SCENE VI Les Mè.mes, ADÈLE
ADÈLE, entrant du fond.
Monsieur a sonné?
Oui. Entrez... mais entrez donc. (Avec autorité.) Adèle, vous êtes grosse, n'est-ce pas?
ADÈLE, confuse.
Oui, monsieur Paul.
PAUL, même jeu.
Écoutez-moi bien. Vous êtes grosse de moi!
ADÈLE, ahurie.
Hein ! Comment que vous dites ?
PAUL
De moi ! Vous êtes grosse de moi! Enlendez-vous? Si madame vous interroge et vous demande de qui. C'est de moi! Tenez, prenez ea en attendant, (ii lui glisse une pièce de muniiaie dans la main.) Vous avez compHs maintenant, hein?
ADELE, mettant la pièce dans sa poche.
Oh ! oui, monsieur Paul.
PAUL
Vous n'êtes pas une bête. Rentrez dans votre cuisine et
n'oubliez pas surtout, ill la pousse vers le fond.)
ADÈLE
Oh! j'oublierai pas... (Revenant.) Seulement, si elle me chasse, madame!
PAUL, même jeu.
Faites ce que je vous dis si vous voulez qu'on s'occupe de vous.
AdIlLE, ;:ai,'nant la porte, à part.
Ha des drôles d'idées, monsieur Paul! Kiie .sort au fond.)
.MONSIEUR, sitnt .Adèle disparue, se lève et serre les mains de Paul. PAUL, lui rendant son étreinte.
Voilà... c'est fait!
MADAME, à la cantonade, appelant.
Adèle!
PAUL
J'entends maman! Allons, je le laisse. Me tout d'abord,
hein ! Me ferme. Et si tu ne peux pas faire autrement, alors marche, engage-moi à fond, ne me ménage pas. Tu es mon père, après tout! ii sm-i viveiunit, an fund.i