‹ Additions a l'anatomie générale de Bichat [electronic resource]Chapitre 4 sur 38 · XXX · texte numérisé non relu

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la classe des altérations de texture ; elles sont caractérisées par le développement accidentel d'un nouveau tissu dans la partie qui en est. le siège. On les divise, suivant que ce tissu a quelque analogie dans l'économie ou qu'il lui est absolument étranger , en transformations organiques proprement dites , et en dégénérations ou tissus accidentels , qui n'existent que dans l'état de maladie.

J.-F. Meckel est le seul jusqu'à ce jour qui ait fait l'application de ees données à un système complet d'anatomie pathologique. Voici l'ordre qu'il a suivi dans le traité fort étendu qu'il a publié en Allemagne sur cette matière.

Il admet les deux grandes divisions dont nous avons parlé , savoir les altérations de forme et celles de texture. Parmi les premières se trouvent rangés ; i° les vices de conformation originels , subdivisés eux-mêmes , suivant qu'ds portent sur le nombre ou sur la nature des parties, en vices de quantité et vices de qualité ; 2° les dérangemens acquis , de volume , de situation , de configuration, etc. , etc. ; ce qui comprend les luxations , les hernies , les solutions de continuité, les rétrécissemens, les dilatations , les atrophies , etc.

Les altérations de texture se rattachent à deux chefs principaux ; les uns ne changent que les propriétés physiques du tissu affecté , telles que la couleur , la densité ; les autres masquent complètement son organisation. Celles-ci étant souvent le produit de l'inflammation , cette affection se place naturellement ici. Le mode de réparation des organes lésés est décrit à la même occasion. Enfin viennent les transformations et dégé— nérations proprement dites. L'auteur range encore dans les productions accidentelles les vers et les concrétions.

Nous adopterons l'ordre suivant, dans l'exposé des altérations pathologiques de chaque système :

( xxxj )

l.i situation.

) liyp' rl'oplue.

i". Aliér.it. dans les formes extérieures : J ,e Vol"mP : l«»f*M;

la tlcnsilé.

la coufiouration.

20 Altérât, dans l'organisation , par

3". Altérât, dans le développement:

>ns. i , .

I plates.

aniq:|rorps étranger

inflammations, lésions me'c

transformations.

Hégénérations.

[vices de conformation, développement accidentel.

( BÉCLARD

Anciennes éditions, T. i, p. xcix, lig. 20; — édition Béclard, T. 1, p. 70, lig. 5 : — « Remarques sur la classification des fonctions... »

La classification des fonctions proposée par Bichat , el suivie jusqu'ici dans les écoles, est tout-à— fait artificielle. Pour quoi , par exemple , placer en première ligne les fonctions de relation ? Ne sait-on point que leur établissement n'est que secondaire , et que , long-temps avant le moment où elles ont été en vigueur, le fœtus a vécu de la vie individuelle , qui lui est bien autrement essentielle que la vie de relation ? Plusieurs médecins ont apporté , sous ce rapport, de remarquables modifications au plan tracé par l'auteur de Y A 'natomie générale ; modifications plus ou moins heureuses, parmi lesquelles je citerai surtout celles que nous devons aux travaux de M. Hippolyte Royer— Collard.

La méthode de cet ingénieux physiologiste offre ce remarquable caractère, qu'elle est essentiellement naturelle, et qu'elle rappelle à chaque instant cette loi invariable , absolue, du monde matériel, en vertu de laquelle tous les êtres commencent, s'accroissent et finissent ; loi qui apparaît plus promptementetplusclairementdans le règne organique, sans que pour cela elle lui soit exclusivement relative. D'après cette méthode les fonctions sont étudiées dans l'ordre le plus propre à faire assister le lecteur au spectacle continuel des gradations de l'existence, pour me servir des exprès-

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sîbns mêmes de l'auteur. D'abord , elle nous montrcl'individu ntdimentaire naissant dans des circonstances toutes spéciales, et commençant le travail de sa formation première ; puis s'accroissant continuellement, et subissant d'une manière graduée, soit dans son ensemble , soit dans ses diverses parties , une série de métamorphoses par suite desquelles il revêt un certain nombre d'états qui pour lui sont transitoires, mais que l'on retrouve permanens dans des degrés plus inférieurs de l'échelle des êtres , jusqu'à ce qu'enfin il soit arrivé à l'état parfait : alors le travail primitif de formation est achevé, les organes sont en équilibre les uns par rapport aux autres , et l'homme , jouissant de la plénitude de ses fonctions, multiplie de mille manières ses rapports avec le monde extérieur ; enfin , après nous avoir fait parcourir cette période si importante et si variée de la vie , la méthode de M. Royer-Collard déroule à nos yeux le tableau triste, mais fidèle , des phénomènes de notre décroissement continuel, véritable mort en détail, qui nous conduit plus ou moins lentement au terme invariable de notre existence.

A la première partie de cette physiologie , se rattache successivement : l'embryogénie, l'histoire de la circulation , de l'absorption , des sécrétions tégumentaires , glandulaires ou cellulaires, celle des phénomènes respiratoires, locomoteurs, nerveux, et enfin la calorification , les fonctions sensitives internes, externes, celles d'expression, les affections morales et intellectuelles , et la génération ; dans la seconde , au contraire , on range tout ce qui a trait au rôle physique et politique de l'homme dans ses rapports avec le monde extérieur , tout ce qui caractérise les derniers âges de la vie , et enfin la mort elle-même , après laquelle l'homme physiologique cesse d'exister , et à laquelle par conséquent doit s'arrêter le simple physiologiste. (Blandin. )

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