‹ Adénites bacillifères curables: Unique manifestation de la Tuberculose expérimentale du Cobaye (Leur importance pour le diagnostic de la tuberculose humaine)Chapitre 30 sur 44 · Burnet, loco cit · texte numérisé non relu

Burnet, loco cit

Le 117° jour seulement apparaît un ganglion inguinal très petit, qui est porté sur plusieurs tubes de culture : rien ne pousse, bien que des bacilles aient été observés sur les frottis.

Ce ganglion est reporté sur un 2° cobaye qui meurt au bout de 130 jours, sans lésion tuberculeuse visible, sauf de petits ganglions (un inguinal, un mésentérique, un trachéo-bronchique) où l’on ne trouve pas de bacilles.

Mais six semaines avant sa mort, ce cobaye a présenté un ganglion inguinal des plus nets qui a été reporté sur 2 cobayes : après 5 mois, aucun d'eux ne présente de réaction pathologique.

Ces différentes observations illustrent une fois de plus la nécessité absolue d’un examen minutieux du système lymphatique des cobayes inoculés avec des produits dont on soupçonne la nature bacillaire. On ne peut se contenter de rechercher les lésions macroscopiques banales de la tuberculose type Villemin : l'existence de lésions ganglionnaires dont la nature est démontrée par la présence du bacille de Koch à leur niveau permet d'affirmer cette éliologie tuberculeuse : encore faut-il savoir que c'est entre la 4 et5e semaine qui suit l’inoculation que l'on a le plus de chances de dépister le bacille, celui-ci pouvant disparaitre ultérieurement.

$ 3. — Expectoration non bacillifère et tuberculose atypique du cobaye.

Nous avons vu dans les paragraphes précédents comment l'existence d'une forme atypique de l’infection expérimentale du cobaye nous avait permis d'établir l’origine tubercaleuse de diverses arthrites, pleurésies, liquides ascitiques... et d'y déceler ainsi, alors que toutes les explorations selon les procédés classiques avaient échoué,

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la présence du bacille tuberculeux. Dès lors on pouvait espérer que cette forme si particulière de la tuberculose expérimentale pourrait apporter une lumière nouvelle sur des faits d’allure paradoxale, telle surtout les observations de tuberculose pulmonaire, d’allure aiguë le plus souvent, avec expectoration non bacillifère.Les faits de ce genre ne sont pas rares et MM. Borel, Broquet et Morenas (1), Cain et Hillemand (2) dans la tuberculose des sujets neufs. M. Chevalier (3) dans un cas de pneumonie caséeuse avaientessayé vainement de dépister le bacille de Koch par examen direct après homogénéisation comme par inoculation. Des faits identiques ont été rapportés par MM. Paisseau et Lambling (4) dans un cas de primo-infection de l’adulte, par M. Paisseau et Melle Boegner (5) dans une observation de tuberculose aiguë. Cette anomalie est en particulier assez souvent observée dans la tuberculose des sujets neufs, dite encore de primo-infection, puisque dans les recherches de MM. Broquet et Morenas, chez 71 sénégalais tuberculeux, malgré la répétition en série des examens bactériologiques les plus minutieux, ce n’est que dans deux cas que le bacille de Koch peut être décelé et cela bien que dans un très grand nombre de ces observations les signes cliniques et radiologique, ainsi que l’existence à l'examen anatomique de lésions généralisées avec tubereules caséifiés, ne permettent guère d'expliquer par l'hypothèse de « tuberculose fermée » l’anomalie, constatée. L'observation anatomique de MM. Cain et Hillemand es particulièrement démonstrative à cet égard : les lésions consistaient en alvéolite tuberculeuse avec effraction du contenu bronchique rempli de caséum. De même dans l’obser.

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