A. — HISTOLOGIE NORMALE
1° L’'Amygdale pharyngienne
« Au microscope
D'après Poirier, sur une coupe transversale de l’amygdale pharyngienne perpendiculaire à la direction de ses plis, on reconnait que chacun d'eux, forme un feston plus ou moins saillant, au-dessus de la portion profonde de la muqueuse constituée par un tissu fibreux ordinaire. La limite de ce derme muqueux non modifié et de la partie relevée en feston, qui a subi la transformation adénoïde, est marquée par une limitante élastique très puissante, formée de fibres et de réseaux de grains, et qui marche droit sous les festons, sans subir aucun relèvement. Au-dessus d'elle et jusqu'à la surface, limitée par une mince membrane vitrée homogène, tout le tissu conjonctif reproduit le type du tissu caverneux des ganglions Iymphatiques. Ce tissu est formé de mailles larges et grêles de tissu réticulé, typique, et parcouru par des vaisseaux sanguins qui montent de l’axe de chaque pli de la profondeur vers la surface. Sur les côtés, on voit des follicules Iymphatiques semblables à ceux de la substance cérticale des ganglions. Le tissu réticulé à mailles
00 ee
rempli de cellules lymphatiques se poursuit jusqu'à la membrane vitrée sur laquelle ses dernières travées viennent prendre leur insertion.
L'épithélium à la surface des plis, offre le type malpiglien, formé par une couche de cellules cubiques au-dessus de laquelle deux où trois cellules minces de filaments unitifs, grêles, figurent le corps
de Malpighi ; viennent ensuite une ou deux cou-
ches de cellules épidermiques aplaties. Dans les anfractuosités, l'épithelium est cylindrique cilié ; sur les côtés de chaque pli on trouve, entre les deux variétés d’épithélium une zone de transtion. D’après Mégerand et Trautman, l’épithelium serait, ou cylindrique cilié, ou cylindrique stratifié, où à cellules cubiques et polygonales. L'épithélium cilié est constamment infiltré de cellules lymphatiques en voie de migration vers la surface, d’où la présence d’innombrables cellules Ivmphatiques actives dans le mucus pharyngien.
Les glandes en grappes sont très nombreuses quelques-unes sont renfermées en entier dans l’épaisseur des sillons formés par l’intumescence du tissu réticulé ; la majorité présente une portion acineuse, formée d’alvéoles crucifères, avec quelques étroits croissants de Gianuzzi, engagée dans la portion restée fibreuse de la muqueuse, au- dessous de la limitante élastique.
Les canaux excréteurs montent au travers du tissu réticulé et présentent souvent, dans leur trajet,