MAITRE
Température. — La température qui n'était au début que de 37° pe tarde pas à s'élever entre 39 ou 40, où elle se maintient avec de nombreuses oscillations, descendant parfois le matin jusqu’à 37° en dehors de toute influence médicamenteuse.
Aulopsfe.
Plèvre droite. — Quelques adhérences notamment au niveau des scissures et du diaphragme.
Plèvre gauche. — Grosses adhérences lardacées de la plèvre diaphragmatique, à ce niveau un gros ganglion caséeux a donné lieu à un abcès froid enkysté, inclus dans les travées de pachypleurite.
Médiastin. — Gros ganglions caséeux, agminés, occupant la bifurcalion de la trachée et pénétrant dans le poumon par le hile. Ils s'insinuent en suivant la bifurcalion des grosses bronches à la façon d’un lymphosarcome.
Poumon droit. — Parenchyme pulmonaire intact.
Poumon gauche. — Intact, sauf à la base où il est atelectasié, refoulé par l'abcès froid-diaphragmatique inclus dans la plèvre épaissie.
Péricarde contient 150 à 200 centicubes de liquide hémorragique. Quelques granulations sur le péricarde viscéral.
Périloine. — Lésions de péritonile tuberculeuse : granulations, fausses membranes prédominant au niveau du colon
ascendant, 5 ou 6 litres de liquide louche. -
OBSERVATION IV (D: A. Dumas, / yon médical)
Fienera Kaué, tirailleur sénégalais.
Entré à l'hôpital le 27 juillet pour bronchite chronique.
Examen clinique. — Grosse bronchite bilatérale. Submatité de la base droite, température à type hectique oscillant entre 37 et 39.
Pas de bacilles dans les crachats.
Radioscopie, — Les ? sommets s'éclairent, La région inter-
SE
lobaire droite est marquée par une bande sombre transversale allant du hile à la périphérie. Au-dessous de cette bande sombre, mince bande claire.
Quant à la base du poumon droit, elle est occupée par une pénombre à concavité supérieure. Le diaphragme du même côté n'est pas complètement paralysé. On le voit se mouvoir audessous de cette pénombre.
Mort le 27 août par aggravation des symptômes généraux.
Autopsie pratiquée le 28 août.
Médiastin. — L'intérêt de ce cas réside dans la présence de volumineux ganglions médiastinaux, dont quelques-uns caséeux, mais surtout dans ce fait que les ganglions ont pour ainsi dire envahi le poumon (poumon droit), à la façon de véritables proliféralions cancéreuses étouffant le parenchyme sans le pénétrer.
Plèvre droite. — Grosse pachypleurite fraiche de la base sans liquide. Semis de granulations pleurales sur toute la hauteur.
Plèvre gauche. — Légères adhérences.
Poumon droit. — Semis de fines granulations sous-pleurales, pas de tubercules.
Poumon gauche. — Pas de lésions parenchymateuses.
Péricarde. — 500 grammes de liquide séro-fibrineux, pas d’exsudats péricardiques, pas de granulations.
Rate. — Hypertrophiée. Elle contient une dizaine de lubercules de la grosseur d’une noisette, pas de ganglions mésen-
tériques, pas de lésions intestinales.
OBSERVATION V (Thèse Luquet, Lyon 1920. Communiquée par le D' Roubier)
Siziki, entré à l'hôpital le 15 novembre pour pieds gelés, a présenté, depuis le 2 décembre, une fièvre permanente entre 38 et 39. La courbe thermique découvrant à certains moments
de grandes oscillations. Cependant l’état général est bon. Le
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malade ne maigrit pas tout d’abord, mange et dort bien. Il n'existe aucun symptôme de lésion viscérale. Le 6 Janvier on découvre des signes d’épanchement à Ia base gauche mais plusieurs ponctions restent négatives. Le 15 mars la fièvre à oscillations persisle ; depuis que ques jours, apparition d’un œdème des chevilles et de la face. Les urines sont claires et contiennent ? grammes d’albumine. La toux est fréquente, l’'expectoration purement muqueuse, on note de la submatité et des râles sous-crépitants à la base gauche. Examen du cœur négalif, pas de ganglions apparents. Aphonie presque complète. Le 29 mars persistance des oscillations ttermique. Le malade n’avale plus que difficilement. Décès le 30 mars.
Aulopsie. — Nombreux exsudats fibrineux sur la plèvre gauche. Les ? poumons présentent un œdème assez accentué el sur la surface de section on aperçoit d'assez nombreuses granulations fines translucides assez confluentes au niveau des lobes supérieurs. Rien au cœur, quelques petites granulations miliaires à la surface et dans la profondeur du foie. Rate un peu grosse sans lésions. Le rein droit est volumineux et contient dans la région corticale de nombreuses granulations et un petit tubercule ramolli. Le rein gauche est absent congénitalement, capsules surrénales normales. Dans le médiastin, nombreux ganglions caséeux entourant les bronches et la trachée dont le plus gros atteint le volume d’une noix.
OBSERVATION VI (résumée). Thèse Forestier.
Malade âgé de 14 ans, rien dans les antécédents personnels.
Début brusque de l'affection par de la fatigue, des frissons, des vomissements, de la toux. A son entrée, on a {ous les signes d'un épanchement dans le péricarde.
Aux poumons, pas de matilé ; le poumon droit est le siège de nombreux râles sibilants; quelques râàles sous-crépitants aux bases.
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Foie indemne, température 370,8, 39,2 le soir. Les signes restent slalionnaires pendant 1 mois, mais, malgré cette apparence d'amélioration, l'enfant s'affaiblit notablement. Aux poumons, on observe alors au sommet une diminution du murmure vésiculaire et des râles humides; température audessous de 37°; 5 jours après le malade meurt avec les signes d’asystolie hépatique.
Aulopsie. — Le péricarde préseute l'aspect d'un sablier à gros renflement inférieur formant une masse dure, rénitente, contenant un pus grumeleux. Les ? feuillets péricardiques épaissis et tapissés de nombreuses fausses membranes. On y trouve de nombreux tubercules.
Tous les vaisseaux, la trachée, les bronches sont englobés dans une gangue inflammatoire semée des granulations tuberculeuses. Le poumon droit, très congestionné, présente quelques fines granulations tuberculeuses sur la surface pleurale, au sommet surtout. Un gros tubercule existe au niveau de Ja bifurcation de la bronchce droite. Pleurésie droite, adhérences pleurales un peu partout; le poumon gauche présente quelques signes de tuberculose récente consistant en un semis de fines granulations sur la plèvre.
Foie hyper rophié, surface lisse, il pèse 1300 grammes.
Péricarde et ganglions, 440 grammes.
OBSERVATION VII (Thèse Forestier)
Emilie F..., 18 ans, en traitement du 7 avril. Parents bien portants. Scarlatine, rhumatisme articulaire à 9 ans, bonne santé depuis. II y a 6 semaines, toux, points de côté. Le malade n'interrompt point son travail; depuis 8 jours, douleurs dans les jambes et le ventre, anorexie, constipation, mictions rares et peu abondantes.
État actuel. — Jeune fille pâle, bien constituée, température
mise
370 9, pouls 140, respiration 34, matité cardiaque accrue, triangulaire, à sommet au niveau de l’extrémilé sternale de la 2: côte. Pointe du cœur non perceptible, bruits un peu affaiblis, rate petite, un peu d'ascite, pas de tuméfaction ganglionnaire. Rien de génital; diminution du murmure vésiculaire à gauche et à droite.
Le 9 août, traces d'albumine, ascite, nutrition languissante, pas d’expectoration, pas de bacille de Koch dans les matières fécales ; érysipèle de la cuisse droite entraînant la mort.
Autopsie. — Tuberculose des ganglions trachéo-bronchiques, adhérence avec le péricarde, péricardile adhésive. Pleurésie double, rares granulations dans les poumons dont les sommets sont sains.
Foie et reins congestionaés.
OBSERVATION VIII (Thèse Arnoux, Paris)
Pierre B..., 18 ans, admis à l'Hôtel-Dieu de Pointe-à-Pitre.
Depuis 7 à 8 mois, face œdématiée, veines apparentes au membre supérieur ; toux depuis 12 mois, plus fréquente depuis quelque temps. On constate la présence de quelques ganglions sus-claviculaires. A l’auscultation, expiration prolongée en avant, la voix est retentissante. Au bout de 3 semaines le malade sort sans amélioration, revient 2? mois après Les symptômes ont augmenté. Survient une broncho pneumonie qui entraîne la mort.
Aulopsie. — A l'ouverture du thorax on trouve dans le médiastin une masse irrégulière formée par la réunion des ganglions interbronchiques hypertrophiés ; à la coupe elle présente des noyaux tuberculeux ; petites masses caséeuses et tubercules en voie de ramollissement.
Compression des vaisseaux et des bronches, de la veine cave supérieure et du pneumogastrique. Infiltration tuberculeuse
des poumons ; quelques rares cavernules. Adhérences pleurales.
CEFA PET RUEIL