Pétroff, Bruno Lange
3° Enfin un certain nombre d'auteurs, à la suite de M. Hababou Sala (1) travaillant au laboratoire d'hygiène et bactériologie de Strasbourg, estiment devoir attribuer à des substances toxiques seules la production des lésions, et en inoculant de la tubertuline brute à des cobayes, auraient reproduit exactement les mêmes lésions que celles des animaux inoculés avec les filtrats. Mais il faut retenir des expériences de cet auteur :
a) Tout d’abord que la recherche des bacilles sur les frottis a été beaucoup plus courte, ainsi qu’il le reconnaît, que celle employée par M. Valtis.….;
b) Que’en l’absence de réinoculation, il n’est guère permis d'émettre une opinion sur la signification des lésions ganglionnaires produites avec la tuberculine;
c) Enfin qu'il n’est nullement démontré que la tuberculine soit dépourvue de tout élément tuberculeux vivant, et l'absence de bacille acido-résistant n'implique pas l'absence de /ormes autres à qui serait imputable les lésions reproduiles.
De ces discussions, brièvement rapportées, il semble bien résulter que l’inoculation des filtrats est douée d'un pouvoir pathogène et que l'existence d'une forme filirante du virus tuberculeux soit établie.
Quoi qu'il en soit — et c’est en cela que ces faits nous importent — les résultats des inoculations faites avec ces filtrats sont assez semblables à ce que nous avons décrit sous le nom de formes ganglionnaires de la tuberculose expérimentale du cobaye— et à ce point de vue nous devons décrire en détail les résultats d’inoculation des filtrats pour les comparer à ceux que nous avons obtenus sans filtration aucune,
L'inoculation de filtrats de produits tuberculeux — et