernières, ou les troisièmes de la première dentition, qui forment dans la seconde les premières grosses. Les nouvelles petites molaires remplacent donc deux dents de la même nature , et non une seule. Toute la différence , c'est que ces nouvelles petites molaires sont beaucoup moins fortes que les dents auxquelles elles succèdent : celle6-ci ressemblent beaucoup aux grosses molaires. ( Béclard. )

Anciennes éditions , T. m , p. 98 , lig. 17; — édition Béclard , T. m, p. 106, lig. 10 : — « Formation du tartre qui encroûte le coilet des dents... »

Pendant toute la vie les dents sont plus ou moins encroûtées vers leur collet d'une matière calcaire jaunâtre que l'on appelle le tartre. Cette substance est sécrétée par une série de petits follicules au nombre de neuf environ , qui garnissent en forme de cercle le goulot du follicule , disposition tout-à-fait analogue à celle que présentent les poils et les plumes. (F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. ni, p. 102, lig. 3i ; — édition Béclard, T. m, p. 1 1 1 , lig. i3 : — « On sait que le cal de la rotule n'est pas le même que celui des autres os... »

On sait aujourd'hui que la rotule peut présenter un cal analogue à celui des autres pièces du squelette , et que la cicatrice fibreuse qui a souvent été observée à la suite des fractures de cet os, s'établit à la faveur du grand écartement des fragmens, écartement que favorise la disposition des puissances musculaires insérées sur le fragment supérieur. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. m, p. io/j, lig. 6; — édition Béclard,T. m,pi 112, lig.zi.

Page 1