Castex, Thèse de Paris
ÉTIOLOGIE.
Il importe tout d’abord d’établir à grands traits la disposition anatomique de ces ganglions.
Les ganglions iliaques externes, dit le professeur Sappey*, ordinairement au nombre de trois, sont situés immédiatement au-dessus de l’arcade crurale; le plus volumineux repose sur les vaisseaux sanguins au niveau de l’anneau crural qu’il tend à oblitérer (d’autres auteurs attribuent ce même ganglion à la région inguinale); le second est placé en dehors de l’artère et le troisième en dedans de la veine. Quelquefois les deux premiers se continuent par leur extrémité et forment une ceinture qui embrasse la partie antérieure des troncs artériels et veineux. Il n’est pas très rare de trouver près de l’origine du tronc artériel, sur son côté externe, un quatrième et même un cinquième ganglion, dont le volume est variable, mais en général plus petit que les précédents. Les lymphatiques qui viennent se terminer dans ces ganglions sont : les vaisseaux efférents de glandes inguinales, les vaisseaux épigastriques et les vaisseaux circonflexes iliaques.
C’est donc par l’intermédiaire des ganglions inguinaux, aces ganglions iliaques externes, qu’aboutissent les lymphatiques qui reviennent des membres et des organes génitaux. De plus, ils reçoivent une partie de ceux qu’on rencontre dans les parois abdominales et pelviennes.
Les lymphatiques efférents qui font communiquer les ganglions iliaques et inguinaux sont si nombreux que, d’après l’évaluation de M. Sappey, leur réunion forme un canal plus large que celui de la veine fémorale.
L’hypertrophie de ces ganglions peut être due à