‹ Additions a l'anatomie générale de Bichat [electronic resource]Chapitre 31 sur 38 · SYSTÈME GLANDULEUX · texte numérisé non relu

SYSTÈME GLANDULEUX

Anciennes éditions, T. iv , p. 56o, , lig. 14 ; — édition Béclard, T. iv, p. 210, lig. 17 : — «Les auteurs ont donné le nom de glandes à des organes auxquels il ne convient nullement, etc. »

Puisque, d'après la définition «?e Bichat, définition généralement adoptée , on ne qualifie grandes que les organes sécrétant du sang un fluide spécial, qu'ils versent ensuite sur une surface à l'aide d'un ou de plusieurs conduits excréteurs , il est évident que les organes qui sécrètent l'humeur de Méibomius etie cérumen n'appartiennent pas à la classe des glandes, et que ce sont de simples follicules ; tandis que d'autre part la prostate et les glandes muqueuses ne sont autre chose que des groupes de follicules qui forment bien , si l'on veut , le passage entre les follicules simples et les glandes , mais qui cependant ne sont pas encore munis d'un véritable conduit excréteur. Ce n'est pas toutefois, que j'adopte l'opinion qu'il n'y a pas de grandes analogies entre tous les organes sécréteurs , depuis la simple membrane qui exhale , jusqu'à la glande la plus composée ; loin de là ; mais comme, en anatomie , le mot glande est employé dans une acception bien déterminée, j'ai dû la rappeler avec d'autant plus d'empressement queBichat, après l'avoir établie en général, s'en est écarté dans les applications particulières.

Non-seulement l'anatdmie démontre une grande analogie entre les divers organes sécréteurs , quelque différens qu'ils paraissent au premier abord , mais la nature elle-même a pris soin , en quelque sorte , de nous révéler ce rapport , et de nous montrer

les modifications nécessaires qu'elle a fait subir à une simple membrane exhalante pour eu faire les appareils de sécrétion les plus complets. Le follicule simple, qui n'est autre chose qu'une dépression de l'une des membranes tégumentaires ; le groupe de follicules dans lequel on trouve un certain nombre de follicules simples venant s'ouvrir dans une lacune commune , lacune qui s'ouvre elle-même sur une membrane tégumentaire ; la glande dans laquelle les granulations représentent autant de follicules groupés autour des ramifications d'un canal simple ; tels sont les états intermédiaires entre les organes sécréteurs les plus simples , et ceux dont la complication a le plus embarrassé les anatomistes,

(F. Blandin.)

Anciennes éditions, T. iv, p. 572, Ii'g. 18 ; — édition Béclard , T. iv, p. 1 1 3 , lig. 26 : — « Les proportions sont toujours rigoureusement gardées dans les organes de la vie animale : si un côté du cerveau se développait plus que l'autre, l'entendement serait troublé... »

Déjà, dans plusieurs notes précédentes, j'ai fait remarquer ce que présente de peu r goureux l'opinion de Bichat relativement à la symétrie parfaite des organes de la vie de relation , et à l'irrégularité des organes nutritifs : je ne dois pas revenir sur ce sujet. Il n'est pas plus exact de dire que l'entendement , l'ouïe, V odorat , seraient inévitablement troublés , si un coté du cerveau se développait plus que l'autre coté, si une oreille , une pitui— taire se prononçaient davantage que leurs organes correspon— dans : ce raisonnement est tout au plus applicable à l'oeil , car le strabisme, dans quelques cas, paraît résulter du défaut de développement égal des deux yeux; mais il est inadmissible dans les autres cas. Quant à ce qui concerne l'entendement en particulier , si la chose pouvait paraître douteuse , je me contenterais de citer l'exemple de Bichat , dont le cerveau était remarquable , comme on le sait , par l'inégalité de ses deux lobes ;

après cela, je suppose bien que personne ne serait tenté de croire que l'inégalité de développement des deux moitiés de l'encéphale nuise en quoique ce soit à la force et surtout à la droiture du jugement. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 577 , lig. 10; — édition Béclard, T. iv , p. 2 1 8 , lig. 2 : — « Ne cherchons pas quelle est la nature intime du système glanduleux... »

La communication est-elle directe entre les artères et les conduits excréteurs, ou bien y a-t-il un intermédiaire entre ces deux ordres de vaisseaux ? Les résultats obtenus par Ruysh et par Malpighi à cet égard, quoique opposés , sont pourtant également fondés sur des faits; ce ne sont pas desimpies conjectures. Seulement ces anatomistes, tous deux également recommandables , me paraissent avoir fixé leur attention sur des glandes de structure différente. En effet , il est aisé de voir, par la description même du système glanduleux , que les organes qui y sont compris, même si l'on restreintle plus possible le nom de glandes, et si on ne l'applique qu'aux parties auxquelles il convient exclusivement, par conséquent en mettant de côté et les follicules ou glandes muqueuses et sébacées dont nous avons parlé à l'article du Système muqueux , et les organes glandiformes , comme le thymus, la thyroïde, les capsules surrénales, etc., il est aisé de voir, dis-je , que ces organes varient dans leurs propriétés les plus essentielles , et qu'ils possèdent tout au plus quelques caractères qui les rapprochent les uns des autres. Ainsi, pour la structuré, dont nous avons à nous occuper ici, l'opinion de Ruysh semble-tclleparfaitementapplicableàquelques-unesdeces glandes, comme le foie , le testicule, les reins; tandis que dans d'autres , telles que les glandes lobulées ou conglomérées en général , la doctrine de Malpighi réunit plus de probabilités en sa faveur. 4-u reste les recherches expérimentales peuvent seules ici faire luire la vérité : or elles nous apprennent que là ce tissu est remarquable par son extrême vascularité, tandis qu'ici cette organisation est beaucoup

moins apparente ; que d'un côté le passage dans les vaisseaux excréteurs, de la matière poussée par les artères , est rapide, facile et constant , tandis que de l'autre il est lent , difficile , et qu'il manque souvent. Jl serait donc possible que dans celles-ci les granulations qu'on aperçoit fussent réellement de petits corps intermédiaires aux artères aux veines , et aux excréteurs , comme le pensait Malpighi, des espèces de follicules dans lesquels se terminent les unes et d'où partent les autres; tandis que tout serait vasculaire , selon l'hypothèse de Ruysh , dans les glandes de l'autre genre. Peut-être ai-je , par là , donné la raison de l'apparition plus fréquente des excrétions sanguinolentes dans ces dernières, dans le rein surtout, que dans les premières. (F. Blandiw. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 582, lig. i5; — édition Béclard, T. îv, p. 2.24, lig- 9 : — «Il faut distinguer les glandes en trois classes... »

Un appareil de sécrétion glandulaire peut être plus ou moins complet comme Bichat le fait remarquer dans ce passage ; le plus haut degré de complication consiste , comme il le dit , dans l'existence d'une poche qui contient le fluide sécrété pendant quelque temps avant son excrétion au dehors. Suivant M. Blainville , un appareil complet de sécrétion glandulaire se compose de quatre élémens : 1 0 d'une glande ou organe formateur ; 20 d'un conduit vecteur ; 3° d'une cavité de dépôt du fluide ; 4° d'un canal excréteur. (F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. iv,p. 583, lig. 27; — édition Béclard , T. iv, p. 225, lig. 22: — -Les vaisseaux lactifères gardent le lait dans leurs cavités, et même ce fluide n'a pas d'autre réservoir... » :

Les ramifications d'origine des conduits excréteurs de

certaines glandes ne peuvent être considérées comme les analogues de la cavité de dépôt , que l'on trouve dans certains appareils de sécrétion ; car dans ces derniers, outre l'organe de dépôt, ? îecanal excréteur commence égalementpar des ramifications, dans lesquelles on trouve en plus ou moins grande abondance le fluide de la glande. Bichat invoque à l'appui de cette théorie anatomique très-peu soutenable,à mon avis, ce qui arrive aux conduits excréteurs du sein , qui gardent, dit-il, le lait dans leur cavité jusqu'à ce qu'il soit évacué , et même il ajoute : « Le lait n'a pas d'autres réservoirs. » Cet exemple est mal choisi ; ou plutôt c'était le seul qui pût être invoqué ici , et cependant il dépose entièrement contre la théorie que je combats, et il ne lui est favorable qu'en apparence : en effet , l'appareil delà sécrétion lactée est un appareil complet , et très— complet ; non-seulement on y rencontre les quatre parties essentielles, mais encore il présente plusieurs organes de dépôt : l'organe formateur est la glande mammaire ; les conduits vecteurs sont les conduits lactifères qui naissent de cette glande ; les organes de dépôt sont les sinus placés à la base du mamelon ; enfin les conduits excréteurs véritables sont les canaux dont l'ensemble forme le mamelon.

(F. Blandin.)

Anciennes éditions, T. iv, p. 584, %V *7 ; — édition Béclard, T. iv, p. 226, lig. 6: — « L'urine coule continuellement par les uretères... »

L'écoulement continu de l'urine dans la vessie par les uretères, est une de ces propositions que tous les auteurs répètent à Fenvi, et que tous les médecins considèrent comme un des axiomes acientifiques les mieux établis. Long-temps j'ai partagé cette opinion; eh bien ! cependant rien n'es moins exact. Quelques expériences que j'ai faites sur des animaux , et l'observation directe surl'homme, m'ontdémontrédela manière laplus évidente, i°que le fluide urinaire ne pénètre danslavessie que dans certains instans, assez rapprochés les uns des autres; 2°que les parois de l'ouverture de l'uretère dans la vessie sont, dans certains momens,

affaissées les unes sur les autres , et qu'alors l'urine ne coule point du tout; mais que bientôt, l'ouverturedevenantsubitementbéante, l'urine la distend , et se répand en nappe sur le bas-fond de la vessie, jusqu'à ce que l'écoulement s'arrête , et que l'ouverture se resserre. Sur un animal vivant , en ouvrant la vessie , on observe facilement ces phénomènes. J'en ai été témoin plusieurs fois sur des individus affectés d'exstrophie de la vessie. Tout récemment surtout, on m'a amené à l'hôpital Beaujon un enfant sur lequel j'ai fait constater ce fait aux élèves qui m'enloura;ent.

Anciennes éditions, T. iv, p. 58c), lig. 9; — édition Béclard , T. iv, p. 23 1 , lig. 8 : — « Je ne doute pas que, dans les résorptions purulentes , le pus ne circule en nature dans le système sanguin... »

Déjà il a été question dans plusieurs notes des résorptions purulentes ; mais je dois y revenir ici, d'une part, à cause de l'importance du sujet , et d'un autre côlé, parce que Bichat émet, dans ce passage en particulier , relativement à l'absorption du pus et à sa circulation en nature dans les vaisseaux, des idées qui me paraissent contestables. Nul doute que du pus biep pur n'ait été souvent trouvé dans le système vasculaire , nul doute que l'on ne puisse aisément en démontrer la présence , nul doute aussi , selon moi , que le pus en nature ne circule quelquefois au sein de notre corps, mêlé intimement avec le sang; mais ce dernier point est difficile à mettre en lumière : pour cela il faudrait que la chimie nous apprît à séparer du sang les élémens constitutifs du pus , ce qu'elle n'a pas fait , et ce qu'elle ne me paraît pas capable de faire de long-temps. Mais en supposant cette importante question résolue à tout jamais , il resterait encore à déterminer, si le pus qui circule quelquefois en nature avec le sang, a été porté dans les vaisseaux par absorption , ou bien s'il y a été formé de toutes pièces , sous l'influence d'un travail inflammatoire intérieur. Sur ce point, les pathologistes diffèrent entre eux complètement : pour

moi , je crois que les vaisseaux absorbent le pus comme les autres fluides; mais je crois fermement que jamais ils ne l'absorbent en nature , et qu'au contraire , ils le font disparaître élément par élément , comme il arrive pour l'absorption de tous les fluides composés; et cela me paraît si peu contestable , que je n'hésite point à dire que l'absorption du pus par les vaisseaux n'est pas, et ne peut pas être chose nuisible. En effet , les élémens absorbable» de ce fluide ne sont, après tout, que de l'eau, de l'albumine. etc. , substances qui concourent aussi à la composition de presque toutes nos parties , et du sang lui-même , seulement dans des proportions qui varient à tout instant. Or, qui ne voit que l'absorption du pus, non altéré cependant, ne modifie pas le sang autrement que l'absorption des différens élémens de nos tissus propres dans les mouvemens nutritifs de décomposition? Qui pourrait nier que l'on eût fait faire à la thérapeutique chirurgicale des abcès un remarquable progrès , si, au lieu de donner issue au dehors à la matière qu'ils contiennent, on trouvait le moyen de faire absorber plus ou moins lentement cette matière par les vaisseaux? N'a-t-on pas vu souvent des collections purulentes considérables, survenues à la suite de bubons, disparaître par résorption sous l'influence de frictions mercurielles sur la tumeur , ou de tout autre traitement approprié , sans qu'il survînt le moindre accident susceptible d'être attribué à cette résorption? Je pourrais à l'infini multiplier ces citations, et invoquer les exemples de la résorption de collections purulentes de la plèvre, du péritoine, de certains abcès souscutanés ; mais tous ces faits sont si vulgaires , et si bien appréciés que la chose serait superflue. Si l'absorption du pus, semblable à celle du sang et des autres fluides composés, n'arrive point en nature , mais élément par élément ; et si, d'autre part , cette absorption exercée par les vaisseau x autour desquels le pus s'est formé n'est point nuisible , quelle est donc la cause des accidens formidables qui font si souvent irruption tout à coup chez les individus affectés dévastes suppurations dans un point du corps? Déjà, nous l'avons dit p'us haut, à l'occasion du système veineux, ces phénomènes nouveaux et graves sont le résultat d'une phlegmasie de l'un des deux ordres des vaisseaux centripètes, dans un point plus ou moins voisin de celui où la suppuration indiquée a son

siège ; et le pus que, dans ces cas, l'on trouve dans le système vasculaire n'y est point arrivé par absorption , mais au contraire il s'y est formé de toutes pièces. Les circonstances dans lesquelles on voit survenir les accidens attribués faussement à la résorption purulente, témoignent hautement, selon moi , en faveur de leur véritable cause , c'est-à-dire l'inflammation des veines ou des vaisseaux lymphatiques. En effet, i°on ne les observe jamais à la suite des abcès chroniques, entourés d'une faible inflammation , si ce n'est lorsque ces abcès ont été ouverts , et que l'air s'étant insinué dans leur foyer, a vivement irrité au loin leurs parois ; 2° ils sont communs à la suite des opérations qui ont nécessité un certain nombre de ligatures vasculaires ; 3» on doit les redouter d'autant plus que la suppuration s'est établie dans une partie plus remarquable par le développement de ses veines; 4° l'inflammation des aréoles veineuses des tissus érectiles, lorsqu'elle se termine par suppuration , entraîne inévitablement et constamment des accidens semblables; 5° enfin, la phlébite bien caractérisée , celle sur la nature de laquelle on peut le moins élever de doute , se traduit à l'extérieur par un appareil de symptômes complètement semblables à ceux que l'on regarde, à tort, comme caractéristiques de la résorption du pus ; elle est l'occasion du développement rapide, danslesviscères intérieurs, d'altérations tout-à-fait identiques à celles que l'on attribue à la résorption.

En résumé , dans un certain nombre de cas , trop souvent , malheureusement , bien plus souvent surtout que ne le croyaient nos devanciers , du pus circule eh nature dans nos vaisseaux , mélangé avec le sang ; mais loin d'être arrivé à cet état par voie de résorption dans le système vasculaire , il s'y est formé de toutes pièces , sous l'influence d'un travail inflammatoire intérieur , travail que les veines en particulier sont susceptibles de concevoir avec la plus grande facilité. La résorption du pus se fait tout autrement qu'on ne le croit généralement ; jamais ce fluide n'est absorbé comme pus , et sans être décomposé. Enfin l'absorption du pus dans le lieu où il a été formé , et parles vaisseaux qui en ont fourni les élémens, n'est pas, et ne peut pas être nuisible, si préalablement il n'a pas été altéré dans sa composition.

( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 592 , Ug. \ [± ; — édition Béclard , T. vf,p. 2 34 , Ug- 19 : — « La nature semble bizarre et capricieuse dans la production des phénomènes vitaux... »

La nature semble h tout instant bizarre, capricieuse , inconséquente dans la production des phénomènes , parce que l'es sence des lois qui président à ces phénomènes n'est point la même que celle des lois physiques. Cette cause est-elle bien réelle, ou bien cette variabilité des actions vitales ne nous apparaîtelle pas seulement parce que nous ne savons pas encore apprécier les conditions diverses, tant intérieures qu'extérieures , des êtres organisés? C'est là une question ardue , sur laquelle il est difficile, pour ne point dire impossible, de se prononcer dans l'état actuel de la science. Déjà , daus plusieurs des notes que j'ai ajoutées à l'introduction de cet ouvrage , sans décider la question encore en litige de l'essence des lois vitales, j'ai cependant dû faire remarquer que les faits cités généralement à l'appui de la doctrine de leur séparation absolue des lois physiques, sont loin d'être aussi concluans qu'ils le paraissent au premier abord, circonstance aperçue , au reste, par plusieurs physiologistes, et telle, qu'elle motive suffisamment le doute philosophique dans lequel nous persisterons, sous ce rapport, jusqu'à ce que l'on ait fait luire de nouvelles clartés sur cette matière.

(F. Blandin.)

Anciennes éditions , T. iv,p. 5g2 , lig. 22 ; — édition Béclard, T. iv, p. a34, Ug- 27 : — « Les injections dans les veines sont toujours mortelles lorsque des fluides irritans sont poussés du côté du cerveau par la carotide... »

On sait parfaitement aujourd'hui que , dans les injections faites sur un animal vivant , du tronc de la carotide vers le cer-

veau, l'animal périt bien plutôt par suite de l'effort que l'on exerce sur le système capillaire encéphalique , et à cause des ruptures et compressions qui en sont la conséquence , qu'en raison de l'action délétère de ces substances sur la pulpe nerveuse. Cela es* si vrai , que l'eau , qui est très-pénétrante , et qui par conséquent traverse aisément le système capillaire cérébral, ne produit presque pas d'accidens , tandis que les autres liquides sont d'autant plus nuisibles, en général, que leur miscibilité au sang et leur ténuité sont moins grandes. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 5o,3 , lig. 20; — édition Béclard,T. iv,p. 235, lig, 27 : — «L'enveloppe extérieure de l'urètre est de nature spongieuse et aréolaire... » •

Cette proposition n'est vraie que pour la portion bulbo— spongieuse de l'urètre. En effet , au niveau des portions membraneuse et prostatique , il en est autrement. Dans le premier point, la membrane muqueuse est doublée par des (ibres charnues, tandis que dansle second, le tissu dense de la prostate remplit les mêmes fonctions. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 600, %• 26; — édition Béclard, T. iv,p. 243, lig. j 3 \ — « Les veines de plusieurs glandes..., celles de la prostate, versent leur sang dans le système à sang noir abdominal... »

Les veines de la prostate ne se rendent point vers la veineporte ; elles forment autour du col de la vessie un plexus remarquable , dans lequel se jettent les veines vésicales et celles qui reviennent du dos de la verge , plexus qui se termine par quelques grosses branches dans la veine hypogastrique.

(F. Blandin. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 602, lig. 18; — édition Béclard, T. iv, p. lig. 9 : — « Le sang change-t-il de nature en arrivant aux glandes , etc.. ? »

Tout ce qui est relatif à l'action propre des glandes est en général très-peu connu, comme tous les phénomènes qui se passent dans l'intimité des organes. Tout ce qu'on sait sur ceux de la sécrétion glanduleuse se borne à peu près à ceci : du sang contenant les matériaux de la sécrétion arrive aux glandes par les artères , excepté pour le foie , qui le reçoit des veines et des artères. Ce sang, en traversant les glandes, y éprouve des changemens par suite desquels un liquide totalement différent de lui est produit. Mais ces changemens se font-ils brusquement ou lentement, et à mesure que le sang avance dans son cours , et quelle est leur nature? Sont-ils simplement un résultat de la configuration des parties et un phénomène purement mécanique? est— ce une action chimique ou galvanique qui les détermine , doctrine qui , pour le dire en passant , règne aujourd'hui dans beaucoup d'écoles ? est-ce une suite de l'influence nerveuse , ou enfin toutes ces causes y concourent-elles à la fois ? Voilà ce qu'on ignore.

Quant à cette dernière influence , celle des nerfs dans les sécrétions , il est probable qu'elle existe , comme le dit Bichat , quoiqu'il soit très— difficile de s'en assurer directement. La section de tous les nerfs d'une glande, imaginée par Bordeu, est presque partout impraticable. On trouvera sans doute peu concluantes les expériences rapportées plus haut par Bichat. En voici d'autres qui ne le sont peut-être guère plus , mais dans lesquelles pourtant les résultats semblent un peu plus prononcés , et paraissent d'ailleurs d'autant plus remarquables qu'ils sont en contradiction manifeste avec les premiers : ces expériences sont dues à M. Brodie.

i°. Le cerveau ayant été enlevé, la respiration étant entretenue artificiellement afin que la circulation ne s'arrête pas, et que l'animal continue de vivre , l'urine n'a plus été sécrétée. Ce fait ne prouve pas positivement, il est vrai, que l'action cérébrale influe sur la fonction qu'a le rein de sécréter l'urine ; car il

se pourrait que la circulation fût affaiblie dans ce cas au point de rendre la sécrétion moins active ; néanmoins c'est une forte présomption pour croire à cette influence.

2°. Pour pouvoir apprécier le mode d'influence des nerfs de la huitième paire sur la sécrétion muqueuse de la face interne de l'estomac , sécrétion trop peu abondante dans l'état naturel pour qu'on obtienne des résultats bien tranchés , on a cherché à en augmenter les produits en donnant à un animal l'arsenic et d'autres substances vénéneuses de la classe des poisons corrosifs , lesquels produisent , entre autres phénomènes , une accumulation des fluides muqueux et autres versés habituellement à la face interne de l'estomac : les nerfs de la huitième paire ont ensuite été coupés. A la mort de l'animal , on n'a point trouvé cet amas de fluides qui ne manque jamais dans toute autre circonstance. II semble résulter de là que l'intégrité de ces nerfs est nécessaire pour que les glandes ou follicules muqueux de l'estomac répondent aux excitans qui leur sont directement appliqués.

( Béclard. )

Anciennes éditions, T. iv, p. 604, Ug. 11; — édition Béclard, T. iv, p. il\n , lig. [\: — «Il n'existe jamais de ganglions dans l'intérieur des glandes... »

Le ganglion sous-maxillaiie décrit par M. Hippolyte Cloquet fait exception à cette règle ; il est placé entre les deux lobes principaux de la glande dont il porte le nom.

( F. Blandin. }

Anciennes éditions; T. iv, p. 612, lig. 17 ; — édition Béclard , T. iv, p. i55 , lig. 26 : — « La même glande, en changeant seulement de modifications dans ses forces vitales, peut être la source d'une infinité de fluides différens... »

Ce passage de VAnatomie générale nous fournit une preuve

curieuse du peu de fondement de la doctrine du vitalisme physio» logique , en nous montrant la plus remarquable application de cette doctrine. Oui sans doute , si vous placez toute la physiologie dans les propriétés vitales et hors de l'organisation , oui , la même glande , sans changer de tissu, et en changeant seulement pe modification dans les propriétés vitales qui lui appartiennent , peut sécréter une Joule de fluides différens, quelque soit le sang qui y aborde; ainsi le rein revêtant les propriétés vitales du foie pourrait sécréter la bile en nature , etc. Quelle erreur ! quel contre-sens î Eh bien ! voilà cependant à quelles conséquences conduit ce principe : que les propriétés vitales sont indépendantes de la matière organisée , qu'elles la dominent et déterminent son existence dans certaines conditions. Retournez cette proposition, et dès lors au contraire les choses vous apparaîtront sous leur véritable jour ; vous verrez les forces vitales soumises à l'organisation et en découler immédiatement ; vous verrez enfin que pour donner au rein les propriétés vitales du foie , il faudrait auparavant lui avoir attribué la nature de celui-ci , ou , pour parler plus exactement , dès l'instant que le rein aura revêtu la structure hépatique , il posséderait comme conséquence les propriétés du foie , et sans nul doute alors il pourrait sécréter la bile.

Au reste , un seul mot suffit pour ruiner cette théorie du vitalisme physiologique appliqué aux sécrétions : si les propriétés vitales des glandes sont indépendantes de l'organisation, si, suivant telle ou telle dose de ces propriétés , et sans que son état anatomique ait besoin d'être changé , la même glande peut sécréter telle ou telle substance , comment se fait- il que la nature , qui se fait remarquer par la simplicité de ses procédés , ait donné une itructure particulière à chaque glande ? la chose est incompréhensible.

Le système nerveux a certainement une grande influence sur les sécrétions , comme le prouvent les exemples cités par Bi— chat ; mais quelle est la nature de cette influence ? quelles sont les conditions de l'organe sécréteur qui éprouvent alors des modifications ? on l'ignore ; mais de ce qu'on l'ignore, est-ce une raison pour en inférer que ce n'est pas l'organisation de la glande qui ressent la secousse nerveuse , et que les seules propriétés vitales

de l'organe sont modifiées? Non assurément ; et puisque nous entrons ici dans le champ des hypothèses , j'aime bien mieux supposer que , dans les cas cités par Bichat , l'agent nerveux , quelle que soit son essence , qui entre pour quelque chose dans la substance de la glande , a été modifié , et qu'ainsi encore l'altération des propriétés vitales n'a été qu'une conséquence de l'altération de l'organisation . (F. Blindin.)

Anciennes éditions , T. ty, p. 6 1 7 , lig. 1 6 ; — édition Béclard , T. iv,p. 260, lig. 3i : — «On connaît les dépôts au foie, dans les plaies de tête... »

Déjà j'ai fait remarquer que ces abcès se développent beaucoup plus rarement que le disaient les anciens ; mais je dois ajouter ici , qu'ils ne sont pas plus communs après les plaies de la tête qu'après celles des autres régions. ( F. Blandin. )

Anciennes éditions , T. iv , p. 63g , ligne dernière; — édition Béclard, T. iv, p. 284, ligne dernière.

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