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l’onobtient en partant de cultures de bacille tuberculeux, et nous sommes en droit d'affirmer que nous avons non pas inoculé des « unités bacillaires » mais fait une inoculation d’une richesse extrème.
Or, contrairement aux résultats qui paraissaient devoir être obtenus, si l’on adopte les notions classiques, les auimaux réinoculés ne sont pas devenus tuberculeux, en ce sens que leurs viscères n’ont jamais présenté le moindre signe de réaction pathologique, et cela bien que dans certains cas ce n'est plus deux ou trois mois, mais 6 mois, 8 mois, 15 mois de survie que présentent ces animaux. Pouriant ces cobayes ont bien été infectés par le bacille tuberculeux, puisqu'on trouvé chez eux les mêmes lésions ganglionnaires que chez les animaux du 1er passage et qu'au niveau de ces lésions l’abondance des bacilles tuberculeux est comparable à celle du produit qui a servi de point de départ à l’inoculation.
Si l’on rappelle enfin que les passages ultérieurs ont encore répété les mêmes phénomènes, on est en droit de conclure que dans nos expériences — et l'observation Les n’en est qu’une, particulièrement étudiée, parmi plusieurs autres — l'inoculation d’un nombre considérable de bacilles tuberculeux n'a cependant déterminé chez le cobaye . que des lésions relativement minimes, et en tous cas, bien que très riche en bacilles capables de guérir spontanément.
L'abondance de bacilles n'est donc pas un facteur suffisant, dans tous les cas, pour réaliser une .bacillose généralisée chez le cobaye.
Dans le 2e groupe -d’expériences, nous avons observé le fait inverse, d’ailleurs bien classique : des produits que l'examen direct révèle comme pauci-bacillaires ou abacillaires se montrent cependant hautement pathogènes pour l'animal. Dans un certain nombre de cas, il faut réaliser
deux, trois, quatre passages successifs chez le cobaye, avant de déterminer une tuberculose généralisée dont les lésions ont une richesse extrème en bacilles : or les animaux des passages intermédiaires, non seulement ne présentent lorsqu'on les laisse vivre, jamais la moindre lésion viscérale, mais encore leurs ganglions, quelle que soit le délai dans lequel l'animal est sacrifié, se montrent absolument dépourvus de tout bacille alcoolo et acidorésistant, Si l'on considère que les frottis de ces ganglions avant d’être réinoculés, ont élé examinés sans résultat pendant des heures entières, on est en droit de conclure, que dans certains cas malgré le nombre minime de bacilles — en admettant qu’un examen plus minutieux ait finalement permis, comme dans certains cas, d’en déceler quelques unités — l'animal présente une tuberculose particulièrement sévère à type de bacillose viscérale généralisée.
Le produit inoculé, non pathogène pour les premières séries d'animaux, à par passages successifs recouvert sa virulence et tue en 5 à 8 semaines alors que les animaux des passages précédents ne présentent plus aucun signe témoignant de leur infestation.
De cette double série de constatations, il nous paraît que l’on est en droit de conclure que si, comme le démontrent les expériences de Nocard, de Küss, le nombre des bacilles inoculés joue un grand rôle dans les lésions reproduites expérimentalement, ce rôle n'est pas exclusif et qu'il faut également, dans d’autre cas, attribuer une virulence différente aux bacilles issus de produits humains différents.
Il convient d’ailleurs de remarquer, bien que nous n’ayions pas ici à entrer dans de longs détails à ce sujet, que le rôle primordial du nombre de bacilles n’est pas admis sans conteste par tous les auteurs, et en particulier
Oumansky 11