‹ Additions à L'anatomie générale de Xav. Bichat :Chapitre 28 sur 35 · A DD 1 T JO^'S · texte numérisé non relu

A DD 1 T JO^'S

§ IV. De la Méîanose.

Cette production , ainsi nommée par M. Laennec , est réunie à la précédente par J. F. Meckel. M. Broussais veut que ce soit un tissu tulierculeux, dont la couleur noire est due à l’àge avancé des individus qui le présentent ; mais il n’est pas prouvé que les vieillards en soient plus souvent affectés. Le même auteur fait un rapprocliement plus exact , peut-i-être , entre cette couleur et celle des mem- Lranes où le sang a séjourné long-temps , comme à la suite de certaines plilegmasies très-anciennes.

Il faut distinguer la méîanose de la matière noire des poumons. Celle-ci , que l’on rencontre chez la plupart des sujets après l’âge de douze à quinze ans, qui augmente progressivement avec l’âge, et qui teint les glandes bronchiques, la surface des poumons , et les intervalles des lobules , ne constitue pas une maladie.

La couleur noix'e de ce tissu est parfaite et entièi’ement opaque ; sa consistance est assez grande ; il l’éslste à la déchirure. Il s’amasse cjuekjuefois en masses d’un certain volume ; d’autres fois, il forme des stries ou des plaques plus ou moins larges. Son intérieur paroît homogène,* on n’y découvre aucune espèce de structure. Cette matière se ramollit rarement ; quand cela a lieu, il en résulte une sorte de bouillie noire ou un liquide séreux , mêlé de grumeaux de la même couleur.

La méîanose est , beaucoup plus que les autres tissus morbides, compatible avec l’état de santé;

TTSSüS ACCIDENTE-LS.

sa nature paroît aussi différente de celle de ces tissus. J’ai fait r.éeemment examiner par M. Earruel, chef des travaux chimicjues de la Faculté de Médecine, de la mélanose extraite d’une jument qui en présentoit en grande quantité dans les muscles, dans plusieurs viscères, et surtout sous la peau du périnée et des mamelles : il l’ésulte de son examen cjue ’ la mélanose doit être considérée comme un amas de matière colorante du sang et de fibrine, l’une et l’autre dans un état particulier, et dans lequel on rencontre un peu d’albumine , trois matières grasses distinctes et beaucoup de phosphate de chaux et de fer.

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