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Un queslionnaire rapide apprend au médecin qu'à deux reprises l'enfant a eu des poussées de diarrhées très douloureuses accompagnées de glaires, de peaux et de filets sanguinolents. L'entérocolite s'est donc installée, avec loule sa séquelle de troubles alarmants, sur cet organisme débilité.
L'examen du ventre permet au médecin de provoquer une vive douleur au point de Mac Burnay.
Il se trouve donc, cette fois, en présence d’une appendicite chronique d'entéro-eolite franchement déclarée.
L'enfant est opéré quelques jours après.
Trois mois se sont passés perdant lesquels les troubles gastro-intestinaux ont complètement disparu. Le jeune opéré a repris des couleurs, son appélit est devenu normal, ses digestions se font sans lenteur, et c’est, maintenant, un garçonnet robuste et vigoureux.
Voici d’autres observations publiées par Comby, dans lesquelles nous trouverons, comme dans l’observation précédente, la succession des trois étapes adénoïdienne, colique et appendiculaire.
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OBSERVATION I
(ComBy. Bulletin Société Médicale des Hôpitaux, 1900)
Un garçon de Paris est vu par moi le 28 décembre 1905 pour les suites d’une entéro-colite mucomermbraneuse datant de trois mois. Il est pâle, jaune, maigre, sans présenter de douleur au point de Mac Burney.
Le 3 juillet 1906, je revois cet enfant qui a eu, depuis mon premier examen, deux crises graves el très douloureuses d'entéro-colite avec glaires, peau, sang.
L'examen du ventre me permit, à ce moment, de provoquer une douleur vive au point de Mac Burney. Je conclus à une appendicite chronique d’entéro-colite.
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OBSERVATION II
Comsy. Bulletin Société Médicale des Hôpitaux 1906)
Le 5 juillet 1906, je vois une fillette de huit ans et demi, déjà examinée il y a six mois. À cette époque, elle était venue pour une entéro-colite mucomembraneuse assez grave, avec peaux, glaires, etc.
Un spécialiste de la gorge avait découvert des véwétalions adénoïdes qu'il se proposait d'opérer.
On me consultait pour la mauvaise mine, la pâfleur, la constipation, l'élat dyspeptique de cet enfant. À cette époque, je cherchais l’appendicite sans pouvoir la découvrir. HrS
Cette fois je fus plus heureux et pus mettre en relief le point de Mac Burney.
Nous trouvons ici, comme dans le cas précédent, et dans les suivants, les trois étapes de l'infection adénoïdienne, entéro-colique et enfin appendiculaire.
OBSERVATION III
(Comgy. Bulletin Société Médicale des Hôpitaux 1906)
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Le 5 juillet 1906, je revois, après un an d’intervalle, une fillette de dix ans et demi, nourrie au biberon, opérée de végélations adénoïdes à l’âge de 7 ans.
À cinq ans el six ans et demi, poussées d’entéro: colite muco-membraneuse, cure à Châtel-Guyon.
Enfant assez grosse, mais molle, souffrant du ventre, constipée. Elle mange beaucoup et avec gloutonnerie. Il y a un an j'avais mis sur mon ordonnance que l’appendic® n’était pas douloureux.
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Aujourd'hui je constate que la pression au point de Mac Burney réveille une douleur assez vive, et cela à plusieurs reprises, alors que toutes les autres parties du ventre sont indolores.
OBSERVATION IV
(CouBy. Bulletin Société Médicale des Hôpitaux 1906)
Garçon de 11 ans et demi, opéré de végétations adénoïdes ii y a quatre ans ; poussées d'entéro-colite muco-membraneuse depuis cette époque ; récemment, douleurs du ventre pendant trois semaines ; on à parlé d’appendicite. |
Je l’examine le ro juillet 1906. La pression dans la fosse iliaque droite révèle immédiatement un point douloureux, ailleurs le ventre est indolore.
Je refais plusieurs fois l'épreuve, toujours l’enfant accuse une vive sensibilité. Constipation habituelle.
Chez cet enfant comme chez beaucoup d’autres, j'ai donc retrouvé les trois élapes adénoïdienne, entérique et appendiculaire.
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OBSERVATION V (D' Dr Ciara. Paris, 1914)
Marcel G..., vient consulter, en janvier 1910, pour des troubles de l’état général, de l’amaigrissement, des angines à répétition.
Par interrogation on inet en évidence la notion de troubles respiratoires à type adénoïdien et Île toucher pharyngien confirme le diagnostic de végétations adénoïdes. À ce moment, il n’y a aucune manifestation du côté de l'intestin dont les fonctions sont régulières et normales. On décide d’une intervention qui amène l’ablation d’un grand nombre de végétations adénoïdes.
Pendant un an, l’état général se modifiie dans un sens favorable. Mais alors, progressivement et insidieusement, des troubles naissent du côté de l’intestin, troubles caractérisés par des poussées d’entérite. On institue, à différentes reprises, un régime approprié, mais il semble bien, d’après l’évolution, que les atténuations observées dans les troubles intestinaux aient été plus le fait d’une simple coïncidence que la conséquence de la thérapeutique instituée. | |
Et l’état général du petit malade laisse toujours à désirer et, en mars 1914, nous sommes appelés près de lui pour une crise appendiculaire typique.
Après refroidissement de cette crise, le malade
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est opéré et l'intervention permet d'enlever un appendice dans lequel l’examen histologique a révélé des lésions typiques de folliculite.
À la suite de ces observations, nous en rapportons d'autres dans lesquelles, si la succession de l'infection en trois étapes : nosopharyngienne, colique et appendiculaire ne se retrouve pas aussi complète, du moins y trouvera-t-on soit la première et la deuxième, soit la première et la troisième étapes associées.
Le premier groupe sera donc celui des observations où il est question de malades chez lesquels la clinique a montré seulement la réaction inflammatoire naso-pharyngienne et entéro-colique.
Le second groupe sera celui dans lequel nous rap porterons les observations des malades présentant de l’adénoïdite et de l’appendicite.
Premier Groupe
OBSERVATION I
(Guniow, in Thèse Attias, 19017)
VÉGÉTATIONS ADÉNOÏDES. — DÉFORMATIONS THORACI- QUES. — BRONCHITES RÉPÉTÉES. —— TROUBLES DI- GESTIFS.
C. E., né en 1885, est un type d’adénoïdien. Les amygdales sont énormes ; la voûte palatine est déformée ; prognatisme très accentué et thorax en carène avec gouttières sternales. Son pharynx est toujours malade. Bien qu’on lui ait enlevé à l’âge de cinq ans des végétations, il a conservé pendant longtemps des poussées fébriles qui ont fait penser à la tuberculose par leur persistance. De plus, il est extrêmement nerveux. Délire pour la moindre fiè- vre. Les produits septiques fabriqués dans son arrière-gorge rendent l'appétit extrêmement inégal. Les repas un peu copieux s’accompagnent de gastralgie. Son estomac est distendu par les gaz.
L'enfant est d'habitude constipé, mais il présente, à plusieurs reprises, de la diarrhée. On conseille le séjour à la mer, les attouchements à la
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teinture d'iode, le massage de l'abdomen est systématiquement pratiqué, et, finalement, l’ablation des amygdales à l’anse galvanique. Ce n’est qu’à la suite de ce dernier traitement que les lésions coexistantes disparaissent.
OBSERVATION II
(D'° Breton, de Dijon, in Revue des Maladies de l'Enfance, mai 1900)
VOMISSEMENTS INCOERCIBLES LIÉS AUX TUMEURS ADÉ- NOÏDES ET AU CATARRHE CHRONIQUE RHINO-PHA- RYNGÉ.
Un jeune garçon de cinq ans, blond, pâle, de visage amaigri, nous est présenté dans le courant de janvier. Pas d’antécédents. Il est pris subitement, sans cause appréciable, de vomissements alimentaires, et rejette à peu .près tout ce qu'il mange après chaque repas. ù a
On a institué, mais en vain, divers traitements.”
L'anémie et le dépérissement font des progrès du fait de la dénutrition.
Lorsque nous le voyons, les vomissements sont quotidiens. L’estomac et le cœcum sont dilatés, ainsi que le côlon transverse. Les selles sont muco-