‹ Adénites bacillifères curables: Unique manifestation de la Tuberculose expérimentale du Cobaye (Leur importance pour le diagnostic de la tuberculose humaine)Chapitre 14 sur 44 · ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA TUBERCULOSE ATYPIQUE DU COBAYE · texte numérisé non relu

ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA TUBERCULOSE ATYPIQUE DU COBAYE

A. — LA FORME HYPERTROPHIQUE SIMPLE DE LA TUBERCULOSE GANGLIONNAIRE DU COBAYE

La forme hypertrophique simple de la tuberculose ganglionnaire du cobaye est réalisée dans l’observation Le B , atteint d'hydarthrose du genou, dont le liquide sérofibrineux est inoculé sous la peau d’un cobaye n° 1. La dose injectée est de 10 cc. Le liquide contient de nombreux lymphocytes.

L’inoculation est pratiquée le 24 février 1928 ; pendant les mois qui suivent, jusqu’en juillet, l’animalne présente aucun signe de réaction pathologique. Son poids reste à peu près stationnaire (500 gr. en juillet contre 525 en février).

Le 27 juillet 1928, soit après 5 mois, on sacrifie l’animal. On ne trouve pas trace de lésion viscérale ; foie et rate en particulier sont absolument normaux, mais les ganglions bronchiques et lombaires sont nettement augmentés de volume : ils sont ternes, de couleur gris sale et non rosés ; leurs dimensions varient de la taille d’une lentille à celle d’un petit pois. La coupe montre qu'il s'agit d’une hypertrophie simple, diffuse, homogène, mais les frottis y décèlent la présence de bacilles acido-résistants

typiques, bien qu'en petit nombre.

SÉDGe

Les ganglions sont alors broyés avec du sable stérile et le liquide obtenu est injecté à un cobaye n°2.

Le cobaye Le B. n° 2, inoculé le 27 juillet, semble supporter pendant trois semaines sans réaction aucune, l’inoculation précédente. Au 20 août, on voit se développer au point d’inoculation un abcès dont le pus, riche en germes de toute sorte, ne contient pas de bacille tuberculeux (on confirme par l’inoculation à un cobaye n° 3 qu’il ne s’agit pas de tuberculose), abcès qui guérit rapidement après incision. On peut donc le considérer comme un incident d’inoculation, d’autant que lorsqu'on sacrifiera le cobaye fin septembre (après deux mois) on ne trouve plus aucune trace de cette suppuration locale.

‘ L’autopsie montre l'intégrité absolue de tous les viscères ; le seul aspect d’apparence pathologique est l’existence d’une petite plage blanchâtre sur le bord antérieur du foie, ayant les dimensions d'une lentille (mais dont la coupe montre qu'il ne s’agit pas d’un tissu organisé) ne contenant pas de germes, en PARteUNEs pas de bacille tuberculeux.

Par contre, les ganglions trachéo-bronchiques sont très notablement hypertrophiés ; l’un d'eux atteint la taille d’un petit haricot. Parmi les ganglions lombaires, seul le rétro-hépatique est pathologique.

Sur les frottis de ces différents ganglions, on parvient, très difficilement d’ailleurs, à trouver dnelanes bacilles acido-résistants, granuleux, isolés.

Dans l'observation suivante, les lésions sont encore plus mportantes que dans le cas précédent.

Le 8novembre 1928, deux cobayes AF I et AF I] sont inoculés chacun avec 10 cc. de pus d’un abcès froid. L'un d'eux succombe 24 heures après l’inoculation ; le

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