‹ Adèle et Théodore, ou, Lettres sur l'éducationChapitre 34 sur 43 · LETTRE XX-XIX · texte numérisé non relu

LETTRE XX-XIX

Madame â'OstaUs d la Baronne.

Jb vous ai dit ^ ma chère tante y que f a-i^is vule chevalier de Valmont, et combien il m'avoit paru aimable \ mais je puis à présent vous en parler avec plus de détail, car j'ai soupe hier avec lui chez madame de Limours. Madame de Valcé y étoit, et je ne Fai jamais vue plus parée, plus gaie et plus brillante. Tout cela n'étoit point sans dessein , et peut-être sans succès... Le che-** valiei* de Yalmont est bien jeune , il a bien peu d'expéri^ice.*. Cependant j'aiicru remarquer que la coquetterie, de madame de Valcé rétonne encore plus qu'elle ne le séduit. «. Ah ! s'il pouvoit lire dans Ta venir, et prévoir le bonheur qu'on lui destine s'il sait le mériter^.. ! il échapperoit, ji'en sub sure , à tous les piégea qu'on valui tendne. • . { Après le /souper ^ il ;s'est apprûcjbé de naca,

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et m'a demandé de vos nouvelles avec un

air d^intérét qui m'a touchée : il a fait deux

ou trois questions sur Adèle ; et quand j'ai

dit qu'elle étoit prodigieusement grandie^

embellie^ je crois en vérité qu'il a rougi j-

mais^eanîârcertauiQqa^ acsoupim^ Madame

de Valcé est venue nous interrompre en

lui pKe^Qtairt V9^ carti9!dp!m^> et il;.n'a

<yMV^ pQur, ?^er jouer avsec. die tçj^k-

rest^ d^ h 4oÂriâ9> Je niai' pupéiiétr/er:^

m^^amo 4^ Ijimours. Vapmiçoii; d^t. prejiM

de ra^^^ d« y Uooii ellea delà pénétrer

tiou; natiorelle ^ vm$ ellet ne voit him^ que.

lorsqu'elles d^ s^Pjg^ffwd^et Je plwl^er

degré d'ifttérêt.sn^pow! Tfi veiigj^. J^ y a

des a)oi4en$ où elle se pei^uad^ ep^QFe que .

sa fiUe fl'a< que dei^ im^wdenoef i^Oir^-r

proçUi5!rret^ par «emple> efle.croiib dai

tr^^^K^one foi que Fen«tenoe de ondaine'

de; Yalce d^ns k monde est tout auisi/

agràdiieiqu'^e le fut jan^dà». Qa^nd on* a

un beau liom^ de I^ jeunesse etiisi' mari

que rien^ ne peut fScfaer^ on n'est point

bannie de là société. Madame de Valcé est

jolie ^ elle est bien mise^ elle d&nae à mer^

veille^ elle orne une fêle , elle est priée à tous 1^ bals et à tous les soupers^ ce qui durera jusqu'au moment où elle sera forcée âe quitter les plumés , les fleurs et la danse. Voilà en quoi consiste toute sa considéiratxon actueUe. Du reste ^ elle éprouve continueUenvent toutes lés humiliations auxquelles expose inévitablement la mauvaise conduite. U n'y a pas une jeune personne nouvellement miariée qui vodùt paroitre en pi^lic avec elle ; les femmes même qui la voient, chez elle > évitétit avec soin tout ce qui pourirôit af&cher une intimité véritable i êlafîn^ toutes les belles -mères et toutes lés mères qUi craignent pour leurs ffîeâ une semblable liaison , la traitent avec ûtt d^âiil qui va très-souvent jusqu'à l'impolittô^.Ia plus niarquée. On la voit sans eéi»Se faire des avances ou froidemetlt re- ^JteB, où réjëtéeS ouvertement ; eissuyer toti» ces dégoûts èans oser s'en plaindre, etbhercber à s'en venger en déchirant toutes les femmes qui jouissent d'une bonne réputation. Elle vient de perdre , du moins pour quelque temps , son amie madame de Ger-

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