A.IÎATOMIE PATHOLOGIQUE DU SYSTÈME MÉDULLAIRE
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Les altérations de ce système n'ont pas été assez étudiées pour qu'on puisse en présenter le tableau complet. Nous nous bornerons ici à un simple aperçu.
Il est très-probable que , comme le dit Bicliat, la membrane médullaire des os longs est affectée dans les douleurs de la syphilis. En effet, une légère percussion exercée à la surface de l'os excite ces douleurs , à cause de l'ébranlement qui se communique à la moelle. Du reste , on ignore complètement quelle espèce d'altération éprouve cette dernière.
Dans les amputations , la matière huileuse des os est absorbée au voisinage de la plaie ; la membrane médullaire se couvre de bourgeons charnus , et concourt à la formation de la cicatrice. Il a déjà été question de ce qui arrive après les fractures : une sorte de bouchon endurci remplit le canal médullaire ; ce canal se rétablit ensuite , à moins que la réunion ne soit pas exacte entre les fragmens , comme quand ils chevauchent l'un sur l'autre. Dans les nécrosés qui comprennent le canal médullaire, lorsque l'os ancien a été retiré, il reste une membrane rougeâtre qui tapisse le nouveau ; mais la moelle ne se reproduit pas.
Le spina-ventosa est une affection propre de la moelle ; c'est iin véritable cancer de la membrane médullaire, différent du cancer de l'os, de celui qui affecte le périoste, mais analogue à ces affections , quant à sa nature. La maladie a ordinairement son siège près des extrémités ; à la jambe , c'est vers le bout supérieur ; à la cuisse j vers l'inférieur , qu'elle exerce le plus souvent ses ravages. Il peut se faire que le tissu osseux soit en même temps altéré ; mais souvent ce tissu est sain et n'a éprouv c qu'une dilatation plus ou moins grande , une simple extension. On trouve alors que l'os forme à la tumeur une enveloppe , quel 4 quefois prodigieusement dilatée , souvent perforée et traversée
par des végétations de nature cancéreuse : c'est ce que j'ai en plusieurs fois occasion d'observer.
La graisse médullaire varie beaucoup en quantité suivant l'état de l'embonpoint ; mais le canal médullaire est toujours plein d'un fluide qui approche plus ou moins de la moelle. Chez les sujets gras, la moelle m'a paru contenir, sur huit parties, sept de matière huileuse et une de matière étrangère. Cela s'accorde avec ce qu'avait annoncé Griitzmacher. Sur un phthisique , j'ai vu la graisse ne plus former que le quart ; le reste était un fluide séreux ou albumineux semblable à celui dont parle Bichat. Il serait donc possible que, dans la maigreur extrême, il n'y eût presque plus rien en matière grasse.
(Béglard. )
NOTES ET ADDITIONS
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