‹ Adénopathie tuberculeuse à marche rapide chez l'adulte: Observations anatomo-cliniques ses relations avec la lymphadénie tuberculeuseChapitre 8 sur 11 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

L'aspect du malade, les ganglions, la fièvre, la marche de l'affection sont des signes assez caractéristiques, lorsqu'il s'agit de Sénégalais.

Plus difficile sera le diagnostic quand on aura affaire à un adulte de nos pays.

Dans un premier cas nous avons des signes sthétoscopiques qui en imposent pour une lésion plus marquée que celle qui existe en réalité. Le souffle de compression prend un timbre amphorique et des râles fins d'œdème qui pourront être pris pour des râles gargouillés, simulent une tuberculose avec cavernes. :

Mais la respiration reste normale au-dessus et au-dessous de la lésion. L'expectoration, sans bacilles de Koch, est en contradiction avec les signes observés.

D’autres fois on constate les signes d’une pleurésie interlobaire : la matité suspendue avec souffle dans la région moyenne, la présence dans cette région d'une ombre suspendue à la radiographie ; la courbe thermique à grandes oscillations semblent indiquer une collection suppurée de l'interlobe.

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Dans ce cas on aura recours aux séro-diagnostics et à la cuti-réaction. Enfin quelle peut être la nature des masses ganglionnaires constatées. Maladie de Hodgkin, tumeur du médiastin.

Dans la maladie de Hodgkin l'évolution est plus lente procédant par phases d'amélioration et d'aggravation. Les masses ganglionnaires sont plus volumineuses, les ganglions plus isolés, présentant une structure lardacée et dont la vraie nature est démontrée par une biopsie. Ainsi le diagnostic est 99 fois difficile et il nous à été permis de voir un cas où la nature tuberculeuse presque évidente à l'examen clinique et microscopique montrait à l'examen histologique une maladie de Hodgkin.

Dans les tumeurs du médiastin, les signes de compression des systèmes vasculaires et des nerfs sont plus prononcés que dans nos cas. Ces malades évoluent sans température, présentant une dyspnée continue avec accès de suffocation.

Les complications : péricardite, pleurésie sont, comme ici, le plus souvent hémorragiques.

Le diagnostic avec le cancer du poumon se fera facilement (celui-ci ne se trouvant guère que chez l'homme d’un certain âge). (Thèse de Ballet, Lyon, 1910.) De même, avec une ectasie aortique.

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