‹ Adénopathies tuberculeusesChapitre 21 sur 86 · PoDPON, Bulletin de la Société anatomique, 1883, p · texte numérisé non relu

PoDPON, Bulletin de la Société anatomique, 1883, p

ÉTIOLOGIE.

auteurs font cette juste remarque que leur hypertrophie, fréquente dans la syphilis, ce qui s’explique par la fréquence des lésions tégumentaires de cette région, est rare dans la tuberculose. Disons rare, car elle est possible, nous l’avons observée.

6“ Région mastoïdienne. — Il existe dans cette région deux groupes de ganglions :

Un premier inférieur recouvert par les attaches du sterno-mastoïdien; I

Un second en rapport avec le pavillon de l’oreille et recouvert par une lame fibreuse qui le fixe sur la partie mastoïdienne du temporal.

'V Région'parotidienne. — Les ganglions sont très nombreux et situés dans l’épaisseur même de la glande, profonds par conséquent. Celui qui se trouve au-devant du tragus mérite une mention spéciale à cause de son volume et de la fréquence de son hypertrophie.

8" Région péritrachéo-laryngée profonde. — Gouguenheim et Piquechef ‘ ont enfin décrit sous le nom de ganglion péritrachéo-laryngiens des ganglions lymphatiques profondément situés dans la région cervicale autour des premiers segments des voies aériennes, vers la partie inférieure et postérieure du larynx dans le voisinage immédiat de la trachée, de l’œsophage et du nerf récurrent. Ces ganglions, forment trois amas ou groupes qui peuvent se réunir et former une chaîne commune le long du larynx.

Lorsque le nerf récurrent est comprimé par la dégénérescence tuberculeuse de ces ganglions on observe, soit de la paralysie, soit du spasme de la glotte, plus 1. Académie de médecine, t. XIII.

ou moins longtemps ou même â l’état permanent.

9“ Région 'prélaryngée. — Poirier ' a décrit un ganglion prélaryngé situé au-devant de la membrane crico-thyroïdienne dans le V formé par les muscles, recevant les lymphatiques du larynx. Il n’est pas constant, mais peut-être double une fois sur six. Il est bon d’en connaître la possibilité pour éviter des erreurs de diagnostic.

10“ Région génienne. — Rappelons également les adénites géniennes signalées par Poncet ^ au niveau de la joue dans des ganglions qui n’avaient point échappés anatomiquement à Mascagni. Paul Vigier possède 13 observations d’adénites de ces ganglions, 8 ont trait à des dégénérescences tuberculeuses. De nouvelles recherches de Debierre (de Lille) et de Jaboulay (de Lyon) ont permis de retrouver par la dissection ces ganglions dont la disposition existe dans l’atlas de Mascagni, mais qui avaient été oubliés et que la clinique a remis en évidence. Au nombre de deux ou trois, en avant du masséter, le long de l’artère faciale, ils reposent sur le buçcinateur et sont recouverts par la peau et le tissu cellulaire souscutané. Ils reçoivent les lymphatiques des lèvres, de la muqueuse buccale et peut-être des fosses nasales et despaupières. Leur connaissance évitera des erreurs de diagnostic avec les lipomes, les kystes sébacés, les gommes.

. Vigier dans sa thèse reconnaît dans la joue deux groupes de ganglions :

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