‹ Adénoïdiens et AppendiculairesChapitre 16 sur 25 · DI · texte numérisé non relu

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se maintient ; dès que le malade est abandonné à luimême, la muqueuse rhino-pharyngienne ne tarde pas à reprendre son aspect pathologique.

« Ge qui prouve bien encore l'influence du sysème nerveux, c'est que, dans latrophie ozénique par exemple, la lésion débule précisément au niveau du cornet inférieur et dans son segment antérieur, là où se trouve réparti le tissu érectile, dont la turgescence est sous la dépendance du ganglion sphéno-palatin.

« À côté de ces perturbations d'ordre physique, il en existe une autre beaucoup plus importante ef d'ordre physiologique : c'est l'insuffisance de la phagocytose qui est aussi sous la dépendance du système nerveux. Au point de vue de la qualité des leucocytes, pas de modifications.

« Au point de vue de leur nombre, Viollel a trouvé, dans le mucus sécrété par une muqueuse d'adénoïdien, 44.000 leucocytes par millimètre cube, au lieu de 50.000 qui, d'après lui, serait le chiffre normal. »

Il faut done, et ces lignes qui vont suivre ne sont que le reflet des idées développées par Delacour, dans son Mémoire sur le syndrôme adénoïdien, pour que les lésions adénoïdiennes évoluent du côté des muqueuses rhino-pharyngiennes ou appendiculaires, un terrain héréditairement où congénitalement préparé et mis finalement en état par des infections ou des intoxications surajoutées, quand l'influence héréditaire a été insuffisante.

Si l’intoxication transplacentaire est peu forte, l'empoisonnement fœtal a des degrés ; il faut alors une cause occasionnelle, une pyrexie quelconque, grippe, scarlatine, diphtérie, une suractivité fonctionnelle, pour modifier profondément l’économie. Si elle se fait sentir, dès la vie intra-utérine, la lésion du tissu lymphoïde se manifestera peu de temps après la naissance.

Balzer a vu une perforalion de l'appendice chez un enfant de sept mois, et Tordeus, de Bruxelles, a signalé un cas de pérityphlite chez une fillette de siX MOIS.

Silbermann, Menks, Sammers, ont noté des appendicites chez les nourrissons. QE

Le catarrhe pharyngien, la rhinite atrophique, les végétations adénoïdes ont été observés de très bonne heure.

Les troubles trophiques du tissu Ilymphoïde de l'économie sont régis par une loi commune. Les modifications du chimisme et de la motricité gasrique, les sécrétions glanduleuses où muco-membraneuses de l'intestin sont, avant tout, la conséquence d’un même trouble de l’innervation. L’enlérite, ou mieux l’entéro-névrose muco-membraneuse et l’appendicite n’ont entre elles, comme le dit Dieulafoy, aucune relation de cause à effet, elles dérivent d'une même cause, mais l’une n’est pas l’aboutissant de l’autre.

I n’est pas jusqu'au bouchon croûteux des fosses nasales, dit Delacour, qui ne puisse être comparé

AP Le

au calcul appendiculaire, bien étudié par Rochaz. Dans les deux cas, la masse surtout composée de mucine soluble dans l’éther, présente une structure identique, formée de couches concentriques plus lâches dans le bouchon qui se développe entre les parois rigides des fosses nasales, plus serrées et plus compactes dans le calcul de l’appendice constamment soumis aux contractions de la musculature de cel organe. |

La présence de croûtes dans le rhino-pharynx détermine quelquefois chez les individus atteints de rhinite atrophique des nausées violentes qui peuvent durer et ne cessent qu'après l'expulsion du bouchon. Il nous est permis, poursuit Delacour, d'opposer ces efforts du pharynx pour se débarrasser des croûtes à la crise appendiculaire du début, véritable nausée de l’appendice.

Les glaires et les muco-membranes de l'intestin sont des sécrétions de même nature mais qui ne veuvent donner lieu aux mêmes symptômes que le calcul appendiculaire en raison, tout à la fois et du calibre de l'intestin et de la teneur glandulaire relativement pauvre si on la compare à la richesse de l’appendice en folliculés Iymphatiques et glandes muqueuses. Ces lésions, dit toujours le même auteur, sont d'ordre tropho-neurotique. Le système nerveux semble soumis à une intoxication chronique, constante, à petite dose, se prolongeant indéfiniment jusqu'à ce que les éléments anatomiques,

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alteints dans leur vitalité, aient disparu et fait place à un tissu de sclérose.

Delacour veut que ce mécanisme soit sous la dépendance d’un organe à fonction également constante et il le considère comme la conséquence d'une insuffisance relative de la glande thyroïde.

« L'adénoïdisme est le tronc, l’ozène, les végélations adénoïdes, l’appendicite chronique sont les branches ; l'arbre prend naissance sur un terrain toujours identique ; peut-être conviendrait-il de dire qu'il déchoit parce que la sève thyroïdienne fait défaut ou est altérée. »

3° THÉORIE SANGUINE. — Certains auteurs prétendent que c’est par voie sanguine que l'infection, partie du naso-pharynx arrive dans l'intestin el l’'appendice.

Groc a repris cette théorie et l’a augmentée de nombreux faits de laboratoire qui mettent assez nettement en évidence la possibilité d’un tel mode de propagation de l'infection. |

Kayser, de Breslau, a fait connaître, en 1895, au Congrès de Moscou, ses expériences sur la pénétration des Corps étrangers microscopiques dans l’épaisseur de l’amygdale.

Mendelsen, quelques temps plus tard, insuffle de la poudre de charbon sur la muqueuse palatine d’animaux et retrouve des grains de cette substance dans les ganglions de l’angle de la mâchoire.

Lexer, en 1897, badigeonne la gorge de lapins

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