‹ Adénoïdiens et AppendiculairesChapitre 4 sur 25 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Faits Cliniques

Dans ce chapitre nous allons relater l’observation qui a été le point de départ de notre thèse. Nous la choisissons à dessein parce qu’elle semble comporter, dans ses différentes parties, tout ce qui sera envisagé au cours de cette étude. Nous pensons qu’elle nous permettra d'expliquer l’affiliâtion des diffé-

rentes étapes que nous aurons à examiner dans les chapitres d’étiologie et de pathogénie.

OBSERVATION (personnelle)

Un jeune garçon, C... L..., âgé de trois ans, est présenté au médecin parce qu'il est pâle, jaune, maigre et qu'il ne grandit pas. Les parents se plaignent de ce que leur enfant a, le matin au réveil, une haleine désagréable, que sa langue est toujours

un peu chargée et qu'il manque totalement d’appéüt. Le peu de nourriture qu'il prend n’est que très lentement digéré et semble « ne pas lui profiter ».

De plus, des alternatives de constipation et de diarrhée contribuent beaucoup à l’affaiblir. Enfin, le caractère de l'enfant a totalement changé, il est nerveux, repousse ses jouels et dort, chaque nuit, d'un sommeil agité.

À un premier examen le médecin constate que le petit malade respire la bouche ouverte et que chaque inspiration fait entendre un ronflement indiquant nettement l’obstruction du naso-pharynx.

À l'inspection, la gorge montre un liquide séropurulent tapissant tout le pharynx et sans cesse dégluti par l'enfant. :

Au toucher, la présence d'énormes végétations adénoïdes suintantes, vient confirmer le diagnostic qui avait été fait à priori.

Deux jours après cet examen, un spécialiste pratique l’ablation des ' végétations adénoïdes, opération qui permet d'espérer une prompte amélioration de l’état général du petit malade.

Six mois après cette intervention, les parents amènent de nouveau leur garçonnet au médecin. Ils sont, cette fois, désespérés. L'enfant, au lieu de grandir et de se transformer, a continué de s’étioler. Sa pâleur et sa maigreur se sont accentuées, ses troubles digestifs n'ont fait qu'augmenter et le pauvre petit se traîne, chez lui, dans tous les coins en proie à la plus profonde apathie.

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