ÉTUDE CLINIQUE
Constatons d’abord la rapidité de l’évolution et sa terminaison fatale dans tous les cas observés.
Chez les Sénégalais, on verra des nègres conserver pendant longtemps un état apparemment bon, préscnter tout juste une légère élévation thermique vespérale, de l’asthénie, puis tout à coup une généralisation du processus tuberculeux ; c'est à ce moment que le malade rentre à l'hôpital, prend une fièvre à caractère hectique et la maladie ne se prolonge guère au delà de 3 mois conduisant fatalement à la mort avec des signes d'infection progressive.
Dans le cas observé à Ja Croix- Rousse, l'affection est aussi rapide. La malade bien portante ordinairement ne se plaignait que d’un léger essoufflement, d'asthénie, de bouffées de chaleur et cela depuis 6 mois environ. Or, 3 mois après son entréc à l'hôpital, elle succombaït.
Arnoux. — « Même isolée la tuberculose ganglionnaire n’aboutit que rarement à la guérison, poursuivant plus ou moins lentement sa marche. Peu à peu le malade se déprime, ses forces diminuent progressivement et finit par tomber dans le marasme qui aboutit fatalement à la mort.»