‹ Additions à L'anatomie générale de Xav. Bichat :Chapitre 12 sur 35 · SYSTÈMES CAPILLAIRES · texte numérisé non relu

SYSTÈMES CAPILLAIRES

Continuation des Artères avec les veines , les exlialans , etc.

Pa GE 489. « On a demandé s’il y avolt un in- » termédlaire entre les artères et les yeines : l’ins- » pection prouve que le système capillaire est seul » cet Intermédiaire. » *

Les anciens croyolent en effet, même après les belles découvertes de Harvey sur la circulation du sang , cju’il y avoit un tissu intermédiaire entre les dernières extrémités des artères et les premières radicules des veines. Cette opinion étolt fondée sur ce que souvent , dans les injections , la matière poussée par les artères , au lieu de revenir directement par les veines , sembloit d’abord s’infiltrer dans le tissu cellulaire environnant. Plus tard, on s’aperçut que cette infiltration n’étolt qu’accidentelle , que certaines substances seulement , la dissolution de colle , par exemple , étoient susceptibles de s’infiltrer, tandis que d’autres ne présentolent pas ce phénomène. On fut dès-lors porté

AUX SYSTÈMES CAPILLAIRES.' Iiy

à rejeter l’existence cTun tissu intermédiaire, d’autant mieux cpie personne ne disoit avoir vu ce tissu. Enfin Malpighi paroît être le premier qui eit prouvé, par l’inspection microscopicjue , la continjuation directe des artères avec les veines , si bien démontrée depuis par les expériences de Spallanzani , et surtout de Leuvenboéck. Il*suffit aujourd’hui de vouloir s’en donner la peine pour voir cette continuation : on choisit pour cela les parties transparentes des animaux , comme le mésentère des grenouilles, la queue et leS membres des têtards , celle despoissons, etc. Non-seulement, au reste, les injections poussées par les artères reviennent très-bien par les veines, mais l’inverse a lieu également, à moins que des valvules ne s’y opposent.

La continuation des artères en vaisseaux exhalans ne peut être réelle qu’ autant c[ue ces A^aisseaux existent réellement ; or , nous a errons plus tard que ce point est encore fort obscur. 'La communication aA'ec les excréteurs n’est pas démontrée pour toutes les glandes ,• il en est dans lesquelles les Injections n’ont point passé des artères dans ces conduits : le microscope n’a pas encore fait voir la continuation de ces deux ordres de vaisseaux ; on ignore si , dans les glandes même où ils communicjuent évidemment , il n’y a pas entre eux une substance intermédiaire.

Les dernières extrémités des artères communiquent encore , sulA^ant quelques-uns , avec les lymphaticjues,* à l’origine de ces derniers,* c’est ce qui sera examiné dans le système absorbant.

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Tissu érectile.

Page 5o8. « La rate, le corpÿ caverneux, au » lieu d’olïrir, comme les surfaces séreuses, un ré- » seau .vasculaire où le sang oscille en divers sens, a suivant le mouvement qu’il reçoit , ne présentent )) que des tissus spongieux , lamelleùx , encore peu » connus dans le'ur nature, où le sang paroît sta- ')) gner souvent, au lieu de se mouvoir, etc. »

La disposition du système capillaire dans ces tissus spongieux a été fort bien décrite par plusieurs anatomistes • modernes. Le corps caverneux a été l’objet spécial de leurs recherches. On croiroit, au premier coup-d’oeil , que c’est un tissu celluleux ou spongieux infiltré de sang ; lorsqu’on l’incise, ce fluide s’en écoule et semble sortir des aréoles ouvertes et non des vaisseauj/immédiatement. C’est ce qui en a imposé à Haller et aux anatomistes quj l’ont suivi , et leur a fait ci’oire que le sang étoit versé par les artères dans les intervalles des lames et des fibres du corps caverneux , d’où il étoit repris par les veines (i). Mais si on injecte les artères d’une part , on les voit se terminer par des ramifications très - fines qui se comportent absolument comme dans les autres parties ; et en injec-

(i) Telle éloil l’opinion de Bichai lui-méine(l. ii, p- 5()8), opinion qui n’est plus admissible, et qui est suffisamment rëi'ulée par ce que nou.s disons ici de la structure des corps caverneux.

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