‹ Adénopathies tuberculeusesChapitre 23 sur 86 · Leçon clinique citée par Sanchez Toledo · texte numérisé non relu

Leçon clinique citée par Sanchez Toledo

2. Felizet, Bulletin de la Société de chirurgie, 1893, pp. tS, 23, 24.

1“ Le groupe des ganglions obliques, dont la direo- ' tion générale est parallèle à l’arcade de Fallope.

Ce groupe comprend :

A. Un système de ganglions internes ; ils recouvrent

les lymphatiques qui viennent, après avoir contourné J la partie interne de la cuisse, de l’anus, des régions I juxta-anales et du pli périnéo-fémoral. |

B. Le système des ganglions moyens répond à des 1 lésions de la verge, du scrotum, de la vulve (balanite ' ulcéreuse, ulcérations tuberculeuses des bourses, de la vulve).

C. Le système des ganglions externes répond à des lésions des deux tiers externes de la fesse, du flanc et des lombes.

2“ Le groupe des ganglions verticaux est consacré . aux lymphatiques des membres inférieurs, mais il faut, comme le fait remarquer Felizet, distinguer:

A. Le groupe vertical inférieur, qui répond à des lésions inflammatoires ou tuberculeuses des orteilsi de la plante du pied et de la face interne de la jambe.

B. Le groupe vertical inférieur, qui répond à des lé- | sions des téguments de la région rotulienne, de la face interne et externe de la cuisse et du jarret.

Tous ces ganglions sont relativement superficiels, situés entre le fascia superficialis et le fascia cubriformis, contractant, à cause de cette disposition, des rapports moins intimes avec les vaisseaux qu’à la région axillaire. Les ganglions profonds, en communication très large avec les superficiels, en sont séparés par l’aponévrose ; leurs efférents se rendent dans les ganglions hypogastriques.

Ils sont bien moins nombreux que les superficiels

ÉTIOLOGIE.

(3 OU 4). Ils occupent l’angle interne du canal crural; le plus élevé est situe' dans l’anneauPrural, entre cette veine et la base du ligament de Gimbernat.

Ce sont ces ganglions profonds qui sont souvent hypertrophiés consécutivement à la coxalgie; on les sent pris constamment au niveau ou un peu au-dessus de l’arcade de Fallope, de chaque côté des vaisseaux iliaques. Ils ne sont généralement pas volumineux, mais assez faciles néanmoins à percevoir, et M. Lannelongue en fait un des signes importants de la coxalgie au début. Plus tard, les ganglions iliaques peuvent être envahis consécutivement. De même, surtout quand il y a fistule ou irritation cutanée par les vésicatoires ou les topiques, les ganglions superficiels du triangle de Scarpa peuvent exister..

Toujours d’après Lannelongue, les abcès qui accompagnent la coxalgie peuvent être d’origine ganglionnaire ; ils sont d’abord inclus dans la capsule ganglionnaire, mais au bout d’un temps quelconque ils progressent vers lapériphérie du ganglion et deviennent extra-ganglionnaires. Les ganglions iliaques infectés peuvent à leur tour inoculer le péritoine; une figure de l’ouvrage de Lannelongue représente cette inoculation de proche en proche. Sous l’influence de l’infection mixte, les abcès ganglionnaires peuvent revêtir des allures subaiguës phlegmoneuses qui ne doivent pas en imposer.

IV. Région poplitée. — Ces ganglions profondément situés en dehors de la veine poplitée reposent sur le muscle de ce nom; ils sont au nombre de 3 ou 4.

Mais, d’après Sappey, il existe de petits ganglions

superficiels sous-aponévrotiques à l’embouchure de la petite saphène.

La dégénérescence tuberculeuse des ganglions poplités répond à des lésions de l’orteil, du bord externe du pied, du tendon d’Achille et enfin de la ■ gouttière qui sépare ce tendon de la malléole externe.

Ces notions sont intéressantes et méritent de nou- , velles observations. Les altérations tuberculeuses des | ganglions profonds sont en effet d’un diagnostic très difficile, et pourraient faire croire à un kyste poplité par exemple; la concomitance ou le commémoratif d’une lésion des régions précitées pourrait mettre sur la voie du diaguostic vrai en dehors de la lenteur du développement des kystes et de leur siège moins médian.

V. Région iliaque. — M. Després, dans l’article « Iliaque » du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique, s’exprime en ces termes :

Pour ce qui est des adénites strumeuses, quoiqu’elles soient possibles, on n’en possède pas d’observations bien précises. On a ti’ouvé dans les fosses iliaques des ganglions sur des sujets morts de scrofule ou d’adénie.

- Depuis cette époque, un certain nombre de travaux et d’observatious ont paru à ce sujet, et comme ces adénopathies, quoique intra-abdominales, sont accessibles à nos moyens chirurgicaux, nous ne pouvons les passer sous silence.

Parmi ces travaux, signalons la thèse de Castex*, qui nous sert de guide.

Page 1